13 mai 2006

Interview Plus FM


Mercredi 10 mai, j'étais l'invitée du journal de 8h00 de Plus FM. L'interview est désormais en ligne sur le site de la Fédération du PS du Loir-et-Cher... l'occasion aussi de visiter un site qui s'étoffe et mérite le détour.

12 mai 2006

Appel pour une télévision au service de la démocratie

Voici le texte d'un appel que j'ai signé le 2 mai dernier. Sur ce blog, je dénonce régulièrement les failles d'un système qui repose sur le tout médiatique télévisé, sans que celui ci n'ait de cahier des charges précis, sans que celui-ci, même issu du service public, ne rende service à l'équité, la justesse de l'information et la démarche citoyenne nécessaire. De cet outil de communication aujourd'hui incontournable, il y a urgence à prendre conscience de la nécessité de le transformer et d'y redonner une utilité publique. En ce sens, voici un appel que j'ai signé: il rassemble de très nombreux députés issus de tous les rangs et d'horizons divers.

Voici le texte de l'appel:

"Etre téléspectateur et citoyen est devenu incompatible. Ces dernières années, malgré les problèmes considérables que le pays doit affronter et régler, les émissions de télévision consacrées à la vie de notre démocratie et à l’action publique et aux décisions politiques que la Nation doit assumer, ont connu une évolution dangereuse.
La disparition ou la relégation sur des cases horaires ou sur des chaînes confidentielles des émissions destinées à éclairer les citoyens dans leur choix, à les aider à participer aux grandes décisions nationales et européennes, émissions pourtant nécessaires à la vie démocratique de notre pays, a conduit peu à peu la plupart des élus ou responsables politiques de ce pays à accepter de participer à des émissions de « divertissement » diffusées à des heures de grande écoute ou touchant un public plus vaste, où, il faut bien le dire, les vraies questions touchant à l’état du Monde, de l’Europe et de la France ne sont jamais abordées. L’acceptation de ce phénomène par toutes les parties concernées a conduit à l’établissement d’une situation qui n’est plus acceptable, pour ne pas dire dangereuse pour la démocratie.
Le résultat est en effet accablant : ne subsistent désormais que des morceaux d’émissions politiques reléguées en fin de journal de 20 heures, entre publicité et météo, de très rares émissions spéciales à grand spectacle en période électorale, des rendez-vous plus ou moins réguliers débutant peu avant minuit sur le service public, et quelques émissions récurrentes sur des chaînes à vocation culturelle à l’auditoire malheureusement restreint. La récente suppression d’émissions régionales d’actualité sur une antenne dont c’est pourtant la vocation, est la dernière preuve du désintérêt des télévisions pour le débat public. Une majorité de citoyens français est ainsi privée de son droit d’accès légitime à une information politique de qualité.
A l’heure où notre pays connaît une crise de confiance sans précédent avec son système politique, nul ne peut se satisfaire de cette situation dégradante.
Il est urgent de remédier à une situation qui ne respecte pas les citoyens français, leurs élus et responsables politiques et qui n’honore pas les chaînes de télévision elles-mêmes. Nous demandons le retour aux heures de grande écoute sur les chaînes du service public comme celles relevant du secteur privé d’émissions politiques appropriées à la démocratie politique : émissions de débats contradictoires et approfondis ; émissions respectueuses de ceux qui s’y expriment et de ceux qui les regardent ; émissions représentatives de tous les courants d’opinions de la Nation. Des émissions qui soient dignes, enfin, des téléspectateurs et citoyens de ce pays.
Nous saisissons le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel afin qu’il rappelle toutes les chaînes à leurs obligations de service public et nous lui demandons que soient appliquées en ce sens les dispositions contenues dans les cahiers des charges et conventions des chaînes hertziennes publiques et privées.
Les citoyens ont besoin de politique, la télévision le leur doit. Les élections de l’année prochaine et l’avenir du pays qui en découle ne peuvent plus échapper aux citoyens soucieux d’être éclairés dans leur choix. »

Le 10 mai 2006, les premiers députés et sénateurs* signataires sont :
Jean-Marie AUBRON (PS), Jean-Paul BACQUET (PS), Gérard BAPT (PS),
Jacques BASCOU (PS), Patrick BLOCHE (PS), Jean-Paul CHANTEGUET (PS), Michel FRANCAIX (PS), Nathalie GAUTIER (PS), Alain GOURIOU (PS), Georges HAGE (PCF), Serge JANQUIN (PS), Jean-Christophe LAGARDE (UDF), Jean LAUNAY (PS), Thierry LAZARO (UMP), Gilbert LE BRIS (PS), Jean-Yves LE DEAUT (PS), Marylise LEBRANCHU (PS), Michel LEFAIT (PS), Jean-Claude LEROY (PS), Martine LIGNIERES-CASSOU (PS), Lionel LUCA (UMP), Philippe MARTIN (PS), Arnaud MONTEBOURG (PS), Jacques MYARD (UMP), Christian PAUL (PS), Gérard ROUJAS* (PS), Pascal TERRASSE (PS).


Pour signer également cet appel ou voir la liste des centaines de signataires, cliquez ici.

11 mai 2006

1ère réunion intercantonale

Première réunion mardi soir à Montoire en présence d'une 20aine de personnes pour un résultat satisfaisant: une réunion d'information, d'écoute et de débat citoyen au service de l'explication du rôle du Conseil Régional. Dans la salle, de nombreux élus avaient également fait le déplacement.

Prochain rendez-vous: Mer-Marchenoir le mercredi 17 mai, salle de la Breche à Mer.

08 mai 2006

Cérémonie du souvenir sous les applaudissements

De mémoire de vendômois, c'était du jamais vu. Aujourd'hui, en marge de la cérémonie traditionnelle en souvenir du 61e anniversaire de l'armistice du 8 mai 1945, notre cortège fut enrichi de nombreux enfants, accompagnés de leurs enseignants mais aussi entraînés par leurs parents.

De leur présence, notre cortège puis le déroulement de la cérémonie a pris une dimension toute particulière, les enfants ont souhaité nous accompagner lors du dépôts de gerbes. Entre recueillement et applaudissements spontanés et modérés, c'est l'enfance qui a exprimé sa présence à nos côtés en cet instant de recueillement si solennel. Grâce à leur présence, nous avons senti que les écoles jouaient un rôle formidable dans la transmission de l'information, de notre histoire et de nos valeurs. Ces mêmes enfants avaient quelques jours auparavant participé au Challenge Paix et Liberté, une manière pour les sensibiliser sur une période sombre de notre histoire où tant d'horreurs ont été commises.
Au moment de nos allocutions, ces enfants se sont eclipsés petit à petit, devant nos propos sûrement trop bavards pour eux. Mais peu importe, pour moi, l'essentiel était ailleurs: l'impression d'une transmission, d'un relais que l'on construit tous comme un pont entre chaque génération d'un souvenir qui ne doit pas disparaitre. Celui d'un conflit planétaire où 50millions de personnes pour la plupart civiles furent les victimes des bombardements et de l'extermination. Celui de la déportation où au nom d'une idéologie empreinte de barbarie et d'ignominie des millions de personnes furent tuées parce qu'un régime les considéraient comme "différentes". Celui aussi d'un régime français qui a collaboré avec zèle à cette déportation. Celui aussi de toutes celles et tous ceux qui se sont opposés, résistant, ou protégeant les juifs de la déportation au péril de leur vie.
Ce lien aujourd'hui entre nous tous avait un sens fort, différent, les enfants ont mené avec brio cette cérémonie. Ils étaient eux aussi nos héros du jour...

Agenda de la semaine du 8 au 14 mai (semaine 19)

Une nouvelle rubrique sur ce blog.
  • lundi 8 mai: 10h50: cérémonie du souvenir du 8 mai 1945
  • mardi 9 mai: 18h00: réunion d'information sur l'action régionale pour les cantons de Savigny-sur-Braye et Montoire au Foyer Marescot
  • mercredi 10 mai: 8h00: Invitée de Plus FM ** 20h00: soirée du projet à la Fédération départementale du PS
  • vendredi 12 mai: séminaire des élus régionaux socialistes toute la journée
  • samedi 13 mai: 11h30: Inauguration de la rue St Denis à Montoire-sur-le-Loir ** 18h00: présentation d'une exposition Aux Arts Lycéens par le lycée Ronsard aux Greniers de l'Abbaye

07 mai 2006

Les routes du Loir-et-Cher: à titre d'information pour les contribuables

Les déviations du côté du vendômois sont des sujets qui préoccupent nos concitoyens.
Ceux de l'avenue Gérard Yvon à Vendôme, ceux des Roches L'Eveque ne cessent depuis de nombreuses années d'agir et de se mobiliser pour que des déviations soient enfin construites, et mettent ainsi fin aux nuisances sonores et autres dangers au quotidien en raison des vitesses fréquemment élevées des véhicules.

Les dossiers, enfin, avancent. L'aboutissement est encore long, le temps que les travaux soient entrepris et respectent les délais annoncés aux populations.

Sur ces dossiers, la NR publiait récemment (le 24 avril) un article sur les 1ers coups de pioches aux Roches L'Eveque, en présence des élus et des représentants de l'Etat.
Depuis, des panneaux de grande envergure s'amoncèlent le long de la route, mais même en respectant scrupuleusement les limitations de vitesse, il est bien difficile de lire le financement complet de telles opérations routières.

Le Conseil Régional du Centre apporte son soutien, sur le dossier des Roches L'Eveque comme sur d'autres projets routiers:
- 1,8 M d’€ pour un coût total de 6Md’€ de dépense subventionnable pour les Roches L'Eveque
- 3,2 M d’€ pour un coût total de 6,4M d’€ de dépense subventionnable pour la déviation de Vendôme
- Création liaison RD 205 - RD 15 (sortie de l'A 10 à Mer): 780000 € sur 2,600 € de dépense subventionnable
Contres, Cellettes, La Chapelle Vendômoise, Mur de Sologne retiennent également le soutien financier du Conseil régional.

L'implication de la Région aux côtés des attentes et des besoins des populations, en terme également d'aménagement du territoire, est présente sur les projets routiers de notre département.
Et même si le Conseil Général est le maître d'ouvrage, - mais ce sont ses compétences propres -, il convient d'expliquer aussi sur ces grands panneaux promotionnels destinés à informer autant qu'à promouvoir, le partenariat conclu, le montage financier et l'utilisation des deniers publics qui proviennent des impôts. Y compris ceux émanant de la Région Centre.

05 mai 2006

Débat sur l'immigration et dérapage verbal

Un sujet essentiel est actuellement en débat à l'Assemblée Nationale. Déjà initié il y a quelques mois et conclu par le vote d'une première loi, cette nouvelle discussion montre sûrement l'opportunisme d'une droite en mal de crédibilité. Lasse des affaires et suspicions au sommet de l'Etat avec l'affaire Clearstream, lasse des échecs -pour elle- de ses mesures qu'elle a souhaité faire adopter aux forceps, tel le CPE, l'UMP remet sur le devant de la scène la question du contrôle de l'immigration, tentant ainsi d'élargir son audience ou de faire diversion.

Pour autant, il ne s'agit pas pour la gauche de se contenter de critiquer le calendrier, ou bien seule l'initiative. S'opposer sans proposer d'alternative ne serait pas compréhensible par nos concitoyens, pour qui, cette question qui n'est pas fondamentale dans leur quotidien, n'est pas pour autant à rayer de notre projet et de nos propositions.

Notre pays souffre d'un recul de l'ascenseur social. En mal d'espérance en l'avenir, nos concitoyens subissent la perte de leur pouvoir d'achat, un chômage en hausse et des contrats toujours plus précaires. Les bas salaires sont la règle, pourtant le SMIC est à l'évidence bien trop faible pour vivre décemment dans une société du tout équipement. Evidemment, dans ce contexte, il est aisé, fréquent souvent, de trouver la faute sur les autres, peut-être plus particulièrement ceux venus de l'étranger. La gauche ne doit pas ignorer cette situation, ces craintes qui ne doivent pas être associées automatiquement à du rejet de l'autre car il s'agit, souvent, surtout de désespérance et d'inquiétude et de rendre l'autre responsable de ce qui ne va pas.

Les socialistes vont bientôt porter leur projet aux français. Retrouver le chemin de l'espérance, répondre aux vrais enjeux d'une société qui se déchire en lui apportant les cadres nécessaires qui constituent un socle sécurisé de droits pour chacun, voilà les enjeux: l'emploi, l'éducation, la famille, la sécurité, le logement sont des droits qui constituent ce socle.

Les débats actuels sur ce nouveau projet de loi sur l'immigration sont à décrypter non pas sur le fait que la gauche s'oppose, parce que ce serait son rôle, mais parce que le projet et son inspiration sont particulièrement graves et inadaptés. Graves car il s'agit de "trier" les bons ou les mauvais étrangers qui viendraient sur notre sol, mais dès lors, sur quelles bases? sur quelles formes? sur quelles conditions? Il s'agit aussi de suspecter les rapprochements familiaux qui sont pourtant en baisse, comme les mariages mixtes, de fait. Comment peut on imaginer le bien-être d'une personne, d'un enfant, coupé de sa famille parce que suspecté d'être étranger? Comment oser interdire le mariage alors qu'il s'agit de la liberté de chacun de choisir sa vie, tel inscrit dans la déclaration des droits de l'homme?

La réalité de ce projet trouve avec inquiétude ses sources dans ce qu'il y a de plus obscur, la mise à l'index de l'étranger. Des dérapages verbals se sont même produits lors des débats à l'Assemblée Nationale, avec des références honteuses dans la bouche du député UMP Claude Goasguen faisant référence aux étoiles jaunes. Sur ces propos comme sur ce projet, la gauche sera mobilisée dans l'hémicycle national parce qu'elle est attachée aux valeurs d'humanisme et à toute contestation de notre héritage: l
a France s'est construite par et avec l'immigration. Petite-fille d'immigrés espagnols arrivés en France à la fin de la guerre d'Espagne, - mes grands-parents paternels étaient des réfugiés politiques ayant fui le régime fasciste de Franco-, je suis profondèment inquiète et révulsée de cette manipulation purement politisée du rejet de l'autre que des centaines d'organisations et associations de toutes obédiences contestent par ailleurs, ce qui est une première (voir le site contre l'immigration jetable).

Réussir l'intégration, c'est aussi valoriser l'acquisition de la nationalité française. Des solutions sont aussi à apporter sur la question de l'immigration qui doit être régulée. Mais il est bien plus essentiel de parler d'intégration et de tout mettre en oeuvre pour que celle-ci soit adaptée et encouragée: intégration scolaire, apprentissage de notre langue et accompagnement des familles sont les axes incontournables d'une intégration vraiment réussie.

03 mai 2006

Sur le chemin des présidentielles...

Une route longue, semée d'embûches sans aucun doute, et de boulets sûrement, voilà ce qui se présente à l'ensemble des candidats déclarés (ou à venir) au PS.
Le climat politique et social est tendu: la victoire sur le CPE n'est qu'un pas dans tout ce qui reste encore à obtenir de conquêtes sur les mesures adoptées par la droite depuis 2002: CNE, assurance chômage, assurance maladie, retraites... L'affaire Clearstream et l'attitude jusque boutiste du trio De Villepin-Chirac-Sarkozy montre à quel point notre régime politique est malade et sclérosé.

Le PS lui est en plein dans ses états généraux, le travail sur le projet s'active, les militants se mobilisent.

Les candidats eux s'organisent, affutent leurs argumentaires... et celui ou celle qui sera désigné devra nous mener à cette victoire que nous attendons tous.

Pendant ce temps, une initiative calamiteuse vient troubler cette pré-campagne, que pourtant seuls les militants trancheront. Calamiteuse car n'y a t'il rien d'autre à faire ou à porter pour faire avancer le débat et celui notamment sur la cause féministe?143 dites "rebelles" membres du PS, se mobilisent (dans les médias... quoique on ne voit que 3 d'entre elles) pour contrer la candidature de la seule femme déclarée à ce jour à la présidentielle, Ségolène Royal... tout en se référant à l'appel des 343 femmes qui avaient dévoilé leurs recours à l'avortement.
Comparaison décalée, dérangeante à laquelle Yvette Roudy apporte son témoignage. Je lui accorde la place que sa réponse mérite.

Lettre ouverte d'Yvette Roudy, ancienne ministre des droits des femmes,

A CELLES QUI SE DISENT REBELLES,

Michèle Sabban, Anne Hidalgo, Annick Lepetit,

Chères Amies,

Lorsque en 1971 les « 343 » ont déclaré s’être fait avorter c’était pour défendre les droits des femmes à mettre fin à une grossesse non désirée dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité. Cet acte – aujourd’hui autorisé – était alors considéré comme un crime, ce qui n’empêchait pas, que chaque année un million de femmes prennent le risque énorme de mettre fin clandestinement à une grossesse.

En déclarant publiquement qu’elles s’étaient fait avorter, les 343 prenaient le risque de choquer, se mettaient dans l’illégalité, s’exposaient à des poursuites.Votre démarche à vous, consiste pour l’essentiel, à faire obstacle à la candidature légitime d’une femme de Gauche féministe à l’élection présidentielle. A saboter ce qui pourrait être une première dans notre histoire.Chercher à rapprocher ces situations est non seulement présomptueux, indécent, mais c’est aussi insultant à l’égard des 343, qui elles ont pris des risques réels pour une vraie grande cause.
Yvette Roudy, une des 343.

PS : Si vous voulez être utiles à la parité les chantiers ne manquent pas. La France a du retard.

02 mai 2006

La rentrée au lycée agricole de Vendôme: des fissures dans le mur, nous devions réagir...

Lorsqu'on est élu, il est évidemment plus facile d'être là au moment des inaugurations ou des premiers coups de pioches sous l'oeil des médias... Nous étions, aux côtés de François Bonneau, vice-Président de la Région Centre au lycée agricole de Vendôme pour inaugurer les nouveaux laboratoires utiles au nouveau BTS Anabiotec et le gymnase ainsi que sa piste extérieure il y a quelques semaines seulement. Mais ce jour là, nous avions vu également les fissures dans un autre bâtiment.

Depuis, évidemment, nous ne pouvions laisser les choses ainsi sans se soucier de l'origine de ces fissures. Pour mener à bien cette étude en profondeur, nous devions s'assurer de la consolidation du bâtiment, une entreprise est donc intervenue pendant les vacances sur le site afin de poser dans tout le bâtiment des piliers de renfort.

Mais agir sans expliquer, consolider sans rassurer en toute transparence n'est pas notre manière d'agir. Vendredi dernier, nous sommes allés constater sur place l'ampleur du chantier et avons tenu à expliquer à la presse, à la population locale ce qui se passait du côté du lycée. Quant aux familles, elles ont été informées avant la rentrée du problème.

Transparence, tel est notre choix. La NR en a fait un article ce jour.
L'étude devrait aboutir en juin pour connaître l'origine des fissures. Dans la transparence également, ses conclusions seront rendues publiques.

30 avril 2006

Une journée passée totalement inaperçue

Le 30 avril est une journée, qui comme chaque année, est consacrée aux déportés. Dans nos villes et villages, les drapeaux se dressent, des cérémonies s'organisent, les habitués s'y retrouvent.

Pourtant, personne n'en parle... il suffisait de suivre le jour même les journaux télévisés: préparation de la cueillette du muguet, préparation des manifestations dont le seul intérêt était de dire que les syndicats allaient être en ordre dispersé, de l'appel au rassemblement national de l'extrême-droite qui pourtant ne rassemble qu'une poignée de fidèles... un traitement médiatique en total décalage avec l'information du jour. Ce n'est malheureusement pas rare.

Pourtant, consacrer notre souvenir, notre réflexion à cette période atroce de notre histoire pour que plus jamais elle ne se renouvelle, proclamer notre attachement aux valeurs d'humanisme, à notre république et son idéal de liberté, d'égalité et de fraternité auraient bien valu quelques minutes d'intérêt lorsque la haine de l'autre n'a jamais été aussi forte.

C'était il y a seulement 61 ans que le monde découvrait les camps de concentration et avec l’une des plus terribles tragédies de l’histoire de l’humanité et avec son lot d'images et de témoignages insoutenables car de cette barbarie orchestrée sous forme de répression, oppression et extermination, ce sont des victimes qui de toutes parts ont été privées de leur liberté, leur dignité,…de leur vie tout simplement : ils furent déportés parce que juifs, opposants politiques, tziganes, homosexuels, francs-maçons...

Plus que jamais, ce type de journée a une utilité; elle sert de tribune pour la défense de l’humanisme pour faire reculer l’intolérance, qui poussée au plus extrême, a pu et peut engendrer l’extermination de son prochain.
L’intolérance ne date pas d’hier : aujourd’hui dans notre pays elle est plus que jamais présente dans notre société multi ethnique où les différences se refusent, voir s’affrontent. Et l’amour de notre pays proclamé à coup de "petites phrases" ne doit en rien entraîner le discours d’exclusion de l’autre, considéré d’être « coupable de vivre sur notre sol ».

De l’intolérance à l’exclusion, il n’y a qu’un pas. Rien ne justifie qu'on s'en serve même pour des finalités électoralistes.

21 avril 2006

Deux ans après les élections régionales: réunions publiques de bilan de mandat


En 2004, les électeurs étaient appelés aux urnes pour les élections régionales. La liste emmenée par Michel SAPIN, liste d'union de la gauche, PS, PRG, PC, Verts, MRC, l'emportait à plus de 49 %.


Nous avons été élus sur le programme des 9 mesures-phares suivantes:

- 1000 emplois par an dans les associations
- un plan de formation de 10 000 personnels médicaux et sociaux
- des aides aux entreprises soumises à des conditions sociales et environnementales
- un séjour linguistique et pédagogique gratuit pour les lycéens
- un ordinateur à disposition pour les étudiants
- un pôle d’excellence en matière d’efficacité énergétique
- des formules d’accès gratuits au TER pour les jeunes et les chômeurs
- un fonds pour participer à l’amélioration des services publics
- plus de moyens pour l’aide au développement et la coopération décentralisée

24 mois après, quelles sont les premières réalisations dans notre région, et en particulier dans le vendômois?

Je vous propose que nous en parlions ensemble lors de soirées de compte-rendu de mandat inter-cantonales, dont voici la première série (une prochaine sera programmée en juin):
  • mardi 9 mai, à 18h00, au Foyer Marescot à Montoire-sur-le-Loir pour les cantons de Montoire et Savigny-sur-Braye
  • mercredi 17 mai, à 20h00, Salle de la Brèche à Mer, pour les cantons de Mer et Marchenoir
  • jeudi 18 mai, à 20h15, à la salle des fêtes de Morée, pour les cantons de Morée et Selommes
  • vendredi 19 mai, à 18h30, au Minotaure à Vendôme

11 avril 2006

La Lettre d'information n° 2 est en ligne

Au sommaire:

  • l'action de la Région en Vendômois: l'éducation et les aides aux communes
  • Mer est le canton à la loupe
  • le soutien à la filière avicole en crise depuis la grippe aviaire
  • la Région Centre mobilisée contre le CPE et l'emploi précaire

A lire en cliquant sur les images:





10 avril 2006

L'absurdité économique du CPE par la presse libérale européenne

Avec Valérie RABAULT et Karine BERGER

La retranscription, par la presse française, d’articles publiés dans les journaux européens a souvent été caricaturale : « Paris brûle », « les Français sont incapables de réformer » (au motif qu’ils refusent le CPE !), « les Français ne comprennent pas que le monde a changé ». Mais à y regarder de plus près, on constate que le CPE n’a pas recueilli le soutien de la presse européenne - et en particulier de la presse économique – comme certains ont été tentés de nous le faire croire.

« Don’t go to Paris » titrait le tabloïd britannique The Sun, comparant l’insécurité de la capitale française à celle de Bagdad ! La presse française, tant écrite qu’audio-visuelle, a plus qu’abondamment relayé cet appel populiste pourtant très habituel chez le quotidien qui s’est fait une spécialité de croquer du « froggy ». A lire et écouter nos médias, cette « une » serait l’image exacte des inquiétudes et de l’incompréhension exprimées par les quotidiens étrangers vis-à-vis du mouvement social anti-cpe France.

Si notre pays est pointé du doigt par la presse étrangère, notamment depuis la crise des banlieues de novembre dernier, les critiques portent avant tout sur ses blocages politiques. Mais ne citer que ces échos, c’est faire l’impasse sur les nombreuses analyses économiques qui ont été publiées ces derniers jours dans la presse étrangère… et qui concluent pour beaucoup à l’absurdité du CPE, révélant au passage que les tentatives libérales de certains responsables de la droite française témoignent - à l’étranger -de leur incompréhension toujours notoire de la véritable fonction du libéralisme économique.

Tout d’abord, le Financial times, qui règne en maître sur la bien-pensée libérale de la City de Londres : le quotidien britannique dénonce par la voix d’un de ses éditorialistes vedettes, Wolfgang Munchau (FT du 26 mars 2006) l’absurdité économique du CPE. L’auteur indique ne pas connaître de justification académique à vouloir supprimer la sécurité du contrat de travail pour les jeunes, tout en la maintenant pour les autres. L’éditorialiste va même jusqu’à conclure « I would suspect that most labour market economists would be on the side of the students in this conflict » (« je soupçonne que, dans ce conflit, la plupart des économistes travaillant sur le marché du travail seraient du côté des étudiants »).

Encore mieux, The Economist : l’hebdomadaire libéral britannique auquel nul ne s’aventurerait à prêter des tentations de gauche et qui plaide depuis des années en faveur d’une flexibilisation du marché du travail en France, reconnaît, dans son édition du 16 mars, qu’il y a des objections au CPE et s’interroge : en quoi segmenter la société stimulerait-il la création d’emplois ?

Dans la Repubblica de janvier, puis fin mars dans un article publié sur le site lavoce.info, deux économistes italiens, Tito Boeri et Pietro Garibaldi s’inquiètent de l’évolution, tant en France qu’en Italie, du débat sur la réforme du marché du travail : « Il Cpe, (contratto di primo impiego) in particolare, è la quint’essenza della riforma marginale” dénoncent-ils. Ils rappellent qu’en France comme en Italie 50% des embauches de jeunes se font déjà sous la forme de contrats « flexibles » et qu’actuellement il n’y a aucune perspective à long terme après l’expiration d’un contrat temporaire. Ils craignent dès lors que le CPE ne conduise, après 2 ans, à la case chômage, faute de garantie de conversion en CDI.

Enfin, l’éditorialiste du quotidien berlinois Tagesspiegel publiait une tribune le 21 mars dernier titrée « l’Europe trahit sa jeunesse » dans laquelle il dénonçait l’injustice consistant à faire supporter aux seuls jeunes « les nécessaires corrections du système social ». « Sie wollen aber nicht auch noch Privilegien finanzieren, in deren Genuss sie selbst kaum mehr kommen werden» («ils ne veulent plus continuer à financer des privilèges dont ils bénificieront probablement à peine»).

Au total, le CPE nous a semblé susciter peu de soutien et de justification économiques de la part de la presse étrangère, même la plus libérale. Certes, la plupart des éditorialistes expliquent que face à l’ampleur du chômage en France, des réformes d’envergure seraient nécessaires, mais ils ne semblent pas voir dans le CPE le deus ex machina qui résoudrait le chômage des jeunes. Pour ces éditorialistes européens, il y aurait des difficultés à réformer en France, mais la presse française a oublié de rapporter qu’ils lient systématiquement ces difficultés à un manque de négociation, à un système qui fait que les réformes viennent du haut, et que dans le cas du CPE, elles n’ont pas même fait l’objet d’un débat parlementaire à la hauteur des enjeux posés. Bref, ils donnent une leçon de démocratie à notre République usée… et une leçon d’économie à ceux qui n’ont juré que par le CPE.

Article publié également sur le blog Rénover, maintenant et Sortir de l'impasse et prochainement dans La Lettre n°5 de Rénover, maintenant.

Photo publiée sur le site CBS News: source de l'image

09 avril 2006

De la crise aviaire à la crise de la filière avicole

Une crise en chasse une autre, le CPE a banni de nos médias l'information qui alors s'étalait: la crise aviaire débarquait en France, les élevages étaient touchés comme toute une série de bestioles sauvages à plumes.

Depuis, il est bien difficile de trouver des informations sur la progression ou non de cette nouvelle infection; seules des informations "rassurantes" émanant du ministère de l'agriculture témoignent de la capacité de l'Etat à avoir su enrayer ce fléau tout en accompagnant financièrement les éleveurs privés de consommateurs et de revenus.

Décalage entre une information dite "officielle" et une réalité du "terrain", illustrée par un courrier que je viens de recevoir de producteurs et d'abattoirs locaux, touchés par la crise et la perte financière énorme, les aides de l'Etat s'avérant insuffisantes.

Décalage entre des déclarations en forme de promesse et d'apaisement, mais l'inefficacité au bout de la chaîne.

Dans la région Centre, la filière avicole représente une quarantaine d'entreprises, 6000 actifs dont 1000 éleveurs. Dans le pays vendômois, ce sont près de 600 emplois qui se retrouvent menacés parce que la mission de l'Etat et ses engagements ne sont pas à la hauteur. La crise aviaire et son déballage médiatique ont effectivement provoqué une psychose entrainant des comportements irrationnels amenant de nombreux consommateurs à stopper leurs achats de volailles.

En réaction, les Présidents des 6 régions françaises, Centre, Aquitaine, Bretagne, Limousin, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, qui représentent 80% de la production française se sont unis et ont lancé un appel au gouvernement afin qu'il revoit à la hausse son plan d'aide à la filière.

En réaction également, les régions ont décidé d'apporter à leur niveau une aide à la filière, tournée vers les consommateurs: devant l'urgence de rétablir la confiance des consommateurs, une somme de 1 millions d'euros vient d'être affectée à des opérations de communication et de promotion et de soutien à la commercialisation des produits.

Espérons que le ministre de l'agriculture entendra cet appel. Quant aux Premier Ministre et Président de la République, touchés de surdité chronique face à la déferlante du CPE, mieux vaut ne rien espérer de leur côté actuellement...

08 avril 2006

Prokino 2006, c'est parti!

Un festival que j'affectionne tout particulièrement consacré au film allemand débute lundi à Vendôme: il présente une programmation exceptionnelle, comme d'habitude.

Ce festival, c'est d'abord l'aventure de passionnés, une petite équipe tous bénévoles; leur festival a pris son envol au fil des années, les partenariats se sont élargis, l'appui de grands médias nationaux comme Arte. La Région Centre reste un partenaire fidèle.

Ce festival, c'est aussi la consécration de la solidité de l'amitié si forte entre Vendôme et sa ville jumelée allemande, Gevelsberg; un jumelage ancré dans de nombreuses familles, le réseau associatif (la section PS de Vendôme est jumelée avec la section du SPD de Gevelsberg) et les écoles.

Ce festival, enfin et surtout, c'est la découverte d'un univers cinématographique peu habituel, d'une extrême qualité et sensibilité. La programmation de ce festival est riche et diversifiée: regard sur l'histoire, un univers spécifique pour le jeune public et la place à la fête pour une soirée de clotûre qui s'annonce haute en couleurs et en musique!