30 avril 2008

A l'occasion de la Journée de la Déportation

Dimanche dernier avait lieu comme chaque année une journée dédiée au Souvenir de la Déportation. Cette journée a pour objectif de faire un travail de mémoire sur les pages sombres de notre histoire et honorer la mémoire de ceux qui ont souffert dans leur chair et leur âme. Dans une salle où se côtoient anciens combattants et anciens déportés, c'est toujours avec beaucoup d'émotion que nous participons à cette cérémonie bien particulière.


J'avoue que l'émotion a vite fait place à la colère quand j'ai pris la parole. J'ai en effet tenu à rappeler combien les évènements récents de tombes saccagées et recouvertes de croix gammées ou bien des déclarations de Jean-Marie Le Pen faisaient honte à la France et provoquaient en moi un profond sentiment d'écoeurement. Comment imaginer que la négation de l'histoire puisse se porter comme un étendard, comme une revendication que l'on arbore pour faire entendre parler de soi? Au fond, la journée du souvenir de la déportation a aussi cette vertu première: ne rien laisser à l'oubli ou à l'ignorance, ne rien laisser passer quelque forme que ce soit de remise en cause ou de minoration de ce que fut, il y a une soixantaine d'années, cette opération monstrueuse d'arracher des millions d'êtres à l'affection des leurs, à leurs vies.


Lorsque les Alliés pénétrèrent dans les camps de concentration, ils découvrirent l’horreur d’une réalité cachée ou supposée telle : des charniers à ciel ouvert, des rescapés squelettiques et hagards, des entrepôts remplis de monceaux de valises, de chaussures ou de cheveux des victimes. Comment qualifier cela de « simple détail de l'histoire »?


En cette journée, c'est aux disparus que nous rendons hommage, parce que nés juifs-ils furent 6 millions-, parce que nés tziganes, parce que handicapés, parce que résistants, parce que franc-maçons, parce que homosexuels : tous furent victimes de l’implacable planification et mise en oeuvre de la solution finale conçue par Hitler et le régime nazi.
Ils furent des millions à être dépossédés de leur nom, réduits à l’état d’un matricule tatoué sur le bras, expédiés à la mort dans les chambres à gaz. N’oublions pas que très peu réchappèrent des camps de la mort. Comment qualifier cela de «simple détail de l'histoire »?

Dénonçons et combattons toute idéologie contraire à nos valeurs car toute parole et tout acte ont un sens.

28 avril 2008

Première rencontre des acteurs de la restauration en Région Centre

Avec 8,5 millions de repas servis par an dans les lycées en Région Centre, 70 000 repas servis par jour, 1 000 agents mobilisés chaque jour, près de 100 internats accueillant chaque jour plus de 11 000 convives, et un budget annuel de 60 Millions d’€ (30 millions d’€ de contribution des bénéficiaires et 30 millions d’€ de contribution nette de la Région Centre), la restauration scolaire constitue un enjeu à bien des égards.

Nous avons organisé samedi dernier une grande rencontre rassemblant à la fois les chefs cuisiniers de nos restaurants scolaires et tous les acteurs concernés, parents d’élèves, syndicats, proviseurs. L'hémicycle régional a rassemblé près de 200 personnes, dont plus de 90 chefs cuisiniers, une réussite à la hauteur de l'enjeu.


Cette journée a été l'occasion de lancer le label régional « Self O centre » dans les lycées de la région : l'objectif est de créer un environnement agréable dans le restaurant du lycée(modernisation de l’architecture intérieure), l'engagement sur une Charte de Qualité (sécurité alimentaire, formation du personnel, éducation au goût, produits sélectionnés dans le respect de l’environnement, refus des produits comportant des OGM, encouragement à l’utilisation du BIO et les produits régionaux), harmonisation de l’offre de restauration scolaire en association avec les acteurs de la restauration qui souhaiteraient s’investir (proviseurs, parents, lycéens, chefs, ..). Le dispositif a été lancé et concernera dans un premier temps 19 établissements tests répartis sur toute la région, et représentatifs de la diversité des structures de formation (répartition territoriale, enseignement général, professionnel, agricole...). Certains établissements étaient déjà engagés dans une démarche autour du label, d'autres nous rejoignent.


Dans notre département, sont concernés le lycée Claude de France à Romorantin, le lycée hotelier de Blois, le lycée agricole de Blois-Areines et le lycée Ronsard de Vendôme.


Tous ces lycées testeront la mise en oeuvre du label, recevront des équipements mobiliers et éléments de décorations, seront accompagnés par nos services sur les modalités d'application et participeront au groupe de travail chargé d'adopter définitivement la charte qualité.

Dans l'objectif de créer un réseau d'échanges et de pratiques entre nos chefs cuisiniers, Thierry MARX, a accepté d’être présent pour annoncer officiellement son « parrainage » des chefs tout au long de cette démarche. Thierry Marx est chef au Relais et Château Cordeillan-Bages à Pauillac (2 étoiles au Michelin) et est fortement impliqué auprès des établissements scolaires. Il travaille également pour l'IUFM de Bordeaux.

J'aurai l'immense plaisir demain matin d'inaugurer le premier lycée labellisé Self O'Centre à 11h30. Il s'agit du lycée Blaise Pascal à Chateauroux (voir le communiqué de presse). A cette occasion, j'ai invité notamment tous les lycées qui expérimenteront Self O'Centre à venir découvrir le restaurant scolaire du 1er lycée pilote.

22 avril 2008

Bilan du déplacement en Allemagne avec la Région

J'ai pu faire récemment mon premier déplacement international et officiel en Allemagne, plus précisément dans le Land de Saxe-Anhalt avec lequel nous avons un accord de partenariat. Aux côtés du Président de la Région, j'ai pu faire le point sur notre coopération, dans le domaine notamment de l'éducation.

Bernard de Montferrand, l'Ambassadeur de France à Berlin nous a accueilli. Au cours de notre discussion, je lui ai parlé de l'importance des jumelages, et notamment de celui entre Vendôme et Gevelsberg. L'Ambassadeur a été particulièrement impressionné par la qualité et la durée de ce jumelage qui fêtera ses 35 ans cette année et par le fait que 350 vendômois se déplacent pour les festivités de cet anniversaire en juin prochain!
Au programme durant les 2 premiers jours, nous avons, après la rencontre avec l'ambassadeur, pris le chemin du Land de Saxe-Anhalt où nous avons été accueillis par le ministre-Président, Dr. Wolfgang Böhmer.
Nous avons également visité un lycée jumelé avec le lycée Jacques Coeur de Bourges. L'occasion aussi de retrouver sur place un groupe de lycéens de Bourges, venus en Allemagne grâce à notre dispositif de gratuité de voyage scolaire en Europe, Trans'Europe Centre.


A la suite du départ du Président de la Région, j'ai pris la tête de la délégation régionale et visité de nombreux établissements scolaires, écoles primaires, collèges et lycées désireux de nouer des partenariats plus forts avec nous.

Enfin, j'ai rencontré plus particulièrement Jan Hendrik Olbertz, Ministre de l'Education et de la Culture du Land. Nous avons posé les bases d'une coopération renforcée entre nos établissements scolaires. Nous avons par ailleurs parlé de la mobilité de nos jeunes et de leurs échanges, encouragé dans notre région via le Trans'Europe Centre.
L'échange a été fructueux et chaleureux, la preuve en est, au grand dam du protocole (!), l'échange a duré plus longtemps que prévu, ce qui augure d'une excellente coopération entre nos deux régions. Je m'apprête à l'accueillir fin octobre au Conseil Régional et j'aurai à coeur de le recevoir avec un programme d'échange aussi passionnant et fructueux.

En savoir plus:

- la présentation du land de Saxe-Anhalt sur le site de la Région


- le site de l'école de Barleben, jumelée avec l'école de Notre-Dame d'Oé, commune située en l'Indre-et-Loire (photo)

21 avril 2008

Feministes Afghanes

Du 21 avril au 7 mai, l'exposition "Féministes Afghanes" se tient à l'Hôtel de Région
L’exposition photographique qui vous est présentée dans nos murs prend la forme d’un arrêt sur image et sur ce pays, l’Afghanistan, qui, jusque dans les années 70, était perçu par le monde comme un véritable Eden sur terre.

Et pourtant, de part et d’autre de décembre 1979 - date de l’invasion soviétique - le sort réservé aux Afghanes a-t-il jamais été enviable ? Rien de moins sûr. Avant même de lutter contre le puissant voisin du nord, la frange la plus fondamentaliste de la société Afghane prenait déjà les armes contre le gouvernement qui prônait l’égalité en envoyant les filles à l'école ou interdisait la vente des femmes. Voilà déjà ce qui choquait ces hommes, les scandalisait ; les droits de la femme, ces mêmes droits contre lesquels ils se battent aujourd’hui encore.

Cette thématique qui nous est chère : Femmes en résistance ; à partir de laquelle Pierre-Yves Ginet a pu exercer son art de photoreporter, c’est un peu de l’esprit Negar qui entre à l’Hôtel de Région.
Les femmes qui font vivre cette association font preuve d’un courage hors du commun. Elles sont en 1ère ligne des représailles intégristes, notamment parce qu’elles dispensent un enseignement clandestin gratuit à destination des jeunes filles de Kaboul.

Donner et reconnaître aux femmes toute leur place, c’est également la raison d’être de l’association française « Femmes ici et ailleurs » qui œuvre pour la cause féminine de par le monde, pour la paix, la justice, la solidarité et le développement durable. C’est grâce à son travail que ce type d’exposition voit le jour. Elle s’en ira ensuite rejoindre les lycées de la région Centre et contribuera à faire de nos jeunes de véritables citoyens du monde.

Les scènes de vie afghanes, l’ensemble des photographies - figurant sur les 37 panneaux exposés - tirent l’essentiel de leur force d’un paradoxe ; en ce sens que leur beauté tranche singulièrement avec « l’insoutenable réalité » de ce pays.

Je suis heureuse d’accueillir l’exposition Féministes Afghanes et espérons que vous serez nombreux à en appréhender, certes l’esthétisme, mais au-delà de ça, la très perfectible réalité qu’elle nous livre... celle d’une condition féminine « en souffrance » sur laquelle nous ne devons pas fermer les yeux.
Le vernissage de cette exposition aura lieu ce jeudi 24 avril à 17h au Conseil Régional.

28 mars 2008

Retour sur le conseil municipal

Avant de m'absenter pour quelques jours du vendômois afin de participer à des déplacements à l'étranger (dans le cadre des zones de coopérations internationales de la Région), je reviens en quelques lignes sur le conseil municipal qui s'est tenu jeudi soir. L'objectif était d'entériner la position de la commune sur la proposition de carte scolaire par l'Inspection académique.

Je me félicite de l'unanimité des votes de notre conseil visant à refuser la proposition de carte scolaire. Je rappelle ici que cette nouvelle carte scolaire verrait la fermeture d'une classe à l'école Louis Pasteur et d'une autre, destinée à des enfants en difficulté, sur Anatole France. Pour des raisons pédagogiques, géographiques (les écoles sont situées dans des quartiers en difficulté), il s'agit bien là de démontrer l'incohérence de ce projet, alors que l'enjeu de la réussite scolaire pour tous est défendu au plus haut niveau.

Pour des motifs budgétaires, un plan massif de suppressions de postes d'enseignants est en marche forcée depuis quelques temps, atteignant cette année des propositions très préoccupantes: dans les lycées de notre région, ce sont 331 postes qui sont supprimés (1300 en tout en 3 ans). Dans le primaire, alors que la démographie reprend, les créations de postes ne suivent pas, pire on continue à fermer des classes: dans notre région, ce sont 1852 élèves qui seront accueillis en plus l'année prochaine, en face, ce sont 35 emplois qui sont créés**, le compte n'y est pas. Les classes continuent à fermer, les effectifs par classe s'élever au détriment de la réussite des élèves et l'accueil des enfants de moins de 3 ans s'effondre.
C'est à cela que nous nous opposons.

La méthode quant à elle est méprisante à l'égard des collectivités locales. Les communes sont sollicitées actuellement pour émettre leurs avis, quelques jours seulement après les élections. Manque de préparation, équipes fraîchement constituées, c'est dans une parfaite précipitation que tout cela se fait. Habituellement les cartes scolaires sont votées en janvier, là, il aura fallu attendre la mi-mars.
C'est à ce mépris que nous nous opposons.

D'ailleurs, je me demande bien quelles communes seront représentées le 4 avril prochain lors du Conseil Départemental de l'Education Nationale (CDEN*), chargé de voter la carte scolaire. Lorsque mardi 25 mars, j'ai souhaité demander auprès de l'Inspection Académique de notre département la nouvelle liste des membres du CDEN, je n'ai pu obtenir que les membres représentants la Région et le Département, la liste des communes n'étant pas réalisée selon les services.
Précipitation, c'est aussi à cela que nous nous opposons.

Faut il voir dans cette situation une nouvelle fois encore les effets néfastes de la politique menée au plus haut ? A l'évidence. Et avouons le, autant je me félicite de l'avis unanime voté lundi soir, cette expression ne pourra que mieux peser sur la décision finale, autant je ne comprend pas l''incohérence entre le soutien du groupe de M.Brindeau à la politique nationale qui définit les budgets et vote les lois et ses positions contraires sur le plan local.
Incohérence politique, refus d'assumer alors que la mobilisation des parents s'organise, ils nous répondront "être sans étiquette" et "agir au nom de l'intérêt général": dans ce cas là, il aurait fallu le même soutien contre la fermeture du Tribunal d'Instance de Vendôme.

Les mouvements de grève et de mobilisation vont se reproduire, notamment à Vendôme lundi soir devant la Sous-Préfecture à 17h30. Soyez y nombreux pour faire porter au plus haut notre voix.

Pour ma part, je serai absente de ce blog du 3 au 13 avril. A très bientôt.


* Le CDEN est composé de représentants des organisations syndicales représentants les enseignants, des associations de parents d'élèves et d'élus représentants communes, département et région. Je suis membre du CDEN comme représentante titulaire de la Région.
** chiffres communiqués lors du Conseil Académique de l'Education Nationale le 28 janvier 2008 à Orléans

26 mars 2008

Séance plénière du Conseil Régional

La prochaine séance plénière se tiendra dans l’hémicycle de l’Hôtel de Région sous la présidence de François BONNEAU,
les 27 et 28 mars prochains le public est invité à y assister


Voici les rapports qui y seront présentés (l’ordre de passage des rapports est donné à titre indicatif) :

Coopération décentralisée – Compte rendu d’activité 2007.

La politique régionale de coopération décentralisée aura été en 2007, à l’issue d’une phase de consolidation des stratégies, une année marquée par le développement et l’approfondissement des diverses activités conduites à ce titre. Cette politique s’est vue renforcée durant 2007 : avec un développement des relations vers les régions « partenaires » (zones prioritaires) de l’espace européen en ce qui concerne les coopérations éducatives, culturelles et artistiques, avec un approfondissement des programmes conduits dans les zones prioritaires situées au Sud, rendu possible par le rapprochement auprès d’autres partenaires (UNESCO, Union européenne…), avec de nouveaux partenariats envisagés en Inde et au Brésil (nouvelles zones prioritaires), avec une mobilisation accrue des services de la Région dans ce domaine et de nombreux efforts faits en région Centre en matière de sensibilisation et d’éducation aux valeurs de la solidarité et de la citoyenneté internationale, avec le concours de l'association « Centraider » présidée par mon collègue vendômois Frédéric TRICOT.

Communication sur l’état d’avancement de l’Agenda 21 régional.
Bilan intermédiaire sur la concertation

La Région Centre imagine son Agenda 21 (des priorités régionales pour un avenir durable), qui vise 2 principaux objectifs : la réalisation d’un cadre de référence permettrant d’organiser l’action de la Région dans une perspective de développement durable et l’élaboration d’un outil accompagnant de manière permanente l’amélioration des politiques de la Région. Pour ce faire, 11 « chantiers » ont été ouverts sur des thématiques précises, l’ensemble de la collectivité (Conseil régional, CESR et personnels administratifs) est associé, 44 réunions ont été organisées en 4 mois permettant à plus de 300 personnes de donner leur sentiment et de faire part de leur avis, un forum Internet a été mis en place pour les élus et le personnel, les comptes-rendus des réunions sont diffusés…
La Région privilégie une très vaste concertation pour imaginer et élaborer son « Agenda 21 : des projets pour le 21ème siècle ». D’ici à juin prochain, la concertation se poursuivra, avec les habitants et les partenaires de la Région. A l’issue de cette concertation, l’Agenda 21 régional sera présenté à l’Assemblée régionale pour être adopté. A la suite de ce vote, la Région lancera ses premières actions concrètes et mettra en œuvre les moyens destinés à faire de la Région Centre une « collectivité exemplaire ».

Parmi les actions qui pourraient voir le jour, suite à de nombreuses propositions émises : intégrer une démarche de développement durable dans l’offre culturelle et artistique en permettant l’accès à la culture pour ceux qui ne l’ont pas, grâce au renforcement de la desserte des lieux d’exposition ou de manifestations culturelles, par les transports en commun. Les offres culturelles pourraient aussi se développer là où elles n’existent pas : dans les gares, les entreprises, les lieux « fermés » (hôpitaux, prisons, maisons de retraite…).

De son côté, le Conseil régional veut montrer l’exemple en développant ses initiatives (économies d’énergie, achat durable, etc…) et associer ses partenaires.

Avec ce véritable projet collectif que va constituer l’Agenda 21 régional, la Région Centre s’inscrit pleinement dans une démarche responsable. En effet, la loi constitutionnelle relative à la Charte de l’environnement adoptée par la France le 28 février 2005 précise que « les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social ». La Région souhaite aussi accompagner très fortement les Pays, Agglos et les villes de la région qui s’engagent dans l’élaboration d’un Agenda 21.

Bilan et projets du Plan Régional de Développement des Formations (PRDF). 2008-2011 / Communication.
Le PRDF de la région Centre a été approuvé en décembre 2003, suite à un très large travail participatif et une vaste concertation. C’est dans ce domaine que la Région consacre plus de la moitié de son budget (Education et Formation), c’est son cœur de compétence et de responsabilité (lycées, écoles sanitaires et sociales, CFA, AFPA, CNAM, Espaces Libres-Savoirs, formation des demandeurs d’emplois, formation des salariés et des agents publics…).

« La formation tout au long de la vie » est ainsi devenue, en région Centre, une réalité. De nombreux dispositifs et de nombreuses mesures ont été mises en œuvre dans ce cadre, à partir des orientations du PRDF : accompagnement des jeunes en difficulté d’insertion et de formation, fort soutien aux formations du secteur sanitaire et social, mise en place d’un service public de conseil professionnel de proximité pour adultes, soutien à l’égalité homme-femme et à la double mixité, prise en compte du développement durable dans le secteur éducation-formation, etc…

Formation professionnelle pour les demandeurs d’emplois - AFPA / Proposition d’avenant prolongeant de 2 ans la convention Etat-Région-AFPA

La loi du 13 août 2004 (acte II de la décentralisation) prévoit que l’organisation et le financement, par l’Etat, des stages de l’AFPA (Association Nationale pour la Formation Professionnelle) seront transférés aux Régions au plus tard le 31 décembre 2008. Pour sa part, la Région Centre a décidé d’anticiper cette échéance et, comme lui permettait la loi, d’exercer cette nouvelle compétence depuis le 1er janvier 2006, dans le cadre d’une convention Etat-Région-AFPA. Cette convention se décline annuellement, pour fixer le programme d’actions de l’AFPA et les moyens financiers qui sont nécessaires. En 2007, les Régions ont demandé à l’Etat de prolonger d’une année le mode de prise en charge des actions de l’AFPA sous la forme d’une subvention afin de lui permettre de poursuivre son évolution. L’Etat a décidé de ne pas prolonger la période de transition, et de fait, de mettre l’AFPA, dès le 1er janvier 2009, dans le champ concurrentiel. L’ensemble des Régions maintient sa position ferme, afin de ne pas mettre en péril l’AFPA (véritable service public régional de formation)…

Avis de la Région sur les propositions du Rectorat relatives aux ouvertures et fermetures de formations professionnelles pour la rentrée 2008.
La carte des ouvertures et fermetures de formations professionnelles est proposées par le Rectorat à la Région pour avis. Ces propositions de l’Etat conduisent en grande partie à une réduction de l’offre de formation et de la qualité de l’encadrement éducatif et pédagogique contraire aux orientations du PRDF (Plan Régional de Développement des Formations).

Ces réductions sont préjudiciables à l’appareil de formation et à la formation des jeunes. En effet, à la rentrée 2008-2009, et pour la sixième année consécutive, le système scolaire de la région Centre sera amputé d’un certain nombre de postes d’enseignants (331 suppressions de postes, soit 1 300 postes supprimés depuis 2003 dans notre région)… La Région Centre est en désaccord avec cette proposition du Rectorat.

Carte régionale de l’Apprentissage pour la rentrée 2008

L’apprentissage est une compétence des Régions. Chaque année, la Région adopte la carte de l’apprentissage qui fixe les ouvertures et fermetures de formation des CFA et sections d’apprentissage. La carte proposée cette année, en cohérence avec le PRDF, propose un ajustement de l’offre de formation avec l’ouverture de 36 formations nouvelles, et pour tenir compte de l’évolution des diplômes et des effectifs, cette carte entérine la fermeture de quelques formations en région. Cette carte propose également la régionalisation du CFA de l’Association ouvrière des Compagnons du devoir (les sites de Tours et de Cepoy dans le Loiret).

En région Centre, l’apprentissage c’est : 38 CFA, 3 sections d’apprentissage, 19 376 apprentis et 482 pré-apprentis.

Développement de l’Aéroport Châteauroux-Centre : création d’une Société d’Economie Mixte pour viabiliser le foncier et l’aménagement de plateformes, pour accueillir des activités…La Région Centre s’est portée candidate au transfert de l’aéroport de Châteauroux-Déols. Cela s’est confirmé officiellement par un arrêté ministériel du 2 août 2007 (transfert effectif).

La Région concrétise son implication constante dans le développement de cet équipement qui constitue un vecteur d’attractivité pour le territoire régional et un outil de développement économique majeur pour le Sud de la région autour d’un projet industriel s’articulant sur la filière aéronautique. En effet, avec près de 200 entreprises qui représentent 16 000 emplois dont 9 000 dédiés au secteur aéronautique, l’industrie aéronautique régionale est une filière de pointe, performante et créatrice d’emplois. Cette industrie doit aujourd’hui relever de nouveaux défis.

Face aux futures mutations, la Région Centre, territoire de sous-traitance, doit se mobiliser pour maintenir son activité, développer l’outil de production et capter de nouveaux projets innovants. Parmi les chantiers engagés : le renforcement du potentiel industriel de l’Aéroport Châteauroux-Centre et de sa lisibilité à l’échelle nationale et internationale qui constituent une priorité pour la Région.

Pour ce faire, la Région va mettre en place une société d’économie mixte locale ayant pour objet l’aménagement, l’acquisition, la construction, la rénovation, la réhabilitation, l’entretien et la mise en valeur des immeubles, la gestion, la location et la vente de ses immeubles et toute opération y afférente, portant notamment sur les 40 ha de terrains nus, non viabilisés, réserves foncières acquises en bordure du site aéroportuaire, des acquisitions supplémentaires à proximité… pour optimiser le développement de l’aéroport.

25 mars 2008

Mobilisation contre la nouvelle carte scolaire

Les parents d'élèves de l'école Pasteur m'avait informée de leur volonté de bloquer leur école dès ce matin afin de protester contre le projet de carte scolaire. En effet, ce projet prévoit que cette école, située en REP, réseau d'éducation prioritaire, ferme une classe, ceci entrainant directement 3 suppressions de postes d'adultes (enseignant, assistant d'éducation et emploi vie scolaire) pour la rentrée prochaine.

Cette décision parait totalement incohérente au regard d'une part de la situation de cette école qui nécessite des besoins spécifiques avec l'arrivée régulière de primo-arrivants et des difficultés importantes pour l'apprentissage de la langue française.

Aujourd'hui, grâce à ce fort taux d'encadrement, les effectifs se situent autour de 20 élèves par classe... demain ils sont évalués à plus de 25, avec des hausses attendues compte tenu de la démographie. Notons que grâce à ce taux d'encadrement élevé aujourd'hui, la réussite scolaire est au rendez-vous, avec de nettes progressions des enfants sur les évaluations en CP.

Lorsqu'on parle de réussite scolaire, ambition inscrite semble t'il par le ministère de l'éducation nationale, on ne peut pas parallèlement appréhender le fonctionnement des écoles par une logique purement comptable: en France ce sont 11000 postes d'enseignants qui sont supprimés, 331 dans les lycées de notre région à la rentrée prochaine.

La mobilisation des parents et des équipes enseignantes ne faiblira pas, et ils devront compter sur les élus pour porter un message exigeant pour la qualité de l'enseignement au détriment d'une vision purement comptable. Membre du CDEN, conseil départemental de l'éducation nationale, je m'opposerai lors de la réunion du 4 avril à cette proposition de carte scolaire si elle n'évolue pas.

Une manifestation est prévue demain après-midi à Blois. Un conseil municipal extraordinnaire se réunira jeudi soir à 18h30 afin d'entériner l'avis de la commune sur le projet de carte scolaire.

22 mars 2008

1ere réunion du conseil municipal de Vendôme

Je dois avouer que cette première réunion du conseil municipal fut pour moi un moment fort. Des sentiments mêlés d'enthousiasme, d'appréhension, de responsabilité que je partageais avec grand nombre de mes colistiers nouvellement élus aussi dans cette instance municipale.

Côté public, c'était l'affluence des grands jours pour l'élection du maire. Daniel Chanet a présenté sa candidature et a été réelu avec 25 voix, contre 8 pour Pascal Brindeau.

Il a ensuite procédé à l'annonce de la liste des 9 maires-adjoints, la voici:
- Catherine Lochkart
- Frédéric Diard
- Béatrice Arruga
- Florent Grospart
- Edith Delion
- Paul Cruchandeu
- Mathilde Beauvallet
- Michel Boulai
- Jean-Philippe Mauclair
Pour en savoir plus sur cette nouvelle équipe, je vous renvoie sur le site de notre campagne.

Les délégations de chacunes et chacuns seront annoncées le 31 mars prochain lors d'un conseil municipal. Au préalable, le 27 mars, nous nous réunirons également avec comme ordre du jour unique la carte scolaire afin d'entériner notre avis à la veille du CTP.

En savoir +: NR du samedi 22 mars 2008 et NR du mardi 25 mars 2008(portraits des adjoints)

08 mars 2008

Journée Internationale des Droits de la Femme

Bien au-delà d'une journée dédiée aux Droits de la femme, c'est bien plus d'égalité qu'il faut parler, ici et dans le monde. Nous pourrions de manière ironique se dire qu'une journée par an c'est bien peu, car c'est tous les jours nous devrions être mises à l'honneur! Mais plus sérieusement, si cette journée existe, c'est bien parce que le long chemin vers l'égalité n'est pas encore accompli.

En tant qu'élue, c'est d'abord au champ politique auquel je pense. Nous aurons demain, hasard de calendrier des élections municipales et cantonales. Mais cette élection est, sur le plan politique, une première: les listes municipales, paritaires par obligation depuis la loi sur la mise en place de la parité mise en place sous le gouvernement Jospin, n'en restera pas là. Là où hier encore, les listes étaient par obligation paritaires mais au lendemain de l'élection, lorsque le temps était venu de composer une équipe d'adjoints, le déséquilibre revenait comme un réflexe, demain partout les maires élus devront faire une équipe à stricte égalité.
La loi sur la parité fut une loi portée par la gauche sous le gouvernement Jospin. Fallait-il une loi? Je fus de celles que cela a questionné. Comment une société ne peut-elle pas évoluer naturellement sans qu'on en passe par une loi? Mais à l'évidence, il le fallait, nous n'en serions pas là aujourd'hui.

La parité, c'est l'affirmation de l'égalité réelle, c'est la garantie du renouvellement de la représentation politique et l'avènement d'une nécessaire respiration démocratique.

Mais la loi ne résout pas tout: nous avons tous à l'esprit les réflexions déplacées du « qui va garder les enfants » ou de comparer « une élection à un défilé de mode » lors de la dernière élection présidentielle alors que pour la première fois dans l'histoire de notre pays une femme, Ségolène Royal, était candidate et en position de devenir Présidente de la République.

Et dans un parcours de responsable politique, qui d'entre nous n'a pas à raconter d'anecdotes ou de réflexions sexistes! Pour ma part, c'était en mai 2002 où candidate pour la première fois aux élections législatives ici, je parcourais toutes les communes de notre circonscription. Je me souviendrais toujours de cette journée où je fus accueillie dans une petite mairie de Beauce, par deux élus qui m'accablèrent de toutes les tares car moi femme, j'osais me présenter sur une circonscription rurale et agricole! Procès en incompétence évidemment, les femmes y sont toujours abonnées. Je peux dire que ce jour là, je ne fus pas accablée moralement : je fus convaincue que mon engagement ne cesserait pas, bien au contraire, ne serait-ce que pour faire évoluer les mentalités, bouger la société et faire vivre bien d'autres valeurs.

Dans ce long chemin vers l'égalité, je retiens aussi que le droit de vote accordé aux femmes ne remonte qu'à l'après guerre: il n'y a donc que 60 ans...


Et malgré toutes les avancées, droit à l'IVG, lois sur l'égalité professionnelle, congé de paternité..., que de contradictions tenaces et d’écarts encore persistants, que d’inégalités nouvelles qui se greffent sur les anciennes. Notre société doit plus que jamais défendre l'égalité pour tous :

- lorsque nous parlons de lutte contre le chômage, véritable fléau dans notre pays, nous savons bien que les premières victimes du chômage sont les femmes ;

- lorsque nous parlons de solidarité, d’action sociale, de services à la personne, d’une politique pour la petite enfance et l’enfance, nous savons bien que nous agissons pour les plus faibles, pour garantir à chacun des protections et qu’en matière de précarité, nous savons que 80 % des travailleurs précaires sont des femmes, que de très nombreuses femmes élèvent seules courageusement et difficilement leurs enfants ;

- lorsque nous voulons encourager les bonnes pratiques sociales et environnementales en contrepartie des aides octroyées aux entreprises comme nous le faisons en Région Centre, nous parlons notamment du droit d’accès à la formation professionnelle, et nous savons là aussi que ce sont les femmes qui sont le plus écartées de la formation professionnelle .


Le 8 mars, est aussi une journée internationale. S’il nous appartient de faire avancer les droits des femmes, chacun et chacune dans nos pays, nous savons bien que ce combat est aussi hors de nos frontières. Je dédis ces quelques lignes à Ingrid Betancourt, prisonnière de FARC, depuis six ans, elle, privée de sa vie de femme, de sa vie de maman, de sa vie de femme politique profondément engagée au service de son pays.




Lorenzo Bétancourt à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy
envoyé par 22marsproduction

07 mars 2008

De retour sur ce blog...

Je reviens (enfin) vers ce blog après (encore) une succession de problèmes: ligne ADSL coupée, puis changement (enfin) de fournisseur d'accès, retour (enfin) vers l'ADSL, et quelques minutes (aussi) de libres à l'issue d'une campagne électorale éreintante et d'un planning régional extrêmement chargé!

Je réalise que depuis le 11 février je n'ai rien publié de neuf ici, pourtant l'actualité a été bien chargée et j'aurais pu relater bon nombre d'informations via ce blog: notamment le 13 février la réunion de la commission Education de l'ARF (Association des Régions de France), une visite des lycées du Cher le 25 février, des inaugurations ou visites de chantiers dont notamment la demi-pension du Lycée Ampère à Vendôme, les ateliers du Lycée Augustin Thierry, la demi-pension du Lycée Beauregard à Chateau-Renault, mais aussi ma rencontre aujourd'hui avec une délégation des représentants syndicaux de l'usine ThyssenKrupp à la mairie de Vendôme . Je reviendrai dans les jours prochains sur certains dossiers cités.


Allez, cette fois-ci, mon fournisseur d'accès me promet une qualité de connexion.

11 février 2008

Un droit opposable pour la garde d'enfants...

C'était une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy : donner le droit aux parents d'attaquer les collectivités ne leur offrant pas de solutions pour faire garder leurs enfants.
Lors de ses vœux à la presse le 16 janvier, le ministre du Travail et de la Solidarité, Xavier Bertrand, avait promis le lancement dans le courant de l'année du droit opposable à la garde d'enfants. Confirmation récemment devant le sénat avec un calendrier précisé: un texte de loi sera soumis au Parlement dès 2009 pour une mise en œuvre à partir de 2012.

Comme pour le droit opposable au logement, il s'agit de permettre aux parents d'attaquer les collectivités ne leur offrant pas de solutions en matière de garde d'enfants. Selon Xavier Bertrand, instaurer dans cinq ans un droit opposable implique la création de 350.000 places de crèches et des solutions nouvelles comme les crèches interentreprises ou les jardins d'enfants.
Des spécialistes de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales) avancent quant à eux un chiffre un peu plus élevé de besoins non couverts, de l'ordre de 430.000, sur les 1.440.000 enfants dont les deux parents travaillent. Sans compter ceux dont l'un des parents a renoncé au travail, justement faute de garde.

Créer des places supplémentaires impliquera des besoins en personnels de crèches plus importants, le recrutement d'auxiliaires de puériculture étant aujourd'hui largement insuffisant et que les départs en retraite s'annoncent nombreux dans ce secteur d'ici 2015. Le plan petite enfance de novembre 2007 a prévu 40.000 places supplémentaires en crèche d'ici 2012, dont 4.000 en 2007 et 2008. On est loin du compte.

Cette annonce reste de l'ordre de la déclaration d'intention, non chiffrée en terme de moyens. Elle se situe dans un contexte de réductions massives du nombre de fonctionnaires, donc de puéricultrices, ou d'enseignants de maternelle (qui entraine le recul massif de la scolarisation ds enfants de moins de 3 ans). Le ministère donne à nouveau dans le transfert de charge envers les collectivités locales: la mission petite enfance dépend largement des communes qui affrontent en même temps la réduction de dotations de l'Etat et des transferts de charges .

Face à cette annonce aussi irresponsable, pourtant les chiffres parlent: depuis 2006, les aides au financement des places en crèche ont baissé et sont plafonnées augmentant ainsi très souvent la part des communes.
Aujourd'hui les sociétés privées qui créent et gèrent des crèches (avec un but lucratif) touchent plus que les communes grâce à des bonifications fiscales ou des exonérations que ne peuvent pas percevoir les communes.
Le plan Petite Enfance n'aide au financement que de 4000 places de crèches en France. Répartis sur toute le France, cela se traduit par quelques dizaines de places par département.

Loin des déclarations illusoires et des clivages, tout élu local ne peut que constater avec amertume qu'une fois de plus, nous assistons à un magnifique transfert de charge et de responsabilité de l'Etat vers les communes.

08 février 2008

Cumul des mandats: règles modifiées in extremis

En écho à un article récemment publié sur le blog de Christophe Marion (intitulé Cantonales), je viens de lire cette proposition de loi initiée par des députés UMP visant à modifier in extremis la loi électorale, avant le scrutin de mars prochain. A quelques semaines du rendez-vous électoral, la proposition de loi vise à aménager le code électoral en cas de cumul.

La loi du 31 janvier 2007 oblige déjà tout candidat aux cantonales à se présenter avec un suppléant de l'autre sexe. Elle prévoit que le suppléant devienne conseiller général si le titulaire meurt ou s'il cumule plus de deux mandats locaux, ou deux mandats locaux et un mandat de député européen. Ce système évite une élection partielle et permet aux femmes, souvent suppléantes, d'entrer plus nombreuses dans les conseils généraux, où elles ne représentent pour l'instant que 9,3 % des élus.

Le texte prévoit d'étendre ce système : un député ou sénateur également détenteur d'un mandat local (sauf celui de conseiller municipal d'une commune de moins de 3 500 habitants), s'il est élu conseiller général, pourra démissionner de ce dernier mandat et être remplacé par son suppléant. L'objectif affiché est de promouvoir la parité et de limiter les élections partielles.

L'objectif non avoué est bien de limiter les scrutins partiels, ou plutôt de s'en protéger car ils sont aujourd'hui peu favorables à la droite à l'image de ce qui s'est passé la semaine dernière à Chartres (au passage, j'en profite pour féliciter chaleureusement Françoise Vallet) où les élections partielles législatives ont été remportées largement par la gauche...
On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Cf: article paru dans Le Monde daté du 5 février

03 février 2008

Vendôme a désormais son timbre

Affluence record hier à la Chapelle Saint-Jacques pour le lancement du premier timbre à l'effigie de Vendôme. Il a vu le jour à l'imprimerie du timbre poste à Périgueux le 23 novembre dernier et a été édité à plusieurs millions d'exemplaires.

Ce timbre est l'oeuvre de l'artiste Yves Beaujard, graveur originaire de Saint-Aignan. Il a été réalisé en "taille douce" et appartient à la famille des "beaux timbres" très prisé semble t'il des collectionneurs. A noter qu'Yves Beaujard est également l'auteur de la nouvelle marianne.

Voir les autre photos du lancement officiel du Timbre de Vendôme

30 janvier 2008

Conseil Académique de l'Education Nationale (CAEN)

Lundi dernier, se tenait en présence du Préfet de Région et du Recteur de l'Académie Orléans-Tours, le CAEN. A l'ordre du jour notamment la carte des formations pour la rentrée 2008 et la généralisation du BAC PRO en 3 ans.

Texte de mon intervention:

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Recteur,

Avant toute chose, il me semble utile de rappeler les orientations de la Région Centre en matière de formation et d’éducation dans le cadre de ce débat qui s’ouvre sur la carte des formations et la mise en œuvre du BAC PRO 3 ans.
La région a ainsi défini 7 actions prioritaires dans le plan régional de développement des formations (PRDF) adopté en décembre 2003 :
  1. Élaborer la carte des formations professionnelles initiales et continues et sa déclinaison en schémas territoriaux
  2. Mettre en place un service public de proximité pour l’acquisition et la maîtrise durable des savoirs de base
  3. Conception et mise en place progressive d’un dispositif régional d’accompagnement des jeunes ayant des difficultés d’insertion et de formation
  4. Favoriser la formation dans le secteur sanitaire et social
  5. Mettre en place un service public au conseil professionnel
  6. Mixité et égalité professionnelle homme / femme
  7. Développement Durable
Concernant la carte des formations initiales, la région a mis en place 4 orientations majeures :
  1. Améliorer pour tous le niveau des qualifications et des compétences,
  2. réduire fortement le nombre de jeunes qui quittent le système éducatif sans qualification reconnue,
  3. Moderniser et mettre en synergie les dispositifs de formation, en régulant l’évolution des capacités, tout en évitant les « concurrences sauvages »,
  4. répondre aux enjeux de développement des territoires et contribuer à leur dynamisme économique.

La stratégie de la Région est de rechercher la cohérence et la complémentarité en tenant compte
de la baisse démographique, de l’évolution des emplois par secteur professionnel, des spécificités territoriales et en privilégiant l’offre de filières au sein des établissements

Vous l’aurez compris, l’action de la Région est une action concertée qui cherche un équilibre durable. Nous voulons œuvrer pour l’élévation du niveau de qualification des jeunes et faire en sorte qu’aucun jeune ne sorte sans formation professionnelle.

Cependant, tous ces efforts pourraient se retrouver mis à mal par les inquiétudes que provoque la réforme du Baccalauréat professionnel 3 ans que le Ministre de l’Education Nationale a la volonté de généraliser dès la rentrée prochaine
Le 29 octobre dernier, en effet, le Ministre demandait au rectorat d’Orléans-Tours, comme aux autres rectorats, de s’engager rapidement vers la suppression d’un minimum de 50% des BEP de certains secteurs en les remplaçant par des baccalauréats professionnels en 3 ans dès la rentrée 2008. Cette réforme imposée par le haut concernera pourtant 1800 élèves de notre Région.
Dans ce contexte, les mesures envisagées par le rectorat sont de deux ordres :
  • la transformation de 90 sections de BEP en Bac pro 3 ans (et 7 CAP). Au total 2 356 places de BEP sont transformées en 2 192 places de Bac Pro et 99 places de CAP soit un solde négatif de 65 places.
  • la suppression de 261 places de niveau 5 et 4 qui se répartissent de la manière suivante : 93 places de niveau 5 et 168 places de niveau 4.

Les questions que posent la généralisation du bac pro 3 ans
Si la réforme semble devoir être mise en œuvre, de nombreuses questions n’ont toujours pas de réponses, et toutes les inquiétudes ne sont pas levées

La méthode, d’abord sur la réforme du BAC PRO 3 ans: je regrette l’absence de concertation avec les collectivités face à cette mise en place de manière quasi généralisée: la prudence et le temps auraient été pourtant nécessaires

A l’écoute des inquiétudes formulées par les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves, nous entendons les risques de déstabilisation de l’architecture de notre système éducatif avec la mise en place de cette réforme.

La prudence est pourtant nécessaire. A ce titre, un rapport de l’Inspection de l’Éducation nationale évaluant en 2005 l’expérimentation du bac pro 3 ans constatait que « le parcours en 3 ans n’est qu’un élément de réponse qui ne concerne qu’une faible partie des publics » ajoutant « qu’il y a lieu de souligner qu’une grande majorité d’élèves ne peut pas suivre un parcours vers un bac en 3 ans au terme du collège et à ce titre ils ne doivent pas être oubliés, en fermant trop rapidement les sections de BEP ».

La généralisation des BAC PRO en 3 ans et les élèves en difficultés (cf : rapport de l’IEN)

Le Bac Pro 3 ans, nous dit-on, permettrait une élévation du niveau de qualification, ce que nous souhaitons et partageons tous ici. Mais en réalité, nous savons aussi que tous les jeunes qui faisaient un BEP suivi d’un Bac Pro en 4 ans ne pourront pas réussir le bac pro en 3 ans. Nous pouvons donc craindre que loin d’améliorer l’enseignement, la réforme pourrait entrainer des sorties sans qualifications et donc une augmentation des échecs. Pouvons-nous prendre un tel risque ?

De fait, la suppression des BEP risquerait d’avoir l’effet inverse : accentuer l’inégalité entre élèves. Aujourd’hui, le BEP permet à certains élèves de se réorienter vers les filières technologiques, grâce à une passerelle dénommée « classe d’adaptation », puis de poursuivre vers le supérieur, notamment en BTS. Le bac pro n’offre pas cette possibilité de poursuite des études, sauf pour les détenteurs d’une mention. La suppression des BEP implique de fait la suppression des classes d’adaptation. La conséquence concrète d’où notre inquiétude est qu’il y aurait moins de chance de réussite pour les élèves en difficulté.

Le bac pro 3ans pose aussi des questions pédagogiques et d’orientation :
  • Qu’en sera-t-il des jeunes en difficultés qui ne pourront pas intégrer la filière 3 ans et se verront contraint d’aller vers un CAP ?
  • Quelles sont les filières alternatives pour les jeunes qui ne seront pas admis dans ces filières 3 ans ?
  • Quelles sont les modifications pour les autres opérateurs de formation tels que les établissements privés et les CFA ?

Carte des formations : le risque induit par la fermeture de certains BEP avec fragilisation de certains établissements situés en milieu rural

On le voit, l’efficacité de la réforme est loin d’être totalement prouvée, en tous cas elle pose de nombreuses questions. Et la fermeture des BEP est bien une conséquence concrète de la réforme.

Plus précisément, la réduction massive des BEP dès cette rentrée 2008 modifie profondément la carte des formations.

Selon nos prévisions, la rentrée 2008 sera marquée par d’importantes surpressions de places pour les élèves qui toucheront la plupart de nos établissements. Parmi les établissements les plus concernés, citons :
  • Le LP Beauregard à Château Renault (qui perdrait 15 places)
  • Le lycée Rabelais à Chinon (qui perdrait 18 places)
  • Le LP Jean Moulin à Saint Amand Montrond (qui perdrait 20 places)
  • Le lycée Silvia Monfort à Luisant (qui perdrait 20 places)
  • Le LP Mermoz à Bourges (qui perdrait 23 places)
  • Le lycée Brisson à Vierzon (qui perdrait 23 places)
  • Le Lycée Pasteur au Blanc (qui perdrait 30 places)
  • Le LP Dolto d’Olivet (qui perdrait 30 places)
  • Le LP de Saint Aignan (qui perdrait 33 places)

Cette énumération a pour but de bien nous faire prendre conscience de l’impact concret de cette réforme.

Beaucoup de ces établissements sont situés sur des territoires fragiles. Pourtant ils contribuent à l'animation locale et créent de l'activité.

Beaucoup de ces établissements ont des effectifs faibles mais offrent une qualité d'enseignement et un encadrement adapté, personnalisé au sein de structures de moyennes tailles. Ce type d'accompagnement permet à des jeunes en difficulté de poursuivre leur parcours scolaire vers la réussite. La mobilité vers d’autres établissements n’est aujourd’hui pas une réalité devant les difficultés financières des familles et le blocage, quasi « culturel » de certains jeunes face à cette mobilité. Les établissements de proximité sont aujourd’hui une réponse pour lutter contre le décrochage scolaire que nous avons en Région Centre.

Enfin, nous venons d’adopter le PPI qui fixe le guide d’action de notre collectivité sur les établissements de notre région. On ne peut ignorer l’impact de la carte des formations, si elle devait être ainsi modifiée, sur ces projets d’investissements.

Un contexte et une volonté nette de réduire les moyens accompagnent cette réforme et cette carte pour la rentrée prochaine: la région s'inquiète et se questionne

Enfin, soulignons la volonté du ministère de réduire les moyens qui accompagnent cette réforme. Devant ces réductions, la Région se questionne et s’inquiète :
  • la continuité des formations semble menacée
  • la réduction des effectifs entrainerait une plus grande précarité des enseignants. En 2007, sur des secteurs comme le Loiret, il n’y avait aucune place vacante dans ce département et de ce fait de nombreux élèves se sont retrouvés sans solution.
  • La suppression de postes intervient à un moment où justement la mobilisation pour les élèves en grande difficulté est indispensable

Pour conclure, si nous sommes d’accord pour expérimenter ces bacs pro 3 ans à partir de l’analyse des situations locales et avec l’accord indispensable de la communauté éducative et des conseils d’administration, il ne nous paraît pas pertinent de les imposer et de les généraliser alors qu’ils n’offrent toutes les exigences que nous souhaitons pour les jeunes de notre région.

Par mon propos, j’ai souhaité exprimer la très forte préoccupation du Conseil Régional.

26 janvier 2008

Les forums et salons d'orientation, un outil indispensable pour les jeunes de notre Région

Cette année encore, la Région Centre fait éclore 12 forums et salons d’orientation aux quatre coins de son territoire.

Face à un taux de chômage particulièrement élevé chez les jeunes et un taux de décrochage scolaire important, l'organisation de ces forums sur tout le territoire régional est essentielle.

Notre Région sait combien il peut-être difficile pour une jeune femme ou un jeune homme d’arrêter son choix sur telle ou telle carrière professionnelle. En finançant cette année encore 12 forums et salons d’orientation sur l’ensemble du territoire, nous les accompagnons jusqu’au seuil de la décision dont dépendra peut-être le reste de leur vie professionnelle.

C’est Orléans qui a donné le coup d’envoi de l’édition 2008. Le 11 janvier dernier, les collégiens avaient rendez-vous au Parc des Expositions à l’occasion du Carrefour des Métiers et des Formations. J'ai inauguré ce salon aux côtés du Président de la Région, François BONNEAU.
J'ai également inauguré le salon de Tours puis de Chartres hier. Je serai présente le 7 février à celui de Vendôme, le 8 à celui de Blois et le 4 mars à Romorantin.

Cette édition 2008 est marquée par un « clin d’oeil » à l’Europe. A cet égard, le stand « Information - Jeunesse » présente les dispositifs régionaux - « Trans’Europe Centre », « Mobi-Centre » etc. - facilitant les mobilités européenne et internationale.

Le stand « Information - Orientation - Accompagnement » met l’accent sur l’égalité et la mixité, cassant ainsi les préjugés des métiers réservés aux femmes ou aux hommes.

Enfin, l’Espace Région Centre mise sur l’égalité des chances : toutes les mesures en faveur de la jeunesse y sont présentées dont une nouveauté « Lycéens Citoyens » (aide financière pour un projet éducatif initié par les lycéens et leurs professeurs).

Mais un salon, ça se prépare.
Que vous soyez collégien, lycéen ou étudiant n’attendez pas le jour J pour vous interroger sur les possibilités d’avenir ou sur vos aspirations à devenir prof, fleuriste, infirmier (e), commercial, journaliste, etc.
Les sites www.etoile.regioncentre.fr ou www.onisep.fr permettent de préparer les visites des forums.