23 avril 2007

Les urnes ont parlé

Retour sur une journée marathon hier, marquée par le 1er tour de vote. D'abord, c'est la participation qui sort victorieuse de ce scrutin. J'ai tout au long de la journée parcouru les bureaux de vote en tant que déléguée de Ségolène Royal, et partout, j'ai observé des bureaux animés, voir chargés où parfois l'attente était longue pour voter. Cette fois-ci, même avec le beau temps, les électeurs étaient au rendez-vous et ont pris leur destin en main pour délibérer en choississant leurs candidats.


Deuxième observation, le score. Ségolène Royal réalise la double performance de corriger le spectre du 21 avril 2002 marqué par l'éviction de la gauche du second tour de l'élection présidentielle et de réaliser un score égal à une autre élection capitale dans l'histoire de la gauche, celui de François Mitterrand au 1er tour de l'élection de 1981.

Il s'agit maintenant, avec notamment l'annonce dès hier soir du soutien des autres candidats de la gauche, de construire autour de la candidature de Ségolène Royal et de son Pacte présidentiel toutes les chances pour décrocher cette victoire que notre pays attend tant. A l'écoute de son discours hier soir aux cotés des militants socialistes du Loir-et-Cher réunis au local départemental, c'est l'enthousiasme qui nous anime et l'ambition de réussite qui désormais va nous guider.



Troisième observation, le score de l'UDF, ici en Loir-et-Cher et dans le reste du pays. François Bayrou a réussi son pari en basant sa campagne sur des constats et des propositions axées sur la manière de faire de la politique autrement, plutot que sur un programme précis et audible que je dénonçais dans mon précédent post. Pari réussi il faut avoir l'honneteté de l'avouer, bien qu'il ait contribué à mon grand regret à troubler le jeu électoral, en brouillant les clivages habituels. Je considère que dans l'action politique il faut de la clarté dans les engagements et les propositions, ici c'est un autre cadre qui s'est présenté aux français. Cette candidature a cherché à incarner une rupture dans la manière de faire de la politique et la rénovation des pratiques, notamment à travers un Etat impartial.

Dans le Loir-et-Cher, terre centriste par excellence, compte-tenu d'une représentation électorale importante, c'est un résultat inférieur aux attentes qui s'est opéré. C'est une surprise, et une déception pour l'UDF locale bien peu présente au bureau centralisateur de Vendôme, qui espérait probablement se placer au dessus de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.


Il s'agit désormais pour nous de repartir en campagne, projet contre projet, personnalité contre personnalité, et bilan contre bilan.
Les quinze jours qui se présentent à nous seront déterminants et cette nouvelle étape permet aussi de remettre les compteurs à zéro. La victoire est possible car toutes les conditions sont réunies pour elle: nous avons la dynamique, un projet utile, innovant et largement rassembleur, et une candidate capable d'instaurer une nouvelle République, un nouveau dialogue social et le progrès économique partagé.
J'y crois, et ce n'est pas seulement une envie, c'est une dynamique qui est en route, Ségolène la porte depuis des mois. Depuis ses premiers pas à l'investiture au sein du PS, elle a tracé la route et gravi toutes les marches: il n'en reste qu'une pour l'Elysée et elle va y arriver!



Voir tous les résultats en Loir-et-Cher en cliquant
ici.

17 avril 2007

A quelques jours du 1er tour

Chacun sait ici que je soutiens Ségolène Royal et que je porte beaucoup d'espérance, à travers sa candidature, pour la victoire de la gauche lors de cette élection présidentielle.

La campagne bat son plein, chacun affute ses arguments, les coups bas tombent aussi, y compris dans notre propre camp mais il fallait s'y attendre.

Ségolène Royal, fidèle à elle-même et avec la même constance depuis sa déclaration de candidature au sein du PS, tient bon, sereine et continue son chemin.

Drôle de campagne où finalement ce sont plus les commentaires sur les derniers sondages qui font les grands titres de nos médias, que les propositions elles-mêmes, à quelques exceptions fort heureusement.

Pourtant, cette élection marque de vrais enjeux que cette pseudo-campagne sur fond de sondages ne montrent pas suffisamment. Quelle société voulons nous pour demain? Quelles en seront les priorités? Et quelle place pour la France en Europe et dans le monde? Voilà les vrais enjeux.

Alors, le 22 avril puis le 6 mai, nous devons saisir ce rendez-vous citoyen pour provoquer le changement que notre pays attend. Depuis 5 ans, c'est la précarité qui explose, celle des inégalités et des violences. Jamais le sentiment d'insécurité face à l'avenir n'a été aussi grand.

Les électeurs auront le choix entre 2 visions de l'action politique: celle de la droite, basée sur le chacun pour soi, la loi du plus fort, de l'argent et celle de la gauche qui réconcilie justice sociale et efficacité économique.
Quant au mirage d'une 3e voie, vous savez par mes fréquents billets publiés sur mon blog quelle est ma position. Cette candidature est à mon sens une posture opportuniste. Quant au programme, on le cherche encore, en tous cas il n'est pas audible.

Depuis plusieurs mois, après une longue phase à l'écoute des préoccupations des français à travers une campagne participative sans précédent dans notre pays, Ségolène Royal a fait de l'emploi, de l'éducation, de la formation, du logement, de la vie chère, de la santé, de la protection de l'environnement et de la lutte contre toutes les violences les piliers de son pacte présidentiel pour construire la France de demain. C'est le seul projet crédible et affirmé, ancré sur nos valeurs et qui peut agir dans le cadre du rassemblement de la gauche et des Verts pour changer profondément la politique économique, sociale et européenne actuelles.

Tout va se jouer dimanche prochain. De la dynamique du score dépendra la capacité à rassembler pour décrocher la victoire dont notre pays a besoin au second tour.

Créons ensemble cette force! Faisons ce dimanche de victoire!

06 avril 2007

Prix Anticor: les tops et le flop

Mercredi soir j'assistais à la remise de prix annuelle de l'association Anticor, qui regroupe des élus issus de toutes les formations politiques. Notre combat contre la corruption est un point de rassemblement, et non de discorde. Notre prix est chargé de "distinguer" les bons ou les mauvaix élèves en exercice.

Alors, année électorale oblige, nous avons décidé cette année de solliciter nos candidats en leur proposant une série de 13 engagements. La lecture des réponses a été passionnante, et le classement difficile aussi. Outre les élus, ce sont tous les adhérents (regroupés au sein de l'association des Amis d'Anticor) qui ont été sollicités pour donner leur avis.

Se sont distingués (dans l'ordre alphabétique), François Bayrou, Ségolène Royal et Dominique Voynet.

Nicolas Sarkozy, n'ayant ni répondu à nos 13 propositions, ni fait la transparence sur l'état de son patrimoine, a reçu un bonnet d'âne.

Retour en photos sur cette soirée...

Discours d'accueil de Jean-Pierre Guis, vice-président d'Anticor, et maire-adjoint de Paris XIIe








Séverine Tessier, notre Présidente, conseillère municipale de Clichy a ensuite annoncé le palmarès








Corine Lepage, représentant François Bayrou, était venue chercher son prix. Elle est, aux cotés d'Eric Halphen et Christiane Taubira, l'une des marraines de notre association. Les autres candidats n'avaient pas pu envoyer de représentants.


Voici le bonnet d'âne!








Et notre soirée s'est terminée autour d'un bon repas dans un restaurant du XIIe arrondissement, voisin de la mairie.

03 avril 2007

Ségolène Royal s'engage contre la corruption

Voici la lettre qu'elle a fait parvenir à Séverine Tessier, la présidente d'Anticor.


Paris, le 31/03/07
Madame Séverine TESSIER
Présidente d’ANTICOR
Nos réf : tm/pg

Madame la Présidente,

Je souhaite remettre la France debout. Cela ne sera possible qu’en redonnant aux Françaises et aux Français confiance en notre démocratie.

C’est donc avec la plus grande attention que j’ai pris connaissance de votre courrier relatif à la lutte contre la corruption.

Je me suis engagée à faire adopter par référendum d’importantes réformes de nos institutions, et me suis prononcée sans ambiguïté pour l’instauration d’une VIème République qui rééquilibrera les pouvoirs en faveur du Parlement et des citoyens. A ces réformes, je souhaite associer un volet « éthique » et diverses mesures de lutte contre la corruption. Je suis heureuse de les développer ici, en réponse aux propositions faites par l’association ANTICOR.

- Réforme de la justice (nominations, carrière des magistrats, indépendance, etc.)
Il n'y a pas d' ordre juste sans une justice indépendante et impartiale. Ce que la gauche a commencé à faire avec la réforme conduite par Elisabeth Guigou doit être poursuivi et approfondi en particulier s'agissant de la carrière et des nominations de magistrats.

- Non cumul des mandats et des fonctions.
Dans mon pacte présidentiel, je propose le mandat parlementaire unique, afin de revitaliser l’action du Parlement qui est garant, lui aussi, de l’intérêt général. Je propose également la mise en place de jurys de citoyens afin de renforcer la transparence et l’évaluation des politiques publiques. Il s’agit de garantir une régénération démocratique ainsi qu’une gestion saine des deniers publics contre toute forme de gaspillages ou de détournements. Il faudra également limiter drastiquement les frais qui ne sont pas liés directement à l’exercice d’un mandat ainsi que le train de vie trop souvent dispendieux des institutions publiques. Je m’y suis engagée dès le début de ma campagne : « chaque euro dépensé sera un euro utile ».

- Formation obligatoire des élus aux bonnes pratiques de gestion
La complexité des politiques publiques, notamment en ce qui concerne les règles qui régissent les appels d’offre et les passations de marchés publics, aboutit parfois à la mise en examen d’élus honnêtes qui peuvent involontairement commettre des erreurs de gestion. Aujourd’hui, la formation est une dépense obligatoire des collectivités. Elle est un droit pour les élus. Je propose qu’elle devienne systématique pour tout nouvel élu en charge d’une délégation.

- Reconnaissance du droit d'alerte pour protéger du licenciement les salariés révélant des malversations dans leurs entreprises
L’article 40 du Code de Procédure Pénale prévoit, s’agissant des fonctionnaires, l’obligation de dénonciation des crimes et délits. Il en va de même pour tout citoyen, selon l’article 341-1 qui dispose que chacun doit dénoncer la préparation ou la commission d’un crime dont il aurait connaissance. Il s’agit donc d’un véritable « devoir d’alerte » plutôt que d’un droit. Dans l’entreprise, les salariés ont un droit d’expression, mais ceux qui tirent la sonnette d’alarme face à des malversations ou refusent d’exécuter un ordre manifestement illégal, se trouvent en pratique souvent licenciés. C’est pourquoi, je propose, comme c’est le cas notamment aux Etats-Unis pour le « Withleblowing » (sonneur d’alerte) une protection explicite du licenciement dans le code du travail selon les règles suggérées par la CNIl saisi de cette demande pour éviter la délation anonyme.

- Etablissement d’un contre-pouvoir citoyen par le renforcement des outils de la démocratie participative (conseils de citoyens par exemple)
La VIème République comprendra de nouvelles modalités de démocratie participative et d’association des citoyens à la vie publique. Elles seront un outil majeur de régénération et de contrôle démocratiques de l’action publique. Parmi celles-ci, figurerait la création de jurys citoyens tirés au sort destinés à éclairer la décision publique ou à en évaluer les effets, la mise en place de l’initiative législative par pétition nationale d’un million de signatures et la revitalisation de la démocratie locale. J’ajoute qu’il s’agit là d’un des thèmes majeurs que j’ai développé tout au long de ma campagne.

- Réglementation stricte du lobbying
De plus en plus fréquemment, des intérêts privés tentent d’influencer les acteurs publics par le biais d’un démarchage agressif. Garante de l’intérêt général, je demanderai une surveillance et un encadrement strict de ces pratiques, en particulier une obligation de transparence et une restriction de l’accès aux institutions publiques.

- Renforcement des chambres régionales des comptes et élargissement de leur saisine
Ce renforcement devra se faire dans le cadre d’un renforcement général de la Justice de notre pays. L’institution judiciaire, actuellement, n’a pas les moyens, en effet, de lutter efficacement contre la corruption, pas plus d’ailleurs que contre les autres formes de délinquance. J’ai la ferme volonté de donner plus de moyens à la Justice. Je me suis engagée à doubler son budget. Dans ce contexte, les chambre régionales deviendront de véritables juridictions financières.

- Lutte contre les paradis fiscaux, bancaires et judiciaires (possibilité d’instauration d’un blocus)
La lutte contre le blanchiment de l’argent a été engagée par le gouvernement Jospin, sous l’impulsion de la mission parlementaire conduite par Arnaud Montebourg et Vincent Peillon. Il convient en effet de mener une lutte sans merci contre le blanchiment de l’argent sale et contre les paradis fiscaux. Il faudra également demander aux Etats et territoires étroitement associés à notre pays, tels que Monaco ou l’Andorre, d’appliquer les normes qui sont les nôtres en matière de transparence des flux financiers. La déclaration des Parlements de l’Union Européenne, dite « Déclaration de Paris » a d’ores et déjà inscrit une importante série d’engagements. Mais il ne faut pas en rester là. J’engagerai une action résolue pour chercher un accord international, et en premier lieu au niveau européen, afin de faire disparaître, à terme, les pratiques de blanchiment d’argent et ce qu’il est convenu d’appeler les paradis fiscaux et bancaires. Par ailleurs je veillerai à ce que le Secret Défense ne soit pas, dans notre pays, détourné de son objet légitime pour dissimuler des informations qui n’ont pas à être protégées par ce secret.

- Renforcement de la transparence sur les déclarations de patrimoine et de revenu des élus et des candidats
Une déclaration à la Commission de la Transparence Financière de la Vie Publique est obligatoire à l’entrée et à la sortie de la charge. J’ai moi-même rendu public mon patrimoine car je considère qu’un élu, et a fortiori celle ou celui qui préside notre pays, doit être exemplaire. Les élus honnêtes n’ont rien à redouter d’une telle transparence.

- Transparence sur les prix et revenus tirés de l'exploitation et de la gestion de l'énergie et des ressources naturelles (eau, gaz, pétrole ...)
Je suis favorable à une totale transparence dans les comptes des entreprises quelles qu’elles soient.

- Inéligibilité définitive des élus condamnés pour délits financiers
Quand un élu est corrompu, c’est toute la démocratie qui est en péril, c’est la confiance des citoyens dans leurs représentants qui s’effrite, c’est l’extrémisme qui se renforce. Il convient cependant de respecter un principe de notre droit selon lequel la peine doit être adaptée au cas traité. Plutôt que d’exclure définitivement de la vie publique les élus corrompus par une peine unique et aveugle, ce qui ne respecterait pas ce principe d’adaptation de la peine, je demanderai que soit étudiée l’opportunité de faire de l’absence de condamnation pour délits financiers une condition d’éligibilité. Une telle mesure à caractère préventif serait de nature à moraliser notre vie politique.

- Suppression de l'amnistie des délits financiers
J’y suis favorable.

- Suspension de marchés publics à une entreprise condamnée pour avoir versé des pots de vin
Il faut revenir aux seuils qui étaient fixés dans la loi Sapin et appliquer enfin les sanctions prévues par le code des marchés publics. Le décroisement des capitaux des entreprises sera aussi une obligation en cas d’entente entre des grands groupes qui pratiquent les mêmes prix et empêchent toute concurrence réelle. J’ajoute que je propose de réserver une part des marchés publics aux PME, ceci stimulera la réduction du favoritisme envers certains grands groupes.

La lutte contre la corruption et la moralisation de la vie publique sont, pour moi, un enjeu majeur, et je souhaite rajouter quelques propositions qui complèteront ce qui précède.

Lorsque j’étais ministre déléguée à l’Enseignement scolaire, j’ai beaucoup œuvré au renforcement de l’instruction civique. L’éducation étant à la base de tout, je pense qu’une sensibilisation des élèves au problème de la corruption pourrait être intégrée à cette matière.

Je suis également favorable à la présentation d’un rapport annuel au Parlement sur les efforts de la France en matière de lutte contre la corruption. Ce rapport pourrait être établi sous l’égide du Service Central de Prévention de la Corruption qui sera doté de moyens renforcés.

Enfin, il faudra revisiter notre politique d’aide au développement. Un grand débat sur l’aide au développement sera organisé avec tous les Français qui sont tous concernés et ont tous le droit de savoir où va l’argent consacré au développement des pays du Sud, quelles sont les garanties contre la corruption, les gaspillages et le détournement de certaines aides. Il faudra passer à un véritable co-développement qui en associant directement les bénéficiaires favorisera les projets concrets, ainsi que je le fais dans la Région que je préside. Il faudra réorienter radicalement ces aides vers les circuits courts, vers le micro crédit, les associations de femmes, les aides directes à la santé et au développement durable, et cesser d’alimenter les gouvernements corrompus.

Restant bien sûr à votre disposition et vous assurant de ma volonté d’émanciper la vie publique d’intérêts financiers qui en corrompent le sens,

Je vous prie de croire, Madame la Présidente, en l’assurance de ma plus respectueuse considération.
Ségolène ROYAL

A noter que demain, mercredi 4 avril, à Paris, Anticor décernera ses prix annuels, éthique et casserole. J'y serai!

Compte-rendu très vite sur ce blog...

02 avril 2007

Les chiffres du chômage: on frise le ridicule !

En l'espace de quelques semaines, l'Insee vient de nous offrir un spectacle bien calamiteux. Il ne s'agit pas pour moi de mettre en cause le travail des statisticiens qui y travaillent, mais de ceux qui à sa tête et en fonction de consignes que l'on devine en cette période électorale agissent ou déforment des réalités.

D'abord, et pour la première fois depuis son existence, l'Insee a refusé de divulguer les résultats de son enquête annuelle sur le chômage. Elle a décidé de reporter sa diffusion de 6 mois, arguant ne pas être suffisamment "prête" pour l'instant! Le doute installé dans nos esprits et les économistes criant au mensonge, voilà un premier épisode qui aurait pu, et dû, en rester là.

Mais comme le ridicule ne tue pas, cette semaine nous a redonné l'occasion d'être la risée sur la scène internationale lors de la communication des chiffres mensuels du chômage en donnant, non pas un chiffre officiel, ... mais deux! L'un venait de la sacro-sainte Insee, l'autre d'Eurostat, l'office européen des statistiques avec 0,4 points d'écart, 8,4 % en février pour l'Insee et 8,8% pour Eurostat.

La décision d'Eurostat de publier ces chiffres différents de ceux de l'Insee revet un caractère exceptionnel. De plus, en France, la diffusion des données du chômage est placée sous la tutelle du ministre de l'économie qui se doit, par ailleurs, de veiller à leur exactitude et à leur non-contestation par ... les autorités européennes!

Sacré revers pour Thierry Breton, ministre de tutelle de l'Insee, par ailleurs Président du Conseil national de l'économie statistique.

Mais celui-ci a sûrement privilégié sa casquette d'aide de camp, veillant à laisser croire à un bilan de l'action gouvernementale positif en matière de lutte contre le chômage, plutôt que d'agir dans le respect des missions qui sont les siennes tant qu'il est aux commandes du ministère de l'économie.

Encore quelques semaines de patience et j'espère que nous aurons d'autres visages à la tête de l'Etat. Il est grand temps que le changement arrive.


Cf: dans la presse

31 mars 2007

La Convention pour la 6e République 41 en assemblée générale

Vendredi 30 mars avait lieu l'assemblée générale de notre association départementale créée il y a maintenant près de 15 mois. L'occasion pour nous de dresser un bilan sur notre action, notre présence dans le débat politique institutionnel, et la participation ou l'organisation de débats locaux.
L'occasion aussi de faire le point sur notre association, sur son fonctionnement, son bureau et son conseil d'adminstration. Celui-ci s'est élargi de 5 personnes.


La C6R 41 est présidée par Jean-François Mortelette, bâtonnier au barreau de Blois, Marc Gricourt et moi-même en assuront la vice-présidence, son secrétariat est tenu par Véronique Fauvinet, la trésorerie étant confiée à Sylvie Bordier.

A l'issue de cette AG, nous avons organisé un café politique portant sur l'analyse des programmes sur la réforme des institutions des différents candidats. L'occasion aussi pour moi de faire écho à une enquête réalisée par
Transparence International France et relayée par Anticor auprès des 7 principaux candidats sur leur position face à la corruption. Une enquête à découvrir en cliquant ici.


La VIème République repose sur quatre piliers :

1) Une démocratie parlementaire revivifiée :
- Instauration du mandat parlementaire unique
- Suppression du droit de veto du Sénat
- Suppression du vote bloqué et du 49-3 pour les lois ordinaires
- La présidence de la commission des finances sera confiée à un membre de l'opposition
- Le Président de la République ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature.
Les membres du CSM et de la nouvelle Haute Autorité du Pluralisme seront désignés par le Parlement à la majorité des 3/5ème afin de garantir réellement leur indépendance.

2) Une véritable démocratie sociale
- Négociation et concertation préalable à toute réforme en matière sociale
- Promotion d'un syndicalisme de masse
- Représentation des salariés dans les conseils d'administration des entreprises

3) La démocratie participative
- La Présidente de la République rendra compte chaque année de la mise en œuvre du Pacte présidentiel.
- Toute proposition de loi ayant recueilli la signature d'un million de citoyens sera examinée par le Parlement.
- Création de jurys citoyens pour discuter de la mise en œuvre des politiques publiques et les évaluer, budgets participatifs dans les collectivités locales.

4) Une démocratie territoriale aboutie
- Clarification des compétences pour mettre fin aux superpositions et aux gaspillages,
- Péréquation des ressources entre collectivités locales,
- Prise en charge par les régions de la remise à niveau des bâtiments et des résidences universitaires et des prisons.

A noter également un passage sur Radio + lundi prochain en écho de notre AG.

Pour contacter la C6R41, adresser un mail en cliquant ici.

30 mars 2007

Découverte musicale

Préparer les plus jeunes à la musique, les initier aux différents instruments, leur faire découvrir toutes les sonorités, voici le travail que mène avec passion les professeurs de l'école de musique de Vendôme auprès des publics scolaires, avec à leur tête Dominique Baran.

C'est ainsi que les élèves participent chaque année à des ateliers qui leur permettent de découvrir les cuivres, les instruments à corde, à vent et les percussions. Point d'orgue de cette initiative, un concert est organisé et permet ainsi à l'école de musique de créer, (qui sait ?), des vocations auprès des jeunes publics.

Il y a quelques jours, j'ai pu assister à cette rencontre. Avant le concert, les enfants étaient invités à discuter avec les musiciens, et à s'essayer eux-mêmes aux instruments.

Favoriser l'accès de tous à la culture, notamment des plus jeunes, c'est aussi l'une des ambitions que porte notre programme à l'élection présidentielle. Hier, à Blois comme à Tours, Ségolène Royal est intervenue sur la nécessité de promouvoir la culture pour tous, un "droit à la culture", sans distinction sociale ni de revenu. Elle a notamment évoqué la généralisation des accès aux pratiques culturelles, de toute nature, musique, danse, sculpture, peinture..., pour les enfants.

Ségolène Royal est la seule candidate qui a, à ce jour, parlé de la culture comme facteur d'égalité et d'ouverture aux autres.

Et, récemment à Nantes, elle a listé ses 10 priorités:
1/ Permettre à chaque élève d’avoir accès à l’histoire des arts, aux pratiques culturelles et à l’éducation à l’image, aussi bien à l’école, qu’au collège et au lycée.

2/ Réduire ce que l’on appelle la fracture numérique en permettant à chacun d’accéder à Internet, dans les lieux publics notamment. Protéger les auteurs à l’heure du numérique en défendant leurs droits et en organisant une véritable concertation sur l’avenir du droit d’auteur à l’ère d’internet.

3/ Soutenir le spectacle vivant par un plan sur 5 ans en réorganisant le système des aides publiques et en clarifiant les responsabilités de chacun. Pérenniser un système équitable de soutien aux intermittents du spectacle par la défense des métiers artistiques et techniques du spectacle.

4/ Soutien massif aux PME innovantes dans le domaine culturel et les médias : un crédit d’impôt pour soutenir l’emploi dans les entreprises culturelles qui développent des nouveaux talents ; renforcer les fonds propres des producteurs artistiques indépendants, par des mécanismes analogues à ceux des SOFICA.

5/ Défendre le Livre, fondement essentiel de la culture, par une politique de soutien renouvelée à la lecture, par la défense de la librairie indépendante (extension de la loi Sueur pour le cinémas d’art et essai aux librairies de proximité) et par une politique ambitieuse de numérisation.

6/ Réactiver le marché de l’art contemporain, notamment par des mesures fiscales adaptées et développer une politique d’ouverture d’ateliers sur tout le territoire pour encourager l’accueil et la résidence des artistes.

7/ Lancer un plan de sauvegarde du patrimoine historique, industriel et monumental mis à mal ces dernières années.

8/ Promouvoir la langue française dans le monde car elle a une histoire et une géographie, en renforçant les lieux de son expression et en réorientant notre système d’interventions culturelles à l’étranger.

9/ Garantir la pérennité des systèmes d’aides au cinéma en protégeant tout particulièrement le cinéma indépendant et en facilitant sa diffusion dans les salles.Donner la capacité aux collectivités locales d’investir au cœur des villes pour préserver et défendre les cinémas d’art et essai.

10/ Assurer un véritable pluralisme de l’audiovisuel et de la presse qui passe par de nouvelles règles anti-concentration, par une refonte des systèmes d’aides, par une nouvelle autorité de régulation de l’audiovisuel et par la refonte d’un système fort indépendant, correctement financé, qui assure ses missions de soutien à la création et à la promotion de la culture.

28 mars 2007

Ségolène Royal dans notre région

Plusieurs étapes ont ponctué la visite de Ségolène Royal aujourd'hui dans notre région: Orléans, Blois, Amboise et enfin Tours.

Dès 10 heures ce matin, nous étions à l'oeuvre à la Halle aux grains de Blois pour préparer la salle et veiller au respect des consignes de sécurité pour prévenir l'affluence de plusieurs centaines de personnes et près de 80 journalistes.

Vers 16 heures, Ségolène Royal est arrivée, accompagnée par une fanfare à l'extérieur, avant d'entrer dans une Halle aux grains pleine à craquer. Son allocution a eu comme objectif de présenter les grandes lignes du pacte présidentiel.



Après un long bain de foule et une conférence de presse, départ ensuite pour l'entreprise PFIZER à Amboise, là où une délocalisation annoncée de l'unité de recherche provoque la colère des salariés, soutenue par les élus locaux.



Enfin, grand meeting le soir à Tours auquel j'ai également assisté, dans une salle comble (plusieurs centaines de personnes ont dû rester à l'exterieur faute de place). Un discours axé sur la République du respect, thème qui est cher à notre candidate et qui est essentiel à rappeler au lendemain des émeutes de la gare du Nord.
Elle a tenu à répondre fermement aux attaques dont elle a été injustement la cible, accusée de "prendre le parti des émeutiers et des fraudeurs".

Morceaux choisis:

"J'entends un certain nombre de déclarations des deux candidats de la droite voulant rejeter la candidate que je suis dans le camp de je ne sais quel laxisme ou dans le camp de celle qui soutiendrait l'idée qu'on peut prendre un transport en commun sans payer. Mais vous me connaissez, ce n'est pas mon genre!".


"Quand on prend un transport, on paye son billet" et "c'est normal qu'il y ait des contrôleurs" et "les contrôleurs doivent pouvoir contrôler les passagers pour savoir s'ils ont bien payé leur billet. Voilà, ça c'est le règle du transport public".
"Il faut pouvoir être contrôlé sans se rebeller", a-t-elle poursuivi. "Quand on voit ce que ce contrôle a provoqué, il y a quand même quelque chose qui ne fonctionne pas bien, comme s'il y avait une sorte de rupture de confiance".
"C'est vrai qu'il y a une montée des désordres, c'est vrai qu'il y a une montée des agressions contre les contrôleurs dans les trains et ça, ce n'est pas acceptable parce que les agents publics doivent être respectés". "Je défends l'ordre juste et je pense que la France a besoin d'ordre juste. Qu'est-ce que c'est que l'ordre juste? C'est que chacun applique les mêmes règles, quelle que soit sa place dans la société".

"Je ne veux plus en France de zones de non droit où les policiers ont peur d'aller. Je ne veux plus de zone de non droit où des jeunes qui n'ont rien à se reprocher ont peur des policiers et des contrôles d'identité", a-t-elle expliqué également. En défendant l'ordre juste, elle a ajouté "pour faire cela, il vaut mieux une responsable politique qui aime le service public, qui défend l'Etat, qu'un candidat qui nous explique tous les matins qu'il y a trop de fonctionnaires".

L'occasion de s'en prendre à ceux qui "en haut" donnent le "mauvais exemple". Elle a ainsi évoqué les "derniers conseils des ministres" du gouvernement Villepin et "la façon dont le pouvoir qui se termine place ses amis dans tous les postes de responsabilité". "Cette image de l'Etat qui n'est plus impartial, ce n'est pas la République, et là aussi c'est un mauvais exemple et quand l'exemple vient d'en haut, alors qu'on ne s'étonne pas qu'à la base on ait du mal à s'y retrouver".

"L'ordre juste, ce sera d'abord l'exemple venu d'en haut, un exemple irréprochable, et vous pouvez compter sur moi pour cela". "On ne verra plus des ministres avec toute la famille, logés, nourris, blanchis aux frais de la République". "Il y aura l'exercice d'une sobriété dans la façon d'exercer le pouvoir, une baisse du train de vie de l'Etat", "les citoyens l'exigent". "Je rétablirai cet ordre juste".

Autre moment fort de cette intervention, la place de la culture dans la république de demain, et notamment l'objectif de l'ouverture aux pratiques culturelles pour les plus jeunes. Mais j'y reviendrai dans un autre billet...

27 mars 2007

Une belle rencontre

Petite par la taille, grande par son humanité, c'est bien peu de mots pour décrire la député de Guyane, venue défendre la candidature de Ségolène dans notre département, Christiane Taubira.
Je souhaitais la rencontrer depuis longtemps, j'observe son parcours depuis de nombreuses années, et nous partageons des engagements communs, la lutte contre la corruption (cf Anticor) et l'avènement d'une 6e république (cf site de la C6R, discours de C.Taubira).

Mais c'est bien plus que j'ai reçu. Mélange de malice et d'émotion, d'audace et de charme, Christiane a tenu en haleine une salle comble, en décrivant, dans la justesse et la simplicité des mots, le socle de valeurs qui nous lient autour de la candidature de Ségolène, elle membre du Parti Radical de Gauche, nous socialistes.
Humanisme, laïcité, émancipation, égalité constituent le socle de cette république que nous devons porter, ces valeurs, que nous devons faire valoir pour promouvoir notre projet qui les rend possibles.

A l'origine de la loi sur la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité, elle a brandi un autre combat, celui de l'égalité réelle entre les hommes et les femmes. S'adressant avec humour à une salle conquise, elle a conclut son discours en évoquant l'avènement d'une femme à la tête de notre pays par ces quelques mots d'Aragon:

"L'avenir de l'homme est la femme
Elle a la couleur de son âme
Elle est sa rumeur et son bruit
Et sans elle il n'est qu'un blasphème
Il n'est qu'un noyau sans le fruit"

26 mars 2007

Les Foulées vendômoises: une fête populaire

Dimanche avait lieu à Vendôme une nouvelle édition des Foulées vendômoises, L'Evènement sportif de l'année dans notre ville . Malgré un temps incertain et rafraichi, la foule était au RDV et les coureurs, du sportif de haut niveau aux maternelles, nous ont offert de beaux scores et de belles leçons d'effort.
J'ai eu l'honneur de remettre plusieurs prix à ces champions, pour beaucoup venus de loin, du Kenya notamment, assister au coup de feu du départ des 10km aux côtés de Daniel Chanet et savourer la course des petits, c'est le moment que j'avoue préfèrer. Ils se déchainent, autant que les papas et les mamans qui les accompagnent tout au long du parcours, entourés d'une joyeuse troupe de clowns. Et tout ce petit monde est récompensé!
J'ai également rencontré les 400 bénévoles lors de la soirée qui leur est dédiée en guise de remerciements, aux côtés des membres de l'USV avec qui j'ai eu le plaisir de converser. Nous étions déjà en discussion sur l'édition prochaine, une année charnière, anniversaire oblige pour ces foulées vendômoises.
L'occasion aussi de réaffirmer l'engagement du Conseil Régional, partenaire fidèle de cette grande manifestation sportive.

25 mars 2007

Une semaine de campagne (bien) chargée

Après mes pannes de connexion à Internet, puis un déplacement professionnel en Irlande, je reviens sur mon blog pour un nouveau billet qui est évidemment consacré à l'élection présidentielle .
Hasard du calendrier, c'est aujourd'hui que Sarkozy a décidé enfin de ne plus confondre les moyens alloués par l'Etat à sa campagne électorale. Il vient de raccrocher, avec ce rictus habituel de ne souhaiter que "retraverser un trottoir".
Cet homme ne cache en rien ses ambitions, pire elles l'habitent. Il dit "avoir changé"... un aveu qu'il était sûrement différent avant, excessif, exité, menaçant! A t'il changé vraiment?

A en lire les dernières indiscrétions du Canard Enchainé sur son récent passage à France 3, l'homme reste le même, celui au double visage, ampli d'ambition et de haine. Agoravox y consacre également un article (à lire en cliquant ici).

Redevenu "libre" de sa charge ministérielle, je lui souhaite de consacrer tout son temps à cette campagne, qu'il explique son programme, qui n'est ni celui de la rupture, avec l'action des gouvernements précédents où il a exercé des fonctions de ministre d'Etat, n°2 dans l'ordre de succession, ni celui des réformes utiles à la France.

De notre côté, nous sommes aussi en campagne. Une campagne de proximité, il n'y à que celle là qui compte, et de grands évènements utiles pour permettre à chacun d'écouter nos propositions. Sur le terrain, l'accueil est chaleureux et nos tracts se prennent avec le sourire.


Quelques jours après la venue dans notre région de François Hollande à l'hôtel de ville de Tours, puis d'Arnaud Montebourg venu soutenir ma collègue et amie Mélanie Fortier sur la 2e circonscription d'Indre et Loire, cette semaine verra s'enchaîner plusieurs évènements dans notre département.
Demain soir, c'est Christiane Taubira qui sera à Mont-Près-Chambord, une femme que j'admire et avec qui je partage un engagement commun auprès de l'association Anticor qu'elle parrainne aux côtés d'Eric Halphen.

Mercredi, c'est Ségolène Royal qui viendra à notre rencontre dans l'après midi, je la suivrai jusqu'à Tours où elle tiendra meeting à 19h au palais des Sports.

Et enfin, samedi à Vendôme, c'est l'Europe qui sera au coeur de notre rassemblement à quelques jours du 50e anniversaire du Traité de Rome, autour du député européen Harlem Désir, symbole pour moi également d'un de mes premiers engagements politiques lorsqu'étais au collège, avec Sos Racisme dont il fut l'ardent porte-parole.










26 février 2007

Séance plénière au Conseil régional

Jeudi dernier s'est tenue la séance plénière du Conseil régional. Un ordre du jour marathon où nous avons enchainé de nombreux dossiers pour finir vers minuit et demi.

A l'ordre du jour:

Contrat de projet Etat-Région Centre pour 2007-2013
Après plusieurs mois de négociations, et suite à une forte mobilisation observée depuis l’été dernier, le CPER pour la période 2007-2013 a été adopté par notre Assemblée régionale.
A cette occasion, j'ai tenu à faire une intervention pour rappeler l'une des grandes faiblesses de ce nouveau contrat de projet.
Voici le texte de mon intervention:

Mr le Président,
Chers collègues
Je m'étais déjà exprimée le 14 septembre dernier dans cet hémicycle sur l'une des insuffisances notables du contrat de projet. Malheureusement quelques mois après, au terme d'un processus de négociation qui a permis certaines avancées nous permettant aujourd'hui de voter ce contrat de projet, j'y vois et j'y dénonce encore une insuffisance sur le volet personnes âgées.
Avec la canicule de l'été 2003 et ses milliers de victimes, c'est notre pays tout entier qui a fait face à cette catastrophe en réalisant combien la place de la personne âgée, son accompagnement, ses soins, sa dignité, devait être hautement renforcés par des moyens financiers accrus.
Notre pays vieillit, notre région fait partie du haut du tableau en terme de moyenne d'age. Cette spécificité connue de tous nécessite une prise en compte particulière en terme d'équipements de santé en milieu rural (cf Tania André) mais aussi en terme d'équipements spécifiques d'accueil des personnes agées. Il est vrai que la tendance actuelle et le voeu le plus cher de nos ainés est de rester le plus longtemps possible à leur domicile, mais il arrive un temps, malheuresement quand la dépendance est trop forte, où une autre forme de prise en charge plus complète est nécessaire. Les personnes agées dépendantes de plus de 60 ans sont aujourd'hui plus de 800 000 en France.
Ici, dans cet hémicycle, en janvier 2004, nos collegues du CESR presentaient un rapport sur la santé en région centre face à la problématique du vieillissement.
Nos collegues indiquaient que plus qu’ailleurs en France, la région Centre allait connaître un accroissement de la population des plus de 75 et 85 ans. Peut etre faut il le rappeler, mais à l’horizon 2020, la part des plus de 75 ans devrait représenter 10,92% de la population régionale avec qui plus est des disparités infrarégionales importantes, le Sud devant être plus marqué par cette tendance.
Il se posera encore plus la question de la prise en charge de toutes ces personnes: à domicile, dans des établissements spécialisés ou dans les hopitaux de proximité.
Et là, devant la proposition que nous fait l'Etat, on ne s'y retrouve pas. Je me demande donc où sont passées les belles intentions du chef de l'Etat et de son gouvernement lorsqu'ils déclarent que la solidarité envers les personnes agées une priorité nationale.
Je me demande bien, à quelques jours de feu lundi de pentecote, ex jour férié, qui fait réellement aujourd'hui l'effort tant attendu pour que nos ainés vieillissent bien dans notre pays?
Notre Région a besoin d'outils pour maintenir ses services de proximité. Notre Région présente une problématique particulière avec une population fortement vieillissante.
Alors, il faut impérativement ne pas refermer ce dossier et notre assemblée doit continuer à peser pour que les politiques indispensables qui engagent l'avenir de notre territoire soient engagées.

Contrat interrégional de projet pour 2007-2013

Ce document constitue en fait le Plan Loire III (gestion et prévention des inondations, préservation eau et biodiversité, mise en valeur du patrimoine…) et concerne 9 Régions, dont la Région Centre. Il est doté d’une enveloppe globale de l’Etat de 128,13 M€ à répartir entre les régions concernées.

Convention avec l’ANRU (agence nationale de renouvellement urbain)
Le gouvernement a mis en oeuvre différents dispositifs en faveur de la rénovation urbaine, notamment la création de l’Agence nationale de la Rénovation urbaine (ANRU), chargée de ‘rassembler’ les crédits nécessaires avec l’ensemble des partenaires concernés, afin de financer principalement la démolition, la réhabilitation et la création de logements locatifs sociaux dans des quartiers identifiés comme « Zone Urbaine Sensible », dans lesquels figurent des « quartiers prioritaires » et des « quartiers supplémentaires » qui bénéficieront de financements importants pour entreprendre les travaux nécessaires.
La Région prévoit de consacrer 98,8 M€ en direction des programmes de rénovation urbaine des quartiers « prioritaires » et « supplémentaires » et 2,4 M€ en direction de quartiers « isolés » dans le cadre d’une convention-cadre qu’elle signera, après son adoption par le Conseil régional, avec l’ANRU.

Convention Région Centre-SNCF sur le TER Centre pour 2007-2013
Il s’agit d’une convention relative au développement du TER Centre, conclue, pour la période 2007-2013, entre la Région, Autorité organisatrice des transports collectifs de voyageurs, et la SNCF, exploitant. Une fois adoptée par le Conseil régional, elle sera officiellement signée avec la SNCF le 15 mars prochain.

Agenda 21 régional
Les Agendas 21 permettent aux collectivités de se doter d’un référentiel dans l’action quotidienne et concrète, afin de situer les véritables enjeux d’un développement raisonné et de fixer les objectifs et des méthodes compatibles, à long terme, avec le respect de la vie et de la nature. En élaborant un Agenda 21, la Région va se doter d’un outil stratégique de référence pour ses politiques (comme elle l’avait fait en 2003 en adoptant sa Charte régionale du développement durable définissant les principes de son action) et elle propose aux habitants, organisations, associations et collectivités partenaires l’opportunité d’approfondir, en cohérence et en concertation, une démarche globale dans laquelle chacun peut trouver une source d’action et de volonté. Avec cet Agenda 21, la Région veut franchir une nouvelle étape pour un développement durable de son territoire… Un diagnostic préalable a été élaboré. L’année 2007 permettra d’associer ceux qui souhaitent participer à l’élaboration d’un Agenda 21 régional.

Stratégie régionale en faveur de la Recherche
Dans un environnement international caractérisé par une compétition de plus en plus rude, la recherche et l’innovation constituent des facteurs clés pour assurer un développement économique durable de notre territoire. A cet égard, le renforcement de la politique en faveur de la recherche menée par la Région et des moyens pour en favoriser les retombées économiques, sociales et environnementales constituent un axe majeur de la politique régionale pour les prochaines années. L’ambition de la Région est d’y consacrer au moins 4% de son budget à l’horizon 2013, à partir d’un niveau de 2,5% en 2006…

Carte scolaire / avis sur les propositions du Rectorat relatives aux ouvertures et fermetures de formations professionnelles pour la rentrée 2007
Cette carte est proposée pour avis par le Rectorat au Conseil régional. Elle est analysée au regard des orientations du Plan Régional de Développement des Formations (PRDF) et du contexte national marqué par la suppression de postes d’enseignants décidée par le gouvernement. En région Centre, 201 postes seront supprimés à la prochaine rentrée (près de 1 000 postes supprimés depuis larentrée 2003). Les propositions des services de l’Etat conduisent à réduire l’offre de formation en région, ce qui est contraire aux orientations du PRDF. La diminution de postes entraîne aussi des réductions de places en première année de lycée professionnel… Ceci est préjudiciable à l’appareil de formation et à la formation des jeunes. Certaines propositions du Rectorat sont donc jugées « inacceptables ». L’exécutif régional souhaite que la Région émette un avis négatif sur la proposition de carte scolaire 2007-2008 telle que proposée aujourd’hui par le Rectorat.
A l'occasion de cette discussion, j'ai pris la parole pour évoquer le cas du Lycée Ronsard:

Monsieur le Président,
Chers collègues,
C'est une année encore que nous constatons amnèrement le désengagement massif de l'Etat dans l'éducation. Suppressions de postes, suppressions de moyens, inadéquation entre l'offre de formation et les besoins exprimés sur les territoires s'illustrent à travers cette proposition d'ouvertures et fermetures proposée par le Rectorat.
Aujourd'hui, nous sommes dans nos compétences, puisqu'il s'agit de nos lycées. Mais pour les plus jeunes, le secteur primaire et secondaire, le constat est le même. Fermetures d'écoles, suppressions de postes, recul de la scolarisation pour les plus petits. Aux cotés des représentants des organisations syndicales représentatives des salariés de l'Education nationale mais aussi aux cotés des parents d'élèves, j'ai refusé la carte scolaire qui nous était présentée, comme membre représentant la Région au comité départemental de l'Education nationale qui s'est tenu lundi dernier à Blois.
Aujourd'hui notre hémicycle va faire la même chose. Evidemment, il est logique et nécessaire que chaque année, compte tenu de l'évolution des effectifs, des orientations, des ajustements se fassent.
Des filières s'ouvrent, les métiers évoluent, d'autres disparaissent.
Mais là; à l'évidence, le compte n'y est pas.
Je citerais en exemple le lycée Ronsard à Vendôme, lycée d'ailleurs labellisé lycée des métiers tertiaires, ironie lorsqu'on regarde de plus près les ajustements qui se présentent cette année qui ont été à l'unanimité dénoncés lors du dernier conseil d'administration de ce lycée.
En y regardant de plus près effectivement on constate quoi:
- des baisses du nb de places: moins 8 places en BEP comptabilité, moins 8 places en BEP secrétariat
- alors que le rectorat affiche sa volonté de renforcer la qualification de niveau bac ou plus, ce sont également moins 5 places en bac pro comptabilité et moins 5 places en bac pro secrétariat
Où est la logique? Je ne la vois pas. Et je ne la comprends pas. Cet établissement connait d'excellents taux de réussite aux examens et d'insertion professionnelle. Son label lycée des métiers du tertiaire obtenu récemment a été ressenti par la communauté enseignante comme une reconnaissance du travail accompli et un encouragement à poursuivre les efforts.
D'ailleurs, plutot que mes mots, je terminerai mon propos en vous lisant un témoignage de l'un des enseignants de cet établissement qui m'a écrit ce courrier. Celui ci me parle des « restrictions dont nous allons encore faire les frais à la rentrée : suppression des 2 classes de 24 élèves et remplacement par une seule classe à 32. " La communauté enseignante est effectivement inquiète face à cette "nouvelle dégradation des conditions de travail (il y en a régulièrement tous les ans). Effectivement, il s’agit de BEP tertiaires administratifs souvent montrés du doigt comme sections sans débouchés". Et pourtant, on constate que sur le terrain, "une grande partie de ces jeunes en grandes difficultés reprend confiance dans le cadre de la formation professionnelle. La quasi-totalité des effectifs continue des études vers un bac pro. Ces élèves se retrouvent très souvent dans les PME du bassin d’emploi. »
Chers collègues, je ne l'invente pas, le malaise est là, on ne peut se satisfaire de cette carte des formations. Et je dirai aussi pour conclure qu'autant il faut valoriser la qualification de niveau BAC, mais le BEP constitue l'un des passeports pour continuer en BAC PRO. Aujourd'hui, en supprimant des places de niveau BEP, nous envoyons des jeunes vers des classes de seconde, où la difficulté risque de les envoyer à l'échec.
Est-ce satisfaisant? Non, assurément.

Carte des formations professionnelles
L’apprentissage est une compétence de la Région. Chaque année, elle adopte la carte de l’apprentissage qui fixe les ouvertures et fermetures de formation des CFA et des sections d’apprentissage. Cette année, la Région, en concertation avec l’ensemble des partenaires concernés (services de l’Etat dont Rectorat, branches professionnelles…) et en cohérence avec le PRDF, propose un ajustement de l’offre de formation avec l’ouverture de 38 formations nouvelles et l’annualisation d’un BTS qui ouvrait un an sur deux jusqu’à présent, la création d’un CFA faisant suite au transfert de la licence professionnelle « Industrie Chimique et Pharmaceutique » du CFA Interuniversitaire vers l’Association pour la Formation dans les Industries chimiques, parachimiques et pharmaceutiques. Enfin, pour tenir compte de l’évolution des diplômes et des effectifs, cette carte entérine la fermeture d’un certain nombre de formations.
A noter également l'ouverture de 2 formations qui seront dispensées au CFA-CFPPA (enseignement agricole) avec un BP canin et BTS anabiotech et l'ouverture d'un BAC PRO de technicien-menuisier agenceur au lycée Ampère.

Dénomination de l’EREA (établissement régional d’enseignement adapté) de Mainvilliers (Eure-et-Loir)
La Région Centre a décidé de proposer, en concertation, un « nom » à l’EREA (établissement régional d’enseignement adapté) de Mainvilliers qui accueille des jeunes en difficultés sociale, morale et souvent affective. La proposition qui sera faite concerne un cinéaste, issu de la Nouvelle Vague, qui a marqué le cinéma français par des oeuvres originales, profondes et sensibles, dont certaines ont mis en exergue des thèmes qui rejoignent les missions éducatives et pédagogiques de l’EREA (problématiques liées au suicide, amours naissantes chez les adolescents, divorce et fractures chez l’enfant abandonné, les fugues, l’autisme, la pédagogie du langage oral, la socialisation, la passion jusqu’à l’enfermement…).

25 février 2007

De retour... enfin j'espère!

Toujours embuée dans mes problèmes de connexion à Internet, j'avoue que ce blog est la première "victime" de mon fournisseur d'accès. En appelant le service clientele de mon fournisseur, désormais ce message : "vous êtes nombreux à rencontrer actuellement des problèmes de connexion. Nous vous assurons de faire le nécessaire et serons en mesure de vous apporter une amélioration dans les jours prochains...".

Bref, je ne dois pas être la seule finalement...!

12 février 2007

Regards de ville, un samedi pas commes les autres à Vendôme

Samedi dernier fut le théatre de nombreuses animations, ayant comme objet principal, la ville de Vendôme, vue par les vendômois. Des expositions, au Minotaure ou à la chapelle St Jacques, les associations de quartiers qui s'en mêlent, comme celle du centre-ville qui transforme en quelques minutes notre coeur commercial en zone tout vélo et, clou du spectacle, un film magnifique dédié aux Rottes, le quartier nord qui a vu le jour dans les années cinquante et qui accueille aujourd'hui près de 5000 personnes. Comme le dit Daniel Chanet dans ce film que les vendomois pourront revoir très prochainement, c'est "une ville dans la ville", un lieu de vie, d'animation, de services publics, de vie commerciale, de lien intergénérationnel (où se cotoie la crèche et la maison de retraites).

Une journée tournée vers le passé, la rétrospective de l'évolution de Vendôme ces 30 dernières années, et un clin d'oeil à l'avenir sur lequel se sont penchés les artistes de la vallée du Loir. Des clichés très futuristes, surtout architecturaux, de la refonte totale de la place St Martin à l'aménagement du quartier de la gare, une métamorphose totale que l'amoureuse des vieilles pierres que je suis apprécie mais avec modération! D'ailleurs, le chantier ouvert au public réalisé par Résurgence Rue Renarderie ou bien à la Chapelle St Pierre Lamothe sont de précieux trésors au détour des ruelles de notre ville.

A la chapelle St Jacques, les artistes se sont illustrés par leur créativité, des propositions de sculptures magnifiques, l'aménagement du parc du Château en jardin ludique et de senteurs, l'espace multiconfessionnel sous forme d'un dôme lumineux. Des propositions aussi sur le renforcement de notre attrait touristique, une piscine avec bassins d'animation (à la place de la piscine d'été actuelle évidemment), une patinoire place St Martin, le temps de l'hiver, bref des idées à foison, des projets à retenir?

A méditer en tous cas sûrement...

05 février 2007

En panne... ça rame

Internet ne fait pas que des heureux, et ce n'est ni la panacée, surtout lorsque le débit n'est plus au rendez-vous. Depuis quelques semaines, vous l'avez remarqué, je ne publie pas de billets sur ce blog, étant "victime" de coupures fréquentes ou bien d'une connexion "escargotesque" (moi aussi j'invente des mots, c'est à la mode semble t'il!).
Donc, le temps de perdre définitivement patience auprès de mon fournisseur d'accès, lui dire au-revoir sûrement, et je reviendrai plus régulièrement publier quelques nouvelles sur ce blog.