11 février 2008

Un droit opposable pour la garde d'enfants...

C'était une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy : donner le droit aux parents d'attaquer les collectivités ne leur offrant pas de solutions pour faire garder leurs enfants.
Lors de ses vœux à la presse le 16 janvier, le ministre du Travail et de la Solidarité, Xavier Bertrand, avait promis le lancement dans le courant de l'année du droit opposable à la garde d'enfants. Confirmation récemment devant le sénat avec un calendrier précisé: un texte de loi sera soumis au Parlement dès 2009 pour une mise en œuvre à partir de 2012.

Comme pour le droit opposable au logement, il s'agit de permettre aux parents d'attaquer les collectivités ne leur offrant pas de solutions en matière de garde d'enfants. Selon Xavier Bertrand, instaurer dans cinq ans un droit opposable implique la création de 350.000 places de crèches et des solutions nouvelles comme les crèches interentreprises ou les jardins d'enfants.
Des spécialistes de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales) avancent quant à eux un chiffre un peu plus élevé de besoins non couverts, de l'ordre de 430.000, sur les 1.440.000 enfants dont les deux parents travaillent. Sans compter ceux dont l'un des parents a renoncé au travail, justement faute de garde.

Créer des places supplémentaires impliquera des besoins en personnels de crèches plus importants, le recrutement d'auxiliaires de puériculture étant aujourd'hui largement insuffisant et que les départs en retraite s'annoncent nombreux dans ce secteur d'ici 2015. Le plan petite enfance de novembre 2007 a prévu 40.000 places supplémentaires en crèche d'ici 2012, dont 4.000 en 2007 et 2008. On est loin du compte.

Cette annonce reste de l'ordre de la déclaration d'intention, non chiffrée en terme de moyens. Elle se situe dans un contexte de réductions massives du nombre de fonctionnaires, donc de puéricultrices, ou d'enseignants de maternelle (qui entraine le recul massif de la scolarisation ds enfants de moins de 3 ans). Le ministère donne à nouveau dans le transfert de charge envers les collectivités locales: la mission petite enfance dépend largement des communes qui affrontent en même temps la réduction de dotations de l'Etat et des transferts de charges .

Face à cette annonce aussi irresponsable, pourtant les chiffres parlent: depuis 2006, les aides au financement des places en crèche ont baissé et sont plafonnées augmentant ainsi très souvent la part des communes.
Aujourd'hui les sociétés privées qui créent et gèrent des crèches (avec un but lucratif) touchent plus que les communes grâce à des bonifications fiscales ou des exonérations que ne peuvent pas percevoir les communes.
Le plan Petite Enfance n'aide au financement que de 4000 places de crèches en France. Répartis sur toute le France, cela se traduit par quelques dizaines de places par département.

Loin des déclarations illusoires et des clivages, tout élu local ne peut que constater avec amertume qu'une fois de plus, nous assistons à un magnifique transfert de charge et de responsabilité de l'Etat vers les communes.

08 février 2008

Cumul des mandats: règles modifiées in extremis

En écho à un article récemment publié sur le blog de Christophe Marion (intitulé Cantonales), je viens de lire cette proposition de loi initiée par des députés UMP visant à modifier in extremis la loi électorale, avant le scrutin de mars prochain. A quelques semaines du rendez-vous électoral, la proposition de loi vise à aménager le code électoral en cas de cumul.

La loi du 31 janvier 2007 oblige déjà tout candidat aux cantonales à se présenter avec un suppléant de l'autre sexe. Elle prévoit que le suppléant devienne conseiller général si le titulaire meurt ou s'il cumule plus de deux mandats locaux, ou deux mandats locaux et un mandat de député européen. Ce système évite une élection partielle et permet aux femmes, souvent suppléantes, d'entrer plus nombreuses dans les conseils généraux, où elles ne représentent pour l'instant que 9,3 % des élus.

Le texte prévoit d'étendre ce système : un député ou sénateur également détenteur d'un mandat local (sauf celui de conseiller municipal d'une commune de moins de 3 500 habitants), s'il est élu conseiller général, pourra démissionner de ce dernier mandat et être remplacé par son suppléant. L'objectif affiché est de promouvoir la parité et de limiter les élections partielles.

L'objectif non avoué est bien de limiter les scrutins partiels, ou plutôt de s'en protéger car ils sont aujourd'hui peu favorables à la droite à l'image de ce qui s'est passé la semaine dernière à Chartres (au passage, j'en profite pour féliciter chaleureusement Françoise Vallet) où les élections partielles législatives ont été remportées largement par la gauche...
On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Cf: article paru dans Le Monde daté du 5 février

03 février 2008

Vendôme a désormais son timbre

Affluence record hier à la Chapelle Saint-Jacques pour le lancement du premier timbre à l'effigie de Vendôme. Il a vu le jour à l'imprimerie du timbre poste à Périgueux le 23 novembre dernier et a été édité à plusieurs millions d'exemplaires.

Ce timbre est l'oeuvre de l'artiste Yves Beaujard, graveur originaire de Saint-Aignan. Il a été réalisé en "taille douce" et appartient à la famille des "beaux timbres" très prisé semble t'il des collectionneurs. A noter qu'Yves Beaujard est également l'auteur de la nouvelle marianne.

Voir les autre photos du lancement officiel du Timbre de Vendôme

30 janvier 2008

Conseil Académique de l'Education Nationale (CAEN)

Lundi dernier, se tenait en présence du Préfet de Région et du Recteur de l'Académie Orléans-Tours, le CAEN. A l'ordre du jour notamment la carte des formations pour la rentrée 2008 et la généralisation du BAC PRO en 3 ans.

Texte de mon intervention:

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Recteur,

Avant toute chose, il me semble utile de rappeler les orientations de la Région Centre en matière de formation et d’éducation dans le cadre de ce débat qui s’ouvre sur la carte des formations et la mise en œuvre du BAC PRO 3 ans.
La région a ainsi défini 7 actions prioritaires dans le plan régional de développement des formations (PRDF) adopté en décembre 2003 :
  1. Élaborer la carte des formations professionnelles initiales et continues et sa déclinaison en schémas territoriaux
  2. Mettre en place un service public de proximité pour l’acquisition et la maîtrise durable des savoirs de base
  3. Conception et mise en place progressive d’un dispositif régional d’accompagnement des jeunes ayant des difficultés d’insertion et de formation
  4. Favoriser la formation dans le secteur sanitaire et social
  5. Mettre en place un service public au conseil professionnel
  6. Mixité et égalité professionnelle homme / femme
  7. Développement Durable
Concernant la carte des formations initiales, la région a mis en place 4 orientations majeures :
  1. Améliorer pour tous le niveau des qualifications et des compétences,
  2. réduire fortement le nombre de jeunes qui quittent le système éducatif sans qualification reconnue,
  3. Moderniser et mettre en synergie les dispositifs de formation, en régulant l’évolution des capacités, tout en évitant les « concurrences sauvages »,
  4. répondre aux enjeux de développement des territoires et contribuer à leur dynamisme économique.

La stratégie de la Région est de rechercher la cohérence et la complémentarité en tenant compte
de la baisse démographique, de l’évolution des emplois par secteur professionnel, des spécificités territoriales et en privilégiant l’offre de filières au sein des établissements

Vous l’aurez compris, l’action de la Région est une action concertée qui cherche un équilibre durable. Nous voulons œuvrer pour l’élévation du niveau de qualification des jeunes et faire en sorte qu’aucun jeune ne sorte sans formation professionnelle.

Cependant, tous ces efforts pourraient se retrouver mis à mal par les inquiétudes que provoque la réforme du Baccalauréat professionnel 3 ans que le Ministre de l’Education Nationale a la volonté de généraliser dès la rentrée prochaine
Le 29 octobre dernier, en effet, le Ministre demandait au rectorat d’Orléans-Tours, comme aux autres rectorats, de s’engager rapidement vers la suppression d’un minimum de 50% des BEP de certains secteurs en les remplaçant par des baccalauréats professionnels en 3 ans dès la rentrée 2008. Cette réforme imposée par le haut concernera pourtant 1800 élèves de notre Région.
Dans ce contexte, les mesures envisagées par le rectorat sont de deux ordres :
  • la transformation de 90 sections de BEP en Bac pro 3 ans (et 7 CAP). Au total 2 356 places de BEP sont transformées en 2 192 places de Bac Pro et 99 places de CAP soit un solde négatif de 65 places.
  • la suppression de 261 places de niveau 5 et 4 qui se répartissent de la manière suivante : 93 places de niveau 5 et 168 places de niveau 4.

Les questions que posent la généralisation du bac pro 3 ans
Si la réforme semble devoir être mise en œuvre, de nombreuses questions n’ont toujours pas de réponses, et toutes les inquiétudes ne sont pas levées

La méthode, d’abord sur la réforme du BAC PRO 3 ans: je regrette l’absence de concertation avec les collectivités face à cette mise en place de manière quasi généralisée: la prudence et le temps auraient été pourtant nécessaires

A l’écoute des inquiétudes formulées par les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves, nous entendons les risques de déstabilisation de l’architecture de notre système éducatif avec la mise en place de cette réforme.

La prudence est pourtant nécessaire. A ce titre, un rapport de l’Inspection de l’Éducation nationale évaluant en 2005 l’expérimentation du bac pro 3 ans constatait que « le parcours en 3 ans n’est qu’un élément de réponse qui ne concerne qu’une faible partie des publics » ajoutant « qu’il y a lieu de souligner qu’une grande majorité d’élèves ne peut pas suivre un parcours vers un bac en 3 ans au terme du collège et à ce titre ils ne doivent pas être oubliés, en fermant trop rapidement les sections de BEP ».

La généralisation des BAC PRO en 3 ans et les élèves en difficultés (cf : rapport de l’IEN)

Le Bac Pro 3 ans, nous dit-on, permettrait une élévation du niveau de qualification, ce que nous souhaitons et partageons tous ici. Mais en réalité, nous savons aussi que tous les jeunes qui faisaient un BEP suivi d’un Bac Pro en 4 ans ne pourront pas réussir le bac pro en 3 ans. Nous pouvons donc craindre que loin d’améliorer l’enseignement, la réforme pourrait entrainer des sorties sans qualifications et donc une augmentation des échecs. Pouvons-nous prendre un tel risque ?

De fait, la suppression des BEP risquerait d’avoir l’effet inverse : accentuer l’inégalité entre élèves. Aujourd’hui, le BEP permet à certains élèves de se réorienter vers les filières technologiques, grâce à une passerelle dénommée « classe d’adaptation », puis de poursuivre vers le supérieur, notamment en BTS. Le bac pro n’offre pas cette possibilité de poursuite des études, sauf pour les détenteurs d’une mention. La suppression des BEP implique de fait la suppression des classes d’adaptation. La conséquence concrète d’où notre inquiétude est qu’il y aurait moins de chance de réussite pour les élèves en difficulté.

Le bac pro 3ans pose aussi des questions pédagogiques et d’orientation :
  • Qu’en sera-t-il des jeunes en difficultés qui ne pourront pas intégrer la filière 3 ans et se verront contraint d’aller vers un CAP ?
  • Quelles sont les filières alternatives pour les jeunes qui ne seront pas admis dans ces filières 3 ans ?
  • Quelles sont les modifications pour les autres opérateurs de formation tels que les établissements privés et les CFA ?

Carte des formations : le risque induit par la fermeture de certains BEP avec fragilisation de certains établissements situés en milieu rural

On le voit, l’efficacité de la réforme est loin d’être totalement prouvée, en tous cas elle pose de nombreuses questions. Et la fermeture des BEP est bien une conséquence concrète de la réforme.

Plus précisément, la réduction massive des BEP dès cette rentrée 2008 modifie profondément la carte des formations.

Selon nos prévisions, la rentrée 2008 sera marquée par d’importantes surpressions de places pour les élèves qui toucheront la plupart de nos établissements. Parmi les établissements les plus concernés, citons :
  • Le LP Beauregard à Château Renault (qui perdrait 15 places)
  • Le lycée Rabelais à Chinon (qui perdrait 18 places)
  • Le LP Jean Moulin à Saint Amand Montrond (qui perdrait 20 places)
  • Le lycée Silvia Monfort à Luisant (qui perdrait 20 places)
  • Le LP Mermoz à Bourges (qui perdrait 23 places)
  • Le lycée Brisson à Vierzon (qui perdrait 23 places)
  • Le Lycée Pasteur au Blanc (qui perdrait 30 places)
  • Le LP Dolto d’Olivet (qui perdrait 30 places)
  • Le LP de Saint Aignan (qui perdrait 33 places)

Cette énumération a pour but de bien nous faire prendre conscience de l’impact concret de cette réforme.

Beaucoup de ces établissements sont situés sur des territoires fragiles. Pourtant ils contribuent à l'animation locale et créent de l'activité.

Beaucoup de ces établissements ont des effectifs faibles mais offrent une qualité d'enseignement et un encadrement adapté, personnalisé au sein de structures de moyennes tailles. Ce type d'accompagnement permet à des jeunes en difficulté de poursuivre leur parcours scolaire vers la réussite. La mobilité vers d’autres établissements n’est aujourd’hui pas une réalité devant les difficultés financières des familles et le blocage, quasi « culturel » de certains jeunes face à cette mobilité. Les établissements de proximité sont aujourd’hui une réponse pour lutter contre le décrochage scolaire que nous avons en Région Centre.

Enfin, nous venons d’adopter le PPI qui fixe le guide d’action de notre collectivité sur les établissements de notre région. On ne peut ignorer l’impact de la carte des formations, si elle devait être ainsi modifiée, sur ces projets d’investissements.

Un contexte et une volonté nette de réduire les moyens accompagnent cette réforme et cette carte pour la rentrée prochaine: la région s'inquiète et se questionne

Enfin, soulignons la volonté du ministère de réduire les moyens qui accompagnent cette réforme. Devant ces réductions, la Région se questionne et s’inquiète :
  • la continuité des formations semble menacée
  • la réduction des effectifs entrainerait une plus grande précarité des enseignants. En 2007, sur des secteurs comme le Loiret, il n’y avait aucune place vacante dans ce département et de ce fait de nombreux élèves se sont retrouvés sans solution.
  • La suppression de postes intervient à un moment où justement la mobilisation pour les élèves en grande difficulté est indispensable

Pour conclure, si nous sommes d’accord pour expérimenter ces bacs pro 3 ans à partir de l’analyse des situations locales et avec l’accord indispensable de la communauté éducative et des conseils d’administration, il ne nous paraît pas pertinent de les imposer et de les généraliser alors qu’ils n’offrent toutes les exigences que nous souhaitons pour les jeunes de notre région.

Par mon propos, j’ai souhaité exprimer la très forte préoccupation du Conseil Régional.

26 janvier 2008

Les forums et salons d'orientation, un outil indispensable pour les jeunes de notre Région

Cette année encore, la Région Centre fait éclore 12 forums et salons d’orientation aux quatre coins de son territoire.

Face à un taux de chômage particulièrement élevé chez les jeunes et un taux de décrochage scolaire important, l'organisation de ces forums sur tout le territoire régional est essentielle.

Notre Région sait combien il peut-être difficile pour une jeune femme ou un jeune homme d’arrêter son choix sur telle ou telle carrière professionnelle. En finançant cette année encore 12 forums et salons d’orientation sur l’ensemble du territoire, nous les accompagnons jusqu’au seuil de la décision dont dépendra peut-être le reste de leur vie professionnelle.

C’est Orléans qui a donné le coup d’envoi de l’édition 2008. Le 11 janvier dernier, les collégiens avaient rendez-vous au Parc des Expositions à l’occasion du Carrefour des Métiers et des Formations. J'ai inauguré ce salon aux côtés du Président de la Région, François BONNEAU.
J'ai également inauguré le salon de Tours puis de Chartres hier. Je serai présente le 7 février à celui de Vendôme, le 8 à celui de Blois et le 4 mars à Romorantin.

Cette édition 2008 est marquée par un « clin d’oeil » à l’Europe. A cet égard, le stand « Information - Jeunesse » présente les dispositifs régionaux - « Trans’Europe Centre », « Mobi-Centre » etc. - facilitant les mobilités européenne et internationale.

Le stand « Information - Orientation - Accompagnement » met l’accent sur l’égalité et la mixité, cassant ainsi les préjugés des métiers réservés aux femmes ou aux hommes.

Enfin, l’Espace Région Centre mise sur l’égalité des chances : toutes les mesures en faveur de la jeunesse y sont présentées dont une nouveauté « Lycéens Citoyens » (aide financière pour un projet éducatif initié par les lycéens et leurs professeurs).

Mais un salon, ça se prépare.
Que vous soyez collégien, lycéen ou étudiant n’attendez pas le jour J pour vous interroger sur les possibilités d’avenir ou sur vos aspirations à devenir prof, fleuriste, infirmier (e), commercial, journaliste, etc.
Les sites www.etoile.regioncentre.fr ou www.onisep.fr permettent de préparer les visites des forums.

25 janvier 2008

La liste de Pascal Brindeau est parue

Aujourd'hui, voici ce qu'on pouvait lire dans la NR:

1. Pascal Brindeau, 33 ans, conseiller sortant, juriste.
2. Geneviève Guillou-Herpin, 54 ans, adjoint au maire sortant, gestionnaire de collège.
3. Patrick Rougevin-Bâville, 33 ans, chargé de mission.
4. Monique Gibotteau, 59 ans, conseiller général de Vendôme 2, cadre de santé retraitée.
5. Laurent Brillard, 36 ans, conseiller sortant, orthophoniste.
6. Anne Pajou, 60 ans, conseiller sortant, professeur retraité.
7. Benoît Gardrat, 28 ans, commercial en assurances.
8. Alia Hammoudi, 35 ans, agent d'accueil.
9. François Celerin, 65 ans, directeur administratif et financier retraité, président de l'USV.
10. Anne-Marie Huard, 54 ans, conseiller sortant.
11. Raphaël Duquerroy, 30 ans, ingénieur en optique.
12. Claudine Hortal, 54 ans, secrétaire administrative.
13. Michel Coutant, 52 ans, commandant de police retraité.
14. Christiane Cordier, 55 ans, conseiller sortant, fonctionnaire.
15. Philippe Chambrier, 57 ans, professeur.
16. Nathalie Barbier, 45 ans, hôtesse de caisse.
17. Laurent Potier, 41 ans, commerçant artisan.
18. Véronique Lebrun, 40 ans, agent des services hospitaliers.
19. Joël Herpin, 57 ans, conseiller sortant, chargé de clientèle.
20. Ghislaine Lambert, 61 ans, retraitée.
21. Cémal-Tural Keskiner, 39 ans, technicien.
22. Anne Agilelie, 38 ans, infirmière en disponibilité.
23. Jean le Henanf, 60 ans, conseiller sortant, cadre bancaire retraité.
24. Véronique Aubert, 51 ans, conseiller sortant, clerc de notaire.
25. Alain Ganga, 66 ans, chef d'entreprise retraité.
26. Dominique Gérardin, 56 ans, médecin.
27. Michel Ridoux, 60 ans, fonctionnaire retraitée.
28. Alix Fessard, 18 ans, lycéenne.
29. Nicolas Deballon, 31 ans, cadre bancaire.
30. Marie-Claire Martellière, 58 ans, assistante de direction retraitée.
31. Patrice Chevalier, 50 ans, ouvrier.
32. Hélène Guinamard, 33 ans, mère au foyer.
33. Jean Callier, 64 ans, président de la clinique du Saint-Cœur.

24 janvier 2008

Journée de mobilisation

En tant que Vice-Présidente de la Région Centre, chargée de l’éducation et des Lycées, je participe à la journée nationale de mobilisation de la fonction publique, le 24 janvier 2008. Au sein de cette forte mobilisation, je veux montrer mon attachement à un service public de qualité qui assure une vraie égalité à chacun des Français.

Dans l’éducation, domaine dont je suis en charge, la politique menée actuellement entraîne un démantèlement de notre service public.

D’une part, le service minimum déstabilise un peu plus notre système :

  • Il divise les fonctionnaires : les salaires des fonctionnaires de l’Education nationale seront ponctionnés pour payer les fonctionnaires territoriaux qui les remplaceront

  • Les communes paieront les conséquences de conflits dans lesquels elles n’auront pas de responsabilité.

D’autre part, la politique du gouvernement démantèle l’Education nationale :

  • La réduction annoncée de la dotation globale horaire (DGH) se traduira par des fermetures de classe et des suppressions de postes

  • La mise en place du Bac Pro en 3 ans entraînera d’autres fermetures de classes et d’autres suppressions de postes

  • L’instauration du « travailler plus pour gagner plus » créera l’inégalité professionnelle entre les enseignants

voir les photos de la manifestation à Blois

22 janvier 2008

Une pensée pour Ingrid

Bien loin de nos tumultes locaux, la libération récente de Clara Rojas nous rappèle combien la souffrance de ceux qui restent enfermés dans la jungle colombienne est insurmontable. Clara Rojas et Ingrid Bétancourt étaient amies et partenaires engagées dans le même combat politique, c'est ensemble qu'elles ont été faites prisonnières des FARC.

La Région Centre s'est engagée fortement dans la mobilisation pour faire libérer ces 2 otages, leurs portraits sont apposés depuis bien trop longtemps sur la façade de l'Hôtel régional.

A la suite de la libération de Clara Rojas, nous avons souhaité ne pas séparer ces 2 femmes pour ne pas oublier celle qui reste otage comme des centaines d'autres prisonniers.

Jeudi dernier, j'étais aux côtés du Président François Bonneau pour réaffirmer l'engagement de notre région autour d'Ingrid. Nous avons remis les portraits de ces 2 femmes côte à côte avec la mention "libérée" sur la photo de Clara.

+ de photos

19 janvier 2008

Elections municipales: présentation des listes

Une petite précision s'impose: étant moi-même candidate sur une liste, la législation en vigueur m'impose de ne pas utiliser ce blog dans un but électoral.

Par conséquent, je me contenterai ici de diffuser de manière équitable l'ensemble des listes en présence à Vendôme dès lors qu'elles auront été rendues publiques. Je n'y apporterai par ailleurs aucun commentaire pour respecter la législation.


Aujourd'hui, avait lieu la présentation de la liste Daniel Chanet-Catherine Lockart que voici:

1- CHANET DANIEL
2- LOCKHART CATHERINE
3- DIARD FREDERIC
4- ARRUGA BEATRICE
5- CALLU PATRICK
6- DELION EDITH
7- GROSPART FLORENT
8-BEAUVALLET MATHILDE
9-CRUCHANDEU PAUL
10-FLEURY SOPHIE
11-TRICOT FREDERIC
12-HABOLD INGRID
13-BOULAI MICHEL
14-LATOUCHE MARIANA
15-MAUCLAIR JEAN PHILIPPE
16-LEMOINE AGNES
17-AUGER THIERRY
18-BRETON SANDRINE
19-MESRI SALAH
20-NIGNOL SANDRINE
21-MAMEAUX LAURENT
22-LATHIERE JOELLE
23-USSEGLIO PASCAL
24-BONGIBAULT CLOTILDE
25-LECHAT FRANCIS
26-LOUAKI JAMILA
27-RIDEAU VINCENT
28-CHAUDET ANNIE
29-JACQUEMIN HENRI
30-VIGREUX ARLETTE
31-ROCHEREAU CEDRIC
32-BOUHOURS MICHELLE
33-CORNILLON PASCAL


NB: les commentaires restent autorisés. Seront exclus ceux qui portent atteinte aux personnes. Compte-tenu de la législation, je ne prendrai pas part aux débats.

15 janvier 2008

Cérémonies de voeux aux agents des lycées de la région

Depuis quelques jours, je parcoure le territoire régional afin de présider des cérémonies de voeux bien particulières. En effet, pour la 1ere fois, la Région a, dans le cadre de ses nouvelles missions et compétences liées au transfert des TOS (techniciens et ouvriers de services dans les lycées), souhaité organiser des cérémonies de voeux à ces personnels.

Rappelons les faits: le 13 aout 2004, la loi de décentralisation portée par le gouvernement Raffarin a décidé de dédier aux régions la gestion des personnels TOS dans les lycées. Ce transfert que nous ne souhaitions pas, comme les personnels concernés a pourtant été imposé. Un transfert d'ailleurs non compensé financièrement par l'Etat... Pour notre Région, le surcout lié à cette nouvelle compétence et non compensé par l'Etat s'élève à 15 millions d'euros.

Ce transfert a pris un tournant considérable à compter du 1er janvier 2008 puisqu'il est devenu opérationnel. Notre collectivité régionale a vu ses effectifs passer de 500 à plus de 2000 salariés! Une métamorphose totale, une gestion nouvelle, une responsabilité importante à assumer.

Dès lors, il nous est apparu évident que les cérémonies de voeux, tradition conviviale de début d'année, devaient également s'adresser également à ces nouveaux agents. La nouveauté: venir à eux, au plus près, dans leur bassin de vie.

C'est ainsi qu'une vingtaine de cérémonies ont été organisées sur tout le territoire régional. François Bonneau, président de la Région et moi-même se partageont l'essentiel de ces cérémonies, un vrai marathon et des centaines de kilomètres parcourus!

A mon compteur ou à venir: Ingré (45), Chateauroux (36), Argenton sur Creuse (36), Chartres (28), et dans notre département Blois et Vendôme (cf photos ci-joint).
Aujourd'hui, c'était l'étape vendomoise avec les agents des lycées Ronsard, agricole d'Areines et Montoire et Ampère. A noter que le service était assuré par les lycéens de la section agents polyvalents de restauration et l'organisation et l'accueil par ceux de la section prévention et sécurité du lycée Ampère. La cérémonie se tenait dans la nouvelle demi-pension qui sera inaugurée prochainement, le temps que les travaux de finition soient accomplis.

Dans la mesure du possible, toutes ces cérémonies font appel aux lycéens eux-mêmes, là où des sections hotellerie existent, et leur permettent ainsi de valoriser leur formation.

Valoriser les agents dans leurs missions au quotidien dans les lycées, valoriser nos jeunes en formation, la boucle est ainsi bouclée...

26 décembre 2007

Meilleurs voeux


Quelques jours de pause, histoire d'aller goûter la douceur du sud de la France et de ses tempétarures plus
clémentes.

En attendant mon retour à Vendôme (ici en photos sous les lumières de
Noël) et sur ce blog, je vous souhaite à tous et à toutes d'excellentes fêtes de fin d'année... en attendant 2008!



Tous mes voeux vous accompagnent,

Béatrice ARRUGA










Photos: site de la communauté du pays de Vendôme

23 décembre 2007

Séance plénière au Conseil régional

J'avoue que la préparation de cette séance plénière m'a pris du temps, de l'énergie surtout, et des problèmes de connexion à Internet se rajoutant, je n'ai pas pu mettre à jour mon blog depuis une quinzaine de jours.

Cette séance plénière était chargée tant le nombre de rapports à voter était important:
  • budget,
  • plan régional des formations sanitaires et sociales,
  • programme prévisionnel d'investissement dans les lycées,
  • mise en place d'une politique régionale de la restauration scolaire,
  • adoption d'un nouveau réglement pour les contrats de pays...
Une séance passionnante, dense, au programme, dans les faits, cela s'est passé dans un hémicycle quasi vide: les rangs de l'opposition étaient en effet bien clairsemés tout au long de la session.
Peu d'interventions, peu de réactions: dommage pour des dossiers si importants et pour l'exercice du rôle d'élu que confient les électeurs.

Pour ma part, j'ai présenté 2 dossiers relatifs au plan prévisionnel des investissements dans les lycées pour la période 2008-2013 pour un montant de 570 millions d'euros et un autre dossier relatif à la restauration scolaire. Ces 2 documents fixent une bonne partie de ma feuille de route pour les mois et les années qui viennent.

La visite d'une classe du lycée horticole de Blois fut l'un des autres moments forts de la session: je les avais invités pour les remercier d'avoir assuré, pour la première fois, la décoration florale liée aux festivités de fin d'année: décoration extérieure de tous les balcons et du sapin planté au milieu de l'accueil du conseil régional. Ils ont assisté à une partie de la séance plénière, leur permettant ainsi d'être au coeur du fonctionnement d'une collectivité locale.


08 décembre 2007

Festival du film de Vendôme: clap de fin!

Hier soir avait lieu la soirée de clôture de la 16e édition du Festival du Film. C'était d'abord l'occasion de découvrir le palmarès, que vous pouvez retrouver en cliquant ici: une sélection originale, décalée, pertinente que les différents jurys (professionnels et scolaires) ont choisi de mettre à l'honneur.

Mais hier, derrière le côté festif de ces cérémonies de remises de prix, c'était aussi l'heure des bilans ou plutôt des projets. Avec mes collègues du Conseil Régional, Isabelle Gaudron, vice-présidente en charge de la culture, et Jean-Claude Delanoue, nous avons longuement échangé avec Emmanuel Porcher, Directeur de Centre Images, agence culturelle chargée de l'organisation du festival. Il faut dire que ce festival s'est tenu dans un contexte d'annonces de coupes sombres annoncées dans le budget de la culture de l'Etat; celles-ci, si elles s'avéraient effectives, un bon nombre de manifestations du genre seraient complètement menacées. Par exemple, pour ce festival, la DRAC apporte un soutien financier de 41000 euros, sur un budget de 260000 euros, une part non négligeable...

Les semaines qui viennent nous permettront d'y voir plus clair sur ces intentions. En attendant, la plus grande vigilance s'impose et l'appel à la mobilisation du public a été entendu: cette année, il est venu encore plus en nombre!

30 novembre 2007

A propos des boues d'Achères

Petit rappel des faits: Début novembre, la Nouvelle République se fait l'écho d'un projet d'épandage des boues de la station d'épuration d'Achères (78). Celui-ci concerne pas moins de 52 communes du Loir-et-Cher et est soumis à enquête publique. Celle-ci s'ouvre le 5 novembre jusqu'au 22 novembre.
Une quinzaine de jours sont donc seulement donnés à la population et aux élus pour s'exprimer sur un dossier aussi important.

Voici le communiqué de presse que je viens d'adresser à la NR suite à l’intervention du Préfet de Loir-et-Cher dans l’article publié le 29/11*

Comme beaucoup d’habitants du Vendômois, j’ai découvert dans la presse le projet d’épandage, dans le nord du Loir-et-Cher, de boues issues d’une station d’épuration de la région parisienne.

Si la Préfecture, puis la Chambre d’Agriculture ou le Conseil Général ont été « contactés » comme le souligne l’article il y a quelques mois, je constate malgré tout que la procédure ressemble plus à une sorte de passage en catimini vu le peu de temps laissé aux habitants ou aux élus municipaux, départementaux ou régionaux pour prendre connaissance d’un dossier très technique et s’informer de manière objective.

Si cette « soudaine levée de boucliers parait bien maladroitement justifiée », il convient pourtant de convenir que les stations d'épuration recueillent des rejets contenant un grand nombre de polluants selon les activités raccordées au réseau d'assainissement.

Et les boues sont les déchets ultimes de l’assainissement de l’eau. Elles concentrent tous les composés polluants ; et on sait que celles des stations des grandes zones urbaines ont des concentrations de métaux lourds très élevées.

Et si « le principe de l’épandage est cadré par la Loi sur l’eau », il n’en demeure pas moins que c’est justement cette Loi de décembre 2006 qui a créé un fonds de garantie des risques non assurables liés à l’épandage des boues ; les pollutions sont donc possibles et mêmes envisagées, la Loi le dit elle-même ! Quant au fonds, s’il est destiné essentiellement à indemniser les agriculteurs pour une perte d’exploitation, il ne saurait « réparer » la pollution des sols et surtout de la nappe de Beauce, dont le maintien de la potabilité reste une exigence vitale pour des millions d’habitants.


*Le préfet s'explique sur les boues NR 29/11/07

« Nous ne faisons pas la promotion des boues provenant de l'usine de traitement d'Achères, mais il n'y a aucune raison de les refuser. »
Voilà résumée la position de Pierre Pouëssel, préfet et de Christophe Chassandre, directeur de l'équipement et de l'agriculture de Loir-et-Cher sur l'un des sujets les plus débattus actuellement dans le département. Un recadrage souhaité avant même la rencontre avec les parlementaires, et avec Jacqueline Gourault, présidente de l'association des maires, vendredi à la préfecture.
Selon le préfet, Il convient donc de passer sur cette soudaine levée de boucliers, bien maladroitement justifiée au regard de ce qui se pratique depuis des décennies sur les exploitations agricoles de Loir-et-Cher, « avec des boues de qualité globalement identiques à celles d'Achères. » Il n'y aurait donc aucun doute sur ce point, les analyses sont formelles. Par ailleurs, le principe de l'épandage est cadré par la loi sur l'eau, approuvé par les principaux partenaires de l'environnement et de l'agriculture, validé par les préfectures qui répondent là à « une doctrine gouvernementale, » fondée sur l'alternative la moins dommageable. L'enfouissement étant la moins satisfaisante des solutions et l'incinération la plus coûteuse.
Un choix de société somme toute, librement accepté, puisque rien n'oblige à l'épandage en France, « mais que c'est la solution la plus appropriée et la mieux maîtrisée. » Quant aux métaux lourds, Christophe Chassandre rappelle que les engrais chimiques en contiennent eux aussi, dans la limite des normes admises.
Aucune ambiguïté non plus sur la procédure. « Un premier contact avec le secrétaire général de la préfecture et le SIAAP avait lieu en décembre 2005, puis avec la chambre d'agriculture en janvier 2006 et avec le conseil général trois mois plus tard. » Qui oserait encore dire que personne n'était au courant ? Les populations concernées, indubitablement. Raison pour laquelle le pétitionnaire, le SIAAP (syndicat interdépartemental d'assainissement de la région parisienne) qui gère la station d'épuration d'Achères, est chaudement invité à venir s'expliquer publiquement, hélas bien tardivement.

H.L.

27 novembre 2007

L'apprentissage à l'honneur

Je participais hier à la Soirée de la Qualification, une manifestation organisée par la Chambre des Métiers avec le soutien financier de la Région Centre.
Cette soirée, la 15eme du genre, a pour but de promouvoir l'apprentissage comme parcours de formation, l'artisanat et ses métiers.
Les jeunes, majors de leur promotion, sont ainsi récompensés tout comme les entreprises qui les accompagnent dans leur parcours de formation.

Tous les secteurs sont représentés, notre département ayant 4 CFA: bâtiment, métiers de la terre, coiffure, esthétique, transports...


Dans mon discours, j'ai expliqué les mesures nouvelles du Conseil Régional à l'égard des apprentis. En effet, les apprentis, comme les lycéens, bénéficient des mesures en faveur de l'égalité des chances: aide à l'achat de l'équipement professionnel à la rentrée (destinée aux familles) et gratuité d'un voyage durant le cursus de formation (Trans Europe Centre).

Pour en savoir plus sur l'apprentissage en région Centre, cliquez ici.