17 juillet 2007

Un été haut en couleurs au Manoir de la Possonnière

J'étais aujourd'hui au vernissage d'une exposition organisée conjointement par les associations des Promenades photographiques (représentée par Odile Andrieu) et Pierre de Ronsard (Marie Lefert est la Présidente) dans le cadre du magnifique Manoir de la Possonnière, la maison de Ronsard.

La saison 2007 de l'association Pierre de Ronsard a pour thème l'Orient. Concerts, expositions de costumes, films se succèdent de juin à octobre pour enchanter petits et grands. Les costumes sont particulièrement magnifiques, vous ne serez pas déçus par le détour...

Aujourd'hui, le regard se portait sur un fonds photographique de Loïc Vizzini, jeune photographe, qui a choisi de suivre la route de la soie. Les clichés viennent ainsi du Pakistan, de Chine ou de Mongolie.

A noter enfin que le Manoir a été récemment rénové, grâce notamment à des fonds de la Région (dans le cadre du Contrat de Pays) qui se sont élevés à 75000 euros.

PS: d'autres photos sont en ligne sur l'album. Merci à Justine pour ce 1er essai!

16 juillet 2007

Compte-rendu de la dernière commission permanente

Vendredi dernier avait lieu la dernière commission permanente avant la treve estivale bien méritée. Cependant, même si les réunions se raréfient, notre présence aux diverses manifestations publiques, associatives ou culturelles continue. Cérémonie du 14 juillet, vernissage à Couture mardi prochain, lancement du festival des contes Epos prochainement.

La commission permanente était dense, près de 150 dossiers à parcourir. A noter aussi l'arrivée d'un nouveau membre, après le départ de Philippe Vigier, UDF, récemment élu député. Il ne siégera plus à la Commission permanente mais reste élu au conseil régional. A l'UMP, Hervé Novelli, désormais au gouvernement, a profité de sa dernière visite très médiatisée au conseil régional pendant la séance plénière pour annoncer sa démission. Son remplaçant n'était quant à lui pas présent vendredi.

Parmi les dossiers, je retiens ceux-ci en commençant par le dévelloppement économique, essentiel sur notre territoire à travers par exemple l'aide à la création d'une entreprise sur Naveil spécialisée en plomberie-chauffage (EI Entreprise Jérôme Maillé) à hauteur de 2500 euros et la même somme en avance remboursable.
Je me félicite aussi de la concrétisation de notre partenariat avec la Maison Botanique, située à Boursay, à travers l'aide à la consolidation de 2 emplois Cap Asso, pour un montant financier de 49500 euros.

Et en cette période estivale, la Région n'oublie pas d'apporter son aide aux associations qui mènent des actions caritatives de premier ordre, je veux parler évidemment du Secours Populaire qui s'évertue chaque année à proposer une journée de vacances à ceux qui n'en n'ont pas. Le Secours Populaire de Loir-et-Cher reçoit dans cet objectif une aide de 7200 euros.

Période estivale rime aussi avec festivités en tout genre, en ce sens, les projets culturels présentés lors de cette commission permanente furent nombreux! Le festival de Montoire est comme chaque année aidé financièrement. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un festival international de folklore de grande qualité, une pointure dans le domaine. Pour ce festival, la Région aide à hauteur de 3050 euros. A noter que l'autre seule collectivité publique qui aide ce festival est la commune...

Autre évènement, le deuxième du genre, mais une première subvention accordée par la Région: c'est le festival Zinc de Livres, qui aura lieu les 8 et 9 septembre prochain à Vendôme. Cet évènement est, pour les amoureux du livre, à ne pas manquer car c'est une occasion unique de rencontrer les auteurs, échanger avec eux, faire dédicacer vos livres et tout cela se déroule partout dans la ville, dans les différents bars.

A noter enfin, une subvention à laquelle je tiens car, ayant assisté à la dernière assemblée générale, j'ai considéré qu'il était essentiel que notre Région participe à cet évènement de grande envergure. Il s'agit du colloque sur le bicentenaire de la mort du maréchal Rochambeau, organisé par la Société Archéologique du Vendômois. La subvention s'élève à 6000 euros.

Comme festivités rime aussi, à mon avis (!), avec "découverte de notre patrimoine alimentaire", je note aussi l'aide à un institut qui ne demande qu'à être connu: l'Institut Européen d'Histoire et de Cultures de l'Alimentation. Cet institut dépend directement de l'Université de Tours, chère à mon coeur, un lieu où j'ai passé de belles années d'études en Histoire. Présidé par l'un de ses professeurs émérites, un pilier de l'Université, Maurice Sartre, professeur passionnant d'histoire ancienne, l'institut a vocation de promouvoir la gastronomie et ses traditions, qui sont autant culturelles que sociales.

Et quand l'histoire rejoint le présent, je me dis que cet institut de recherche a de belles opportunités devant lui, nous avons un patrimoine culinaire et viticole local qui doit être encouragé à travers notre offre touristique. Pour cela, rien de tel que des initiatives "originales", et nul doute, le Vendômois peut en être le lieu idéal!

05 juillet 2007

Du côté de l'Assemblée nationale

J'étais hier à Paris pour une réunion qui se tenait à l'Assemblée nationale, haut lieu de la politique française. Belle occasion pour y parler d'avenir, notamment celui de la gauche, en particulier celui du PS.

L'occasion aussi de constater que le groupe PS des députés bouge, évolue et s'organise, il rassemble d'ailleurs aujourd'hui bon nombre de nouveaux députés. La réelection du président sortant a manqué d'originalité, elle a eu le mérite de sauvegarder l'unité du groupe et la garantie d'un travail parlementaire différent et audacieux. La création d'un gouvernement bis est à mon sens l'initiative qui va permettre aux socialistes de s'exprimer et reconstruire l'offre politique, le PS, en tant qu'appareil politique, ayant quant à lui préféré le repli sur lui-même et l'immobilisme lors de son dernier conseil national.
Ce gouvernement bis rassemble des talents, s'émancipe enfin des courants dont plus personne ne veut et qui ressemblent plus à des écuries présidentielles qu'à des initiatives constructives, et sera à observer de près pour ceux qui aujourd'hui s'inquiétent du devenir de la famille socialiste. La réorganisation du groupe est l'élément fondateur de ce travail parlementaire, travail que chacun devra suivre, l'outil existe, il suffit de se rendre sur le site internet du groupe PS.

J'observe aussi qu'aujourd'hui un appel a été lancé par 15 de ces nouveaux députés. Ils sont issus de tous les courants. On y retrouve notamment 2 députés de la région Centre, Jean-Patrick Gille et Marisol Touraine. Initiative à suivre aussi.

28 juin 2007

Séance plénière au Conseil régional

Aujourd'hui se tient la séance plénière du Conseil régional. Cette séance est placée sous le thème budgétaire et sur des sujets liés à l'aménagement de notre territoire:



- bilan d'execution du contrat de plan Etat-Région 2000-2006

- convention d'application du volet territorial du contrat de projets Etat-Région 2007-2013

- conventions Région-Départements (pour le 18, 28, 41 & 37)

- et une communication sur les aides attribuées par les collectivités territoriales aux entreprises

Sur la convention avec le département du Loir-et-Cher, je retiens notamment:

- qu'elle affirme, enfin, nos priorités (la précédente étant axée principalement sur la construction des routes ce qui n'était pas de notre compétence et rendait d'autant moins notre action lisible))
- qu'elle confirme la volonté de conforter la coopération avec d'autres collectivités dans le but d'un dévelopement harmonieux et équitable de notre territoire
- que son élaboration repose sur la concertation, soulignée d'ailleurs lors de la dernière commission permanente du conseil général de Loir-et-Cher qui s'est réunie la semaine dernière


Je retiendrai 3 points qui me semblent essentiels, avec les particularités de notre département:

1- c'est l'accent fort mis sur l'accueil des personnes agées, sujet sur lequel j'ai eu à de nombreuses reprises eu à m'exprimer au sein de notre assemblée.

En Loir-et-Cher, la population est plus agée que la moyenne nationale (25% a plus de 60 ans contre 20% au niveau national, et 10% a plus de 75 ans contre 7% sur le territoire national.
Notre département continue son inexorable vieillissement puisque le nombre des plus de 60 ans progresse plus vite que les autres tranches d'âge (les cantons du nord du département et ceux de la vallée du Cher sont notamment les plus concernés).

Au niveau national, l'ensemble des professionnels de santé estiment les besoins en structures d'accueil et d'hébergement des personnes agées à 30-40 000 places, notre département ne fait pas exception à ce manque manifeste. Aujourd'hui, notre département accuse un retard important. Les nouvelles créations, 341 places inscrites dans cette convention, vont donc dans le bon sens.
Je note aussi que ces 341 lits concernent des structures réparties équitablement sur notre territoire, en milieu rural (Savigny sur Braye) comme urbain (Vendôme ou Romorantin). Il est effectivement primordial, en vue d'offrir une qualité d'accueil et de soin équitable sur le territoire et à l'écoute des besoins exprimés par les bénéficiaires de promouvoir une offre diversifiée.
Pour le projet concernant le foyer logement l'Oasis, situé à Vendome que je connais bien, ce projet répond aux attentes de la municipalité et de l'équipe de direction de l'établissement que j'ai pu rencontrer lors de ses dernières portes ouvertes. Cette convention entre nos collectivités permet enfin de trouver une issue positive à ce dossier.

2- Je retiens aussi un engagement très fort pour le développement économique, qui représente près de 40% de l'envelloppe globale. La Zac des Portes de Chambord constitue un des axes fort des moyens déployés par les puissances publiques pour développer un territoire hier sinistré par la fermeture de l'usine Epeda en 1999 entrainant la suppression de plusieurs centaines d'emplois.
Aujourd'hui, avec le nombre de m2 libérés et avec une situation exceptionnelle de la commune de Mer, située sur l'axe de l'A10, le choix de développer cette zone est essentiel. Il a été déjà beaucoup soutenu dans le cadre du précédent contrat de pays Beauce Val de Loire où il représentait près de 50% de l'envelloppe financière.
Il me semble toutefois important de promouvoir des zones d'activités qui répondent réellement à des besoins complémentaires et non menaçants à l'égard d'autres zones d'activités économiques.
Un ex: la plateforme de colis de La Poste, techniquement performante, a été récemment inaugurée mais n'a pas crée réellement d'emplois nouveaux. Elle a regroupé des salariés issus d'autres sites et supprimé par conséquent des centres de tris situés sur d'autres zones de notre département. L'orientation de la ZAC des Portes de Chambord est basée sur les activités de logistiques, là aussi, couteuses en espaces et peu créatrices d'emploi.

3- Je me réjouis que développement économique et l'activité « logistique » rime avec le ferroutage, 3e point valorisé par cette convention.
Sur la ZAC de Mer comme sur le site de Giat Salbris, c'est ce mode de transport qui est valorisé. Ce choix va pleinement dans le sens de nos priorités pour un développement économique durable, respectant l'environnement et utilisant des modes de transports moins polluant.
Sur ce même theme, le projet d'intermodalité en gare de Blois va dans le même sens. Projet ambitieux et novateur, incontournable aussi pour le développement de cette gare. Cependant, si ce projet couteux peut aboutir, il en va de l'effort financier de tous, c'est ce que permet cette convention.
Mais il en va aussi d'une volonté politique forte, mais là, il semble qu'il ne soit pas la priorité de la ville de Blois et de la municipalité actuelle. A moins que les élections en 2008 ouvrent de nouvelles perspectives, mais là, c'est un autre débat...!

24 juin 2007

Un conseil national, sans surprise

La presse l'annonçait depuis des jours, finalement c'est arrivé, le CN s'est réuni et un "calendrier" a été adopté. Un conseil sans surprise, d'ailleurs la présence de la presse écrite, autorisée à assister à toute la réunion (fait très rare) plantait d'emblée le décor.

Je retiens aussi une ambiance particulière, tournée à la fois vers le passé récent, la présidentielle et son lot de critiques souvent sévères à l'égard de notre candidate et des perspectives sur notre avenir commun, chacun en appelant à la RENOVATION. Le site du PS annonce que les différentes interventions seront en ligne à partir de lundi, chacun pourra donc les consulter.


Segolene Royal était la grande absente, ce que je regrette car cela en a rajouté sur le lot de critiques d'un conseil national qui ne compte pas en majorité ses supporters.


Sur le dit-calendrier, un impératif, ne pas entraver le processus de préparation des élections municipales et cantonales qui auront lieu au printemps prochain. A la place des forums, 3, sur des thématiques larges, rien de très nouveau mais des débats à organiser et auxquels j'espère le plus grand nombre sera amené à participer. Je ne connais pas les modalités de ces forums, il serait souhaitable qu'ils soient ouverts le plus largement à la société, et non concentrés sur seuls les adhérents du PS.

Autre annonce: la création d'une commission de la rénovation du PS. De quoi oublier qu'une des grandes nouveautés du dernier congrès fut la création du secrétariat national à la rénovation du PS, animé par Barbara Romagnan qui avait rendu visite l'an dernier aux militants du Loir-et-Cher. La voici désormais sans mission, son secrétariat, déjà doté d'aucun moyen de fonctionnement se retrouve remplacé par une commission ad-hoc. Absente hier elle aussi, je pense que cela n'était pas que du hasard.


A noter enfin 2 interventions fortes de 2 membres de la direction nationale du PS, Gaetan Gorce et Manuel Valls qui se désolidarisent désormais de cette stratégie de l'immobilisme. A l'heure du vote, une partie des membres du CN
ne souhaitant pas y participer s'était volatilisée, l'issue du vote étant quant à elle connue d'avance compte-tenu de la composition de l'assemblée.
Je fus de ceux-là.

22 juin 2007

Un artiste en résidence au lycée agricole de Vendôme

Vendredi 15 juin marquait la fin de la présence durant plusieurs mois d'un artiste au sein du lycée agricole d'Areines. Une expérience suffisamment innovante et rare pour être soulignée, puisque très peu d'établissements de notre région participent à cette opération.

Parmi les axes majeurs de l’action de la Région en matière culturelle, figure sa politique de développement des pratiques artistiques et notamment des pratiques amateurs.

La Région a engagé, depuis 2005, une politique de soutien à des résidences d’artistes en milieu scolaire, qui contribue efficacement à la sensibilisation des jeunes aux pratiques artistiques, convaincue que sa mission est aussi de former des citoyens libres et éclairés. La culture est par essence, questionnement sur soi et ouverture aux autres et au monde.

La Région a ainsi mis en place plusieurs dispositifs en faveur des lycéens et apprentis pour favoriser l’égalité des chances dans l’accès à la culture. L’accueil d’artistes en résidence en fait partie aux cotés des dispositifs comme aux arts lycéens et apprentis, comme je le relatais dans un billet précédent ou le chéquier Clark.

Vendredi dernier, l'artiste nous a présenté ses oeuvres, des scultptures faites avec des plaques de platre, disséminées dans le parc du lycée. Ce fut aussi l'occasion pour moi de rencontrer, une fois de plus, une partie de l'équipe enseignante de ce lycée atypique de notre région, qui innove par bien des points.

A noter que le montage financier de ce projet est le suivant: 3500 euros par la Région, 3500 euros par la DRAC et 6000 euros par le lycée.

21 juin 2007

L'Histoire du Vendômois: l'ouvrage est désormais sorti!

Evènement hier au Minotaure! La nouvelle édition de l'histoire du Vendômois est sortie. C'est un ouvrage magnifique, écrit à 15 mains, historiens, géologue qui se sont réunis sous l'égide des Editions du Cherche Lune.
Sur le site de cette maison d'édition associative, on peut lire ceci:

Un rendez-vous à ne pas manquer !

Clin d'oeil du destin sans doute, c'est aux Rendez-vous de l'Histoire de Blois que voici plus de trois ans, Jean VASSORT et Jean-Jacques LOISEL - coauteurs de l'Histoire de Vendôme et du Vendômois (Ed. Privat, 1984), ouvrage épuisé depuis des années - ont décidé de se lancer dans cette véritable aventure qu'est la réalisation d'un ouvrage de synthèse sur le riche passé historique du Vendômois, rendant accessible à un large public les recherches menées depuis un quart de siècle, même les plus pointues, tout en étant attrayant grâce à une iconographie et à une mise en page de qualité.

Deux personnes n'y pouvant suffire, un collectif d'historiens, pratiquement tous de la région ou y ayant de solides attaches, s'est attelé à la tâche avec autant d'enthousiasme que de compétence, enrichissant même significativement le contenu du projet initial. Ce fut le second rendez-vous réussi. Le troisième était avec l'association des Editions du CHERCHE-LUNE : travaillant à la mise en valeur du patrimoine vendômois par le livre, elle a pu mettre à disposition du projet une expérience de 17 années et bientôt 50 titres, une base iconographique importante, un réseau relationnel efficace dans la recherche documentaire. De solides habitudes de travail en commun avec l'équipe de conception graphique ont également produit les meilleurs effets.

Le dernier rendez-vous est avec vous, le PUBLIC : car tous ces efforts fournis depuis plusieurs années n'auront de réelle valeur que si de nombreux lecteurs acceptent d'en goûter les fruits. Nous avons bon espoir, pour plusieurs raisons : 1) L'expérience nous a montré que les Vendômois, natifs ou d'adoption, aimaient beaucoup leur petite région, étaient conscients et curieux de la richesse de son histoire et de son patrimoine ; 2) Sans vanité aucune, chaque acteur de cette aventure d'édition a donné le meilleur de lui-même ; 3) Le caractère exemplaire de cette histoire régionale devrait lui attirer un public bien au-delà des horizons vendômois.

SOMMAIRE

Préface de Daniel CHANET, maire de Vendôme, président de la Communauté de communes du Pays de Vendôme.

Avant-propos de Jean-Jacques LOISEL et Jean VASSORT, coordinateurs de l'ouvrage.

Le pays vendômois : Les contours du Vendômois - Le Vendômois au fil des siècles - Le Vendômois dans l'espace national - Le Vendômois et les Vendômois, d'hier à demain, par Jean VASSORT.

Les données de la géologie : D'une ère à l'autre - Les formations marines crétacées - Les formations continentales tertiaires - Géologie, paysages et habitat, par Henri-Jean SOUDET.

Les temps préhistoriques : Les premiers peuplements humains - Les peuplements du Paléolithique moyen et supérieur - L'époque néolithique - La protohistoire, par Jackie DESPRIEE.

Au temps des Gallo-Romains (Ier siècle av. J-C - Ve siècle ap. J-C) : La conquête de César - Permanences et acculturation - L'époque romaine tardive, par Jean-Jacques LOISEL.

Le Haut Moyen Âge (Ve - Xe siècle) : Les temps mérovingiens : des siècles obscurs mais décisifs (VIe et VIIe siècles) - L'époque carolingienne : des rééquilibrages fragiles (VIIIe-Xe siècle), par Bernard DIRY.

L'Anarchie féodale ? (XIe - XIIIe siècle) : Ceux qui combattent - Le Siècle et la Règle - La charrue, l'échoppe et le maître, par Christophe MARION.

Entre crises et renouveaux (XIVe et XVe siècles) : Les "malheurs du temps" - Un Vendômois dévasté et reconstruit - Une société renouvelée, par Christophe MARION.

Mais où sont les beautés d'antan ? : L'architecture et le vitrail - La sculpture et la peinture, par Christian DAVY.

De la Renaissance à l'âge baroque (1500 - 1660) : Le beau XVIe siècle et ses limites - Le temps des guerres de religion - Les contrastes du premier XVIIe siècle, par Jean VASSORT.

Au temps de la monarchie absolue (1660 - 1789) : Les cadres de la vie régionale - Les dynamiques d'une société provinciale, par Jean VASSORT.

L'ère des notables (1789 - 1848) : Les ruptures de la décennie révolutionnaire - La vie provinciale pendant le premier XIXe siècle, par Jean VASSORT (+ Jean-Jacques LOISEL pour les sous-chapitres d'histoire religieuse).

Les mutations du second XIXe siècle (1848 - 1914) : De la Seconde République à la guerre de 1870 - Le temps de la République - La région à l'aube du XXe siècle, par Jean VASSORT (+ Jean-Jacques LOISEL pour les sous-chapitres d'histoire religieuse).

D'une guerre à l'autre (1914 - 1945) : La Première Guerre mondiale - L'entre-deux-guerres - La Seconde Guerre mondiale, par Jean-Jacques LOISEL, Jean-Claude PASQUIER et Jean VASSORT.

Depuis 1945 : le Vendômois nouveau arrive... : Un nouveau visage - Le devenir économique - L'évolution des esprits, par Marc GAZEAU, Jean-Jacques LOISEL, Jean-Claude PASQUIER et Jean VASSORT.

Bibliographie

Index des noms de lieux, des noms de personnes.

Chacun, en fonction de ses périodes de prédilection, pourra consulter une ou plusieurs des "bonnes pages" qui sont proposées à la suite des pages de présentation générale. Elles sont intitulées "Préhistoire", "Moyen Âge", "XVIIe siècle", "XVIIIe siècle", "XIXe siècle", "XXe siècle"... Il n'est même pas interdit aux plus courageux de les feuilleter toutes.

CARACTERISTIQUES de l'ouvrage : autour de 400 pages; format 22 x 26 ; couverture cartonnée environ 400 documents et illustrations, traités en couleur au fil du texte.


Pour ma part, je repars avec un ouvrage incontournable et dédicacé par ses auteurs pour l'amoureuse du territoire vendômois que je suis.
C'est pour cela que je m'y implique depuis le coup de coeur que j'ai eu en arrivant dans ce petit coin du Loir-et-Cher il y a quelques années (la majeure partie de ma famille étant, quant à elle, dans le sud du département à Montrichard).

La beauté de ses paysages, de son patrimoine, de son terroir, tout contribue à défendre ce territoire pour qu'il soit préservé.


20 juin 2007

Aux Arts Apprentis: une première au CFA de Montoire

Vendredi dernier, j'assistais à l'inauguration d'une statue ornementale créée par des apprentis, encadrés par M.Richard, artiste à Cellé, et leurs formateurs. Ce projet, je l'ai suivi du début à la fin, travaillant personnellement dans cet établissement de formation spécialisé dans les métiers de l'agriculture.
J'ai ainsi pu constater concrètement l'utilité et la pertinence du dispositif mis en place par le Conseil Régional du Centre dans les lycées et Centre de Formation pour Apprentis de la région. Pour les jeunes, c'est une plongée dans l'art, dans toutes ses formes, la rencontre avec un artiste, la mise en place d'un projet et son aboutissement et la fierté que cela induit.

Pour ces jeunes issus de la filière de pré-appentissage, une classe particulière de jeunes sous statut scolaire mais suivant une formation en alternance avec des semaines d'école et des semaines de stage, ce fut une expérience enrichissante. Il suffisait de voir leur fierté vendredi, leurs sourires et ceux de leurs parents de pouvoir ainsi créer et participer, à leur manière, à l'aménagement extérieur de leur site d'études de Montoire!
La statue ainsi créée ainsi que l'arche sont disposés dans le parc de l'établissement, au pied d'une mare qui avait elle, fait l'objet d'un projet d'une promotion précédente.

Comme le relate la NR ce jour, cette inauguration s'est déroulée sous un orage et une pluie battante, nous avons fini trempés de la tête aux pieds... Mais avec le sourire et la bonne ambiance, la poignée d'élus que nous formions avait comme objectif de valoriser ces jeunes, l'apprentissage et les formations en agriculture. Objectif réussi.



Cf: article de la NR: Aux Arts, les Apprentis!



DR

Élèves et personnalités devant la sculpture.



Vendredi après-midi, sous un bel d'orage, les élèves de la classe préparatoire à l'apprentissage du lycée agricole de Montoire ont convié de nombreux invités, personnalités et parents, à l'inauguration de leur sculpture et structure monumentale pour végétaux, réalisées dans le cadre du projet « Aux Arts apprentis ». Cette démarche, lancée en 1999 sous le nom « Aux Arts lycéens », a été élargie en 2005 en direction des apprentis, et le CFA (centre de formation des apprentis) agricole de Montoire a donc lancé un projet de sensibilisation au dessin « Initiation à la structure métallique soudée décorative pour végétaux », travail réalisé sur la perspective et le relief en 3D avec une œuvre grandeur nature, menée sous la direction artistique et technique de Gabriel Richard, sculpteur à Cellé.
Sous les averses, les personnalités ont pu tout de même couper le ruban inaugural de la structure monumentale pour végétaux, et dévoiler la sculpture grandeur nature représentant un pêcheur avec sa ligne, ces éléments de support étant bien sûr destinés à recevoir des végétaux décoratifs. Cette classe préparatoire à l'apprentissage accueille des jeunes d'un âge minimum de 14 ans qui ne peuvent pas signer un contrat d'apprentissage (âge minimum 16 ans), ayant suivi une classe de cinquième. L'objectif de cette opération est d'impliquer ces apprentis dans la réalisation d'un projet culturel ou artistique sous la conduite d'un artiste professionnel, et elle s'inscrit dans la volonté de la Région de favoriser l'égalité des chances et l'accès de tous à la culture.
Les élèves ont pu également présenter à leurs invités, notamment à Luc Vignot, directeur de l'EPL et Manuel Parada, directeur du CFA, un diaporama montrant les différents épisodes de la réalisation de leurs œuvres.

Correspondant NR, Hubert Leroux
tél. 02.54.85.02.91.


01 juin 2007

Morosité quand tu nous tiens

A quelques jours du 1er tour des législatives, à écouter les différentes interventions de nos dirigeants nationaux, je me dis que notre discours est tout sauf mobilisateur. Entre les divisions non dissimulées de nos tensions internes (et ce dès le soir du 2nd tour), au discours ambiant du « sauve qui peut » actant de fait l'échec aux législatives, nous risquons fort de démobiliser notre électorat.

Le seul mot d'ordre aujourd'hui est la notion de « contre-pouvoir », mais contre-pouvoir de quoi et pourquoi faire? S'opposer sans proposer, critiquer sans argumenter présente une position purement clanique, idéologique et sûrement dépassée. En tous cas, non "entraînante".

Notre électorat, celui à qui nous avons redonné la parole dans cette belle campagne participative de l'élection présidentielle, a montré son envie d'échanger, de réfléchir et d'agir autrement en politique. Face à la droite et son programme, nous devons continuer à promouvoir le nôtre, celui du Pacte présidentiel, qui devient de fait, le « Pacte législatif ». Le Pacte Présidentiel n'est pas terminé, condamné aux oubliettes, contrairement à ce qu'on entend ou à ce qui est promu aujourd'hui dans les messages nationaux. Des pans entiers du Pacte présidentiel sont aujourd'hui oubliés, occultés, alors même qu'ils continuent à prendre tout leur sens, y compris depuis l'installation de Nicolas Sarkozy.

C'est sur ce terrain que nous devons porter la campagne des législatives. Il nous reste quelques jours pour redonner de l'espoir et susciter la mobilisation des 17 millions d'électeurs qui se sont portés sur Ségolène Royal. Si nous le faisons pas, au-delà de la droite qui sortira victorieuse du scrutin, c'est surtout l'abstention qui aura fait le jeu électoral.

Alors, à J-9, il est temps de se re-mo-ti-ver!


PS: lire également l'article d'un camarade vendômois, Frédéric Tricot en cliquant ici.

30 mai 2007

De retour d'Allemagne

Chaque année, le week-end de la Pentecôte est consacré à l'échange entre la section PS de Vendôme et celle du SPD de Gevelsberg, notre ville jumelée. Une année sur l'autre, nos amis viennent à Vendôme, l'autre, c'est à notre tour de s'y rendre.

Cet échange existe depuis bien longtemps, comme celui entre nos 2 villes. Au coeur de ce jumelage, ce sont des liens amicaux forts, des moments conviviaux et des échanges de points de vue sur nos engagements respectifs et la construction européenne.

Au programme, visite de Gevelsberg: la vieille ville mais aussi les projets récents ou en cours comme la construction du grand tunnel de contournement du centre-ville. Aussi, une ballade sur la Ruhr en bâteau et une visite en compagnie de mon collègue secrétaire de la section, Hubertus Kramer, du Parlement régional où il est élu Député.

D'autres photos sont visibles sur la rubrique album-photos.


20 mai 2007

La rénovation du PS en débat

Chut ! Silence ! On est en campagne pour les élections législatives de juin. Mais le feu couve sous la cendre. A l’épreuve de la défaite du 6 mai, les militants voient s’ajouter celle du retour de l’immobilisme de leur parti ... ou, pire encore, du faux unanimisme qui de synthèse molle en synthèse vide a conduit le PS dans l’état de délabrement qu’on lui connaît.

A l’heure ou les éléphants et les éléphanteaux (seul l’âge et l’expérience ministérielle séparent les premiers des seconds) sont subitement tous devenus rénovateurs, le débat doit s’ouvrir, et pas seulement au fond des arrières salles de café. Le débat doit sortir à la lumière surtout dans la perspective du congrès du PS que nous voulons pour la fin de l’année.

Nous n’avons pas fait la synthèse au Congrès du Mans, et pour cela nous avons été mis au ban du PS, chassés des appareils et des investitures, comme s’il fallait effacer jusqu’au témoignage qu’une synthèse n’était pas la condition préalable de la victoire présidentielle.

Nous avons fait le choix de l’alliance pour l’investiture de Ségolène Royal lors de la primaire interne au PS. Nous avons fait campagne, intensément, aux côtés des milliers de militants qui s’étaient engagés en soutien à la candidate qui incarnait le renouvellement attendu par les Français. Nous avons salué les avancées du Pacte Présidentiel en regard du projet du PS. Ces avancées nous ont un peu plus engagé aux côtés de la candidate.

Cette belle campagne, dont il faudra faire aussi le bilan critique, nous avait presque fait oublier combien le PS, notre vieux parti, que nous aimons encore, s’était sclérosé, stérilisé, vitrifié. Lors du Conseil National du 12 mai le choc a été rude : les lumières de la campagne éteintes, le couvercle s’est refermé, la chape de plomb est retombée entre habiletés du premier secrétaire et montée en ligne des ténors. Chacun s’en est aperçu puisque très vite il a été évident que ça se passait ailleurs.

Le PS est confronté à plusieurs risques majeurs, parmi lesquels :

- la dérive vers le "socialisme municipal" : indifférent aux enjeux nationaux, parce que devenu incapable de les prendre en compte et d’être vraiment une force d’alternance, le PS risque de devenir un parti amortisseur, dans les collectivités territoriales, auxquelles la décentralisation transfère le "social", des chocs liés aux réformes engagées par la droite. la SFIO a connu cela, dans les années 60. Avant la fondation du nouveau PS en 1971. Le retour au second tour de la présidentielle, d’une candidature issue du PS, grâce à Ségolène Royal, la mobilisation de 17 millions d’électeurs, la reconquête d’une partie de l’électorat populaire, montrent que cette dérive n’est pas inéluctable. Il faudra plus qu’un sursaut pour l’empêcher ;

- l’absence d’idées : l’élaboration du projet, après le Congrès du Mans, l’a montré. Le PS n’est plus en capacité de produire des idées, il n’est pas non plus en capacité d’intégrer les idées venues d’ailleurs, qui pourtant existent en abondance. Le PS a oublié, en 10 ans, sa capacité à débattre, et à trancher. Et de surcroît il est affecté d’une grave myopie stratégique : il ne regarde pas ou plus la société française telle qu’elle est mais telle qu’il aimerait qu’elle soit. Sa sociologie, sa pyramide des âges, n’aident pas à opérer la révolution culturelle qui s’impose. Pourtant, dans d’autres pays, les partis de gauche ont su opérer leur métamorphose. Mais pour cela nous avons besoin de chercheurs et d’innovateurs et pas des clercs célébrant le rituel vide de sens que nous a livré le Conseil National de samedi dernier, où chaque orateur jouait son rôle traditionnel et convenu dans une distribution sans surprise. Pour vaincre cette inertie mortifère il nous faudra de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ...

- la victoire par défaut, forcément annonciatrice de reflux rapide et de déceptions profondes. La séquence 2002 - 2007 marquée l’alliance ologopolistique entre éléphants autour des synthèses concoctées par le 1er secrétaire s’appuyait sur une option stratégique implicite : après le flux en faveur de la droite, il y aurait le reflux, l’alternance obligée, automatique. Il n’en a rien été : l’électorat a tué cette habileté, il a préféré le "sortant" parce que lui avait fait sa mue ... et s’est révélé pour une majorité nette de français, comme le plus crédible en regard de la demande de changement. Il est temps, plus que temps, de travailler à retrouver les fondamentaux des victoires politiques durables : rechercher l’adhésion à nos valeurs. Et ce n’est pas une simple question de programme politique, c’est une question qui a à voir avec la fameuse hégémonie culturelle dont Gramsci disait qu’elle précédait les victoires politiques.

Il est donc urgent de débattre, au risque de la "dispute".

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Le débat sera le terreau préparatoire du Congrès que nous appelons de nos voeux avant la fin 2007. Ce Congrès lancera le travail de refondation intellectuelle, il faudra donc le refonder lui-même. Il sera aussi le moment d’émergence d’un nouveau leadership qui rompra avec l’ambiguité et les habiletés des 5 dernières années. Nous pourrons alors nous opposer, clairement, frontalement, à l’hyper présidence de Nicolas Sarkozy. Nous n’aurons pas trop ensuite de quatre années pour construire un projet alternatif à celui de la droite.

Pour que le débat sorte un peu plus encore des catacombes, nous mettons le blog RM à la disposition de toutes celles et tous ceux qui veulent s’en saisir.

Il y a deux manières de faire :

1) poster des commentaires sur les fils de discussion ouverts. Les commentaires sont modérés afin d’assurer le respect de la netéthique.

2) ouvrir un fil de discussion en proposant un billet à mettre en ligne. Il suffit de l’envoyer à l’adresse courriel de la rédaction du site.

Précision : nul besoin d’être "rénovateur-trice" dûment estampillé ou même d’être encarté PS (encore qu’ adhérer en ligne avant le 30 juin serait un plus pour joindre le geste à la parole ... et avoir plus de chances de participer au prochain Congrès du PS !) ;-)

Rendez-vous sur le site Rénover, maintenant

Nouvelle rubrique sur mon blog: un album photo

Il suffit de consulter la colonne de droite et de cliquer dessus ou bien de se rendre à l'adresse suivante: http://www.flickr.com/photos/barruga/sets

13 mai 2007

Le nouveau bulletin de la société archéologique est sorti

La semaine dernière avait lieu la présentation à Villiers-sur-Loir de la nouvelle édition du bulletin de la société archéologique du Vendômois qui regroupe 450 adhérents. Chaque année, après un travail méticuleux et extremement riche, c'est une part de notre patrimoine qui est ainsi rendue au public à travers une série d'articles passionnants.

Et l'ancienne étudiante en Histoire que je suis ne peut que se passionner pour ce travail qui vaut bien un message sur mon blog!



Du nouveau numéro de cette société, qui rappelons-le date de 1862 et est actuellement présidée par Philippe Rouillac, je retiens notamment les articles consacrés à:
- Louis Besnard-Ferron, originaire de Villiers-sur-Loir, qui fut député SFIO de notre circonscription, et l'un des fondateurs de la fédération départementale du parti socialiste qu'il présida en 1913. Il fut aussi conseiller général de Vendôme pendant 25 ans (!) jusqu'en 1945.
- l'application de la loi de 1905 sur la séparation de l''église et de l'Etat en vendômois
- le Sanctus Beatus dans l'église d'Areines (reproduit en première page du bulletin annuel)

J'ai également assisté le 4 mai à son assemblée générale qui se réunissait pour la 374 e fois, dans la salle d'honneur de la Porte St Georges.

Plus d'infos sur le site de la Société Archéologique du Vendômois

Quel gachis

Dans le genre injuste-inefficace-contre productif (...je m'arrête, car la liste pourrait être longue), le plus jeune député socialiste de France, Lilian Zanchi, se voit contraint de quitter le PS, car celui-ci ne lui donnera pas l'investiture officielle pour les législatives.

Un peu d'explication: le PS s'est engagé à la parité absolue dans la représentation des candidatures aux futures législatives. Au final, elles ne représenteront que 46% des candidatures. Quant aux circonscriptions gagnables, RDV le soir du 2nd tour.
Cette parité a été construite au mieux avec les militants, parfois contre eux. Et oui, parfois pour faire évoluer les mentalités, il faut forcer le destin. Il faut rappeler également que les candidatures féminines ont été prioritaires là où il n'y avait pas de candidats sortant.
Lilian Zanchi est dans un cas particulier. Il était le suppléant de Nathalie Gautier, décédée tragiquement d'un cancer il y a près d'un an. Lilian a repris le flambeau et assume cette mission. Il est donc le député sortant.

Pour connaitre la suite, voici ce qu'il écrit dans son communiqué de presse:

LILIAN ZANCHI, PLUS JEUNE DÉPUTÉ SOCIALISTE DE FRANCE, QUITTE LE PARTI SOCIALISTE

Le 1er septembre 2006, Nathalie Gautier, députée de la 6e circonscription du Rhône (Villeurbanne), est décédée. Lilian Zanchi, son suppléant, lui a succédé à l'Assemblée nationale. A 38 ans, il devenait le plus jeune député socialiste de France et le seul à avoir moins de 40 ans au sein du groupe socialiste.

Tout au long des dix mois où Lilian Zanchi a siégé à l’Assemblée nationale, il a mené le combat contre le gouvernement UMP, en étant co-responsable, pour le groupe socialiste, des projets de loi Prévention de la délinquance et Protection de l’enfance. Il est également intervenu pour défendre la proposition de loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien.

Engagé depuis l’âge de 18 ans au sein de la section villeurbannaise du Parti socialiste, Lilian Zanchi a rejoint le combat d’Arnaud Montebourg pour la rénovation des idées et des pratiques du Parti socialiste, en 2002.

C’est tout naturellement qu’il a été membre fondateur, aux côtés d’Arnaud Montebourg, de Rénover maintenant dont il est le coordinateur de la région Rhône-Alpes.

A l’heure où l’expression de nos concitoyens a démontré plus que jamais son désir de rénovation de la vie politique française, à l’heure où la rénovation est devenue le cri de ralliement du Parti socialiste à la suite de l’élection présidentielle, paradoxalement, le plus jeune député socialiste de France, ayant mené ce combat de la rénovation depuis 2002, n’est pas investi. Lilian Zanchi est victime d’un Parti socialiste sclérosé et verrouillé à tous ces échelons.

Fidèle à son engagement pour le renouveau politique et à son travail avec les Villeurbannais, Lilian Zanchi a donc décidé de quitter le Parti socialiste et de mener le combat des législatives sous la bannière de la gauche socialiste et républicaine.

Villeurbanne, le 11 mai 2007

12 mai 2007

"Promenade parisienne"

C'est comme cela que je qualifie mon escapade du jour pour assister au conseil national du PS qui se tenait à la Mutualité. Un conseil sans saveur, sans enjeux, sans vague, (il le fallait), pour tracer la route pour la campagne des législatives.

Le mot d'ordre, "rassemblement", a été prononcé par tous les orateurs, chacun se permettant toutefois d'évoquer certaines raisons de l'échec, d'autres se positionnant sur la recomposition du PS.

Enfin, chacun s'accorde également pour porter la "rénovation", terme devenu désormais à la mode et fréquentable (ENFIN ;))


Dernier message: Mobilisation générale dans les 577 circonscriptions!

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Retour sur les interventions:

"Il faudra donc faire preuve d’ingénierie politique, de créativité idéologique, et il faudra, c’est vrai, refonder." par A.Montebourg


Chers camarades, dans cette magnifique campagne qui laisse derrière nous des moments extraordinaires, nous avons vu, après les résultats de ce scrutin, réapparaître les deux France : à l’ouest, baignée dans la tradition démocrate chrétienne, plus urbaine, plus optimiste d’ailleurs, à l’est, la France, qui d’ailleurs avait voté non massivement au TCE, cette immense flaque bleue qui ensevelit d’ailleurs beaucoup de nos positions politiques, plus rurale, davantage périurbaine, et qui a fusionné et réalisé la fusion dans les urnes des trois droites.

Nous avons pu observer aussi les avantages stratégiques pris par nos adversaires, une organisation partisane quasi militaire autour d’un leadership de moins en moins contesté au fil du temps, une offre politique nouvelle à droite que nous avons su qualifier, mais que nous n’avons pas su vaincre. Saisissement de thèmes nouveaux. Positions politiques nouvelles, quand elles n’étaient pas dangereuses et provocatrices, jusqu’à l’atlantisme qui a été assez clairement assumé dans cette campagne. Une démonstration de puissance et de force dont nous n’avons pas pu offrir le pendant.

La droite n’est quand même pas, il faut le dire, sans contradictions et sans faiblesses. Nous avons pu observer les dérives démagogiques de l’adversaire, les promesses sans limite, et y compris sur le terrain social qu’il a cherché à occuper sur nos thèmes, il ne suffisait pas qu’il s’emparât de certains de nos symboles de nos grands dirigeants du siècle précédent, il est allé sur notre terrain, et y compris faire des propositions, et la question : est-ce qu’il y aura une opposition suffisante ? Nous disposons aujourd’hui d’une majorité UMP, 67 % des sièges, il suffira qu’une opposition suffisamment forte puisse mettre le doigt sur ces contradictions dès la campagne des législatives.

Préférence européenne et communautaire, comme il l’a affirmé, protection de l’agriculture et de l’industrie comme il l’a prétendu, ou adaptation du pays aux standards anti-sociaux de la mondialisation. Augmentation des plus petites retraites, plus 25 % a-t-il même déclaré pendant le débat, ou diminution des impôts, comme le bouclier fiscal en est la préfiguration, et réduction paraît-il de la dette.

Il faudra bien que nous soyons présents sur les failles politiques de ce qui pourrait, si nous n’y prenons pas garde, être, c’est vrai, certains l’analysent ainsi, je pense que nous pouvons encore avoir quelques doutes, un nouveau cycle politique dans le pays par rapport à la remise en question des compromis sociaux et politiques, notre premier secrétaire le faisait justement observer, noué il y a cinquante ans dans les accords passés avec le gaullisme dans la période de la Libération.

Il n’est pas certain, chers camarades, que l’esprit de la responsabilité individuelle, conçu par la droite comme le seul outil de régulation sociale sur les questions fondamentales mêmes de la protection sociale puisse convaincre durablement une majorité dans ce pays, qu’il est le salut dans un pays qui a besoin de politique, qui a un génie politique et qui est capable de maîtriser, il l’a montré dans son histoire, son destin en orientant des choix qui subissent et qui engendrent des efforts pour chacun de ceux qui appartiennent au pacte politique.

Pour cela, cela suppose, et c’est là la question de nos futurs débats après les élections législatives, nous avons évidemment à reconstruire nos positions politiques par rapport à la notion des garanties collectives que nous opposons et que nous offrons en face de cette exaltation de la responsabilité individuelle.

Nous n’avons pas été au clair et nous ne le sommes toujours pas, mais cela est notre travail, nous n’avons pas assez travaillé, c’est de notre responsabilité à tous, sur les questions de l’ampleur, de la quantité, du financement, et donc de la crédibilité de ces garanties collectives. Beaucoup ont rencontré dans cette campagne des citoyens qui nous disaient : « Je suis de gauche, mais je ne crois pas à ce que vous allez faire et ce que vous prétendez faire. Je suis de gauche, mais comment peut-on vous croire après ce que vous avez laissé comme héritage dont vous ne vous êtes pas vous-mêmes détachés ? Je suis de gauche, mais peut-être que je vais me laisser tenter par une alternative nouvelle, parce que vous-mêmes, vous n’avez pas fait sortir le papillon de votre ancienne chrysalide. »

Cette question, c’est la question de la rénovation qui travaille ce parti depuis le choc du 21 avril 2002, et sur lequel nous aurons besoin, je crois, il faut se le dire entre nous, de reconstruire notre crédibilité politique, position de fond après position de fond, et je suis d’accord pour que nous oubliions la question des slogans, des formules, comme le disait tout à l’heure Henri Emmanuelli, et que nous travaillons sur la question toujours des contenus et des points de rassemblement, à la fois sur notre droite et sur notre gauche, car je ne fais pas partie de ceux qui entreront dans la querelle des alliances, comme le disaient tout à l’heure un certain nombre d’entre nous, ce n’est pas le débat car nous avons besoin, non pas de l’un au détriment de l’autre, ou de l’autre au détriment de l’un, mais de l’un et de l’autre. Ce n’est pas fromage ou dessert, c’est fromage et dessert. Et c’est bien là le défi politique de nos travaux pour les mois à venir.

Il faudra donc faire preuve d’ingénierie politique, de créativité idéologique, et il faudra, c’est vrai, refonder.

Je veux dire un mot quand même, en rendant hommage à Ségolène Royal, sur les acquis de notre propre évolution, de notre propre transformation dans l’offre politique nouvelle qui s’est inscrite dans la campagne. La révolution démocratique à travers le projet de VIe République a bien progressé, les nouveaux outils de la régulation économique et fiscale sur lesquels nous avons là aussi un inventé un grand nombre de choses dans cette campagne, notamment l’analyse des deux économies, l’économie dominante et l’économie dominée, l’implantation, ce qui est nouveau dans l’offre des socialistes, des priorités écologiques, la réorientation du projet européen, la recherche de l’égalité réelle, notamment dans un certain nombre de domaines d’action publique, et notamment l’école.

Ce sont des acquis que nous devons conserver dans la campagne pour les élections législatives.

Je voudrais dire, en guise de conclusion brève, sur la nature de nos méditations collectives et ultérieures que, si la droite a montré la capacité à dégager un leadership surpuissant, nous avons, nous, en ce qui nous concerne, une forte propension à fabriquer des écuries qui entretiennent de sempiternelles et parfois artificielles divisions.

Nous avons besoin d’être capables, et y compris en réfléchissant sur nos propres modes de fonctionnement, sur l’élargissement à venir de notre outil, de l’instrument, comme disait Benoît tout à l’heure, de notre outil collectif, nous avons besoin de réfléchir à la construction et aux moyens par lesquels nous ouvrant sur la société, la gauche dans la société, qui nous a parfois fait défaut, la gauche de la société, qui elle-même ne s’est pas retrouvée dans l’offre politique que nous lui faisions, peut-être que la vitesse avec laquelle les transformations ont eu lieu ne les ont pas habitués à ne pas avoir de doutes à notre sujet.

Nous avons besoin de réfléchir à notre mode de fonctionnement, nos futurs statuts. Je rappelle que les Verts et le Parti communiste sont morts à petit feu de leurs statuts, il serait bon que nous en tirions de justes et raisonnables décisions. Ouvrons donc la porte ensemble, collectivement, à partir du monde tel qu’il est, qu’il a changé, les victoires idéologiques et culturelles de la droite, à la créativité, nous en sommes tous capables, et je crois que le reste viendra par surcroît.



Pour lire les autres interventions

Et découvrir une interview de F.Hollande à l'issue du CN: