
Visiblement l'affluence tant annoncée a été dépassée, l'accès à la salle étant même difficile, quant à disposer d'un siège, c'était peine perdue!
Mais peu importe, l'ambiance y était, l'énergie, l'envie d'avancer et surtout la ferveur des militants clamant tout au long des (parfois longs) discours "Ségolène Présidente".
Installée parmi les porteurs de drapeaux du MJS et placée au-dessus de la tribune, j'ai pu participer à l'un des ces instants historiques que l'on peut vivre en tant que militants: l'investiture pour l'élection suprême. Un moment historique chargé d'émotion, et l'immense fierté que ce soit une femme qui portera demain nos couleurs.
Ségolène Royal a tenu un discours rassembleur: rassembler le parti, rassembler la gauche et aller à la victoire pour être utile pour tous ceux qui se désespèrent et n'en peuvent plus d'attendre un véritable changement. Souhaitant plus que tout la confiance retrouvée avec les classes populaires, elle a parlé des valeurs socialistes que nous portons, toujours ancrés dans le refus de l'injustice et des inégalités. Un sentiment de révolte permanent qui doit nous animer pour aller défendre notre idéal d'une société plus juste et plus solidaire. Elle a rappelé son attachement à l'éducation, ciment de la société comme son combat contre les violences, en premier celles faites aux femmes. Elle a confirmé sa conviction dans la protection que l'Etat doit assurer aux citoyens et aux solidarités nécessaires face aux effets néfastes de la mondialisation.
Elle a aussi lancé la dynamique de campagne. Une campagne effervescente, au plus près, décentralisée et participative. D'ici fin janvier, des débats participatifs seront organisés en tout lieu, utiles à une première phase d'écoute.
C'est aussi une campagne déroutante qui s'annonce, loin des shémas habituels que nous a toujours offert le PS. Rien ne viendra d'en haut, tout partira de la base, des militants eux-mêmes.
A chacun désormais de s'y mettre. Pour ma part, c'est l'enthousiasme qui m'anime comme la fierté que le PS ait désigné Ségolène Royal.