09 décembre 2009

Séance plénière du CESR

Aujourd'hui le Conseil Economique et Social Régional se réunira en séance plénière.

Le CESR exerce sa mission consultative par l’élaboration d’avis, d’analyses, de propositions. Il s’efforce ainsi, depuis sa création, de donner aux acteurs et décideurs régionaux, au premier rang desquels le Conseil régional, les éléments nécessaires à éclairer leurs choix en ayant en permanence une vision prospective et transversale.

Il est obligatoirement saisi pour avis par le Président du Conseil régional sur les documents relatifs à la planification, aux schémas directeurs, aux documents budgétaires et aux orientations générales dans les domaines de compétence de la Région.

La saisine facultative, initiée par le Président du Conseil régional, permet au CESR d’expliciter certaines thématiques en suggérant des solutions ou des pistes de réflexion. En outre, le Préfet peut solliciter le CESR.

L’auto-saisine permet au CESR , de sa propre initiative, de réfléchir sur les grandes questions régionales, les évolutions sociétales, les préoccupations des populations…

Je présenterai la proposition du Conseil Régional sur la Carte des formations professionnelles.

Ordre du jour:
- stratégie de transport collectif multimodal et circulations douces: plan Vélo Région Centre
- Budget 2010
- Communication sur la contribution régionale au débat public concernant la RN154
- Avis sur les ouvertures et fermetures des formations professionnelles pour la rentrée 2010 (Education Nationale et agriculture)
- Carte régionale de l'apprentissage pour la rentrée 2010

08 décembre 2009

A propos des Régionales (18): revue de presse

NR du 6/12

NR-st georges-6/12/09



LIBE ORLEANS 5/12
Dans le Loir-et-Cher, l'élue évincée joue la trouble-fête (
lire)





NR du 5/12


NR-5/12/09

NR du 5/12


NR-5/12/2009




LIBE ORLEANS du 4/12
François Bonneau présente ses têtes de listes départementales (lire)


La République du Centre 4/12

République du Centre- 4/12/09

06 décembre 2009

Suppression de l'Histoire-Géographie en Terminale scientifique: une décision inadaptée et infondée

C'est avec une immense surprise que j'ai pris connaissance du projet de réforme visant à supprimer l'enseignement de l'histoire-géographie pour les lycéens inscrits en terminales scientifiques. Grâce à l'appel d'éminents historiens, c'est toute la société qui se trouve utilement interpellée sur un aspect de cette réforme du Lycée autant inadaptée qu'infondée.

La réforme de notre système éducatif dans sa diversité est devenue au fil du temps une nécessité et en particulier la réforme du lycée où l'organisation actuelle est complexe et génératrice d'échecs multiples et de sorties sans qualification. Mais réformer ce n'est pas amputer et je reste persuadée que proposer aux lycéens un tronc commun de connaissances jusqu'au Baccalauréat reste et restera la meilleure solution pour permettre de mieux aborder la vie en société.

Considérer que l'histoire-géographie peut être enseignée en Première, puis devenir optionnelle en Terminale, c'est de fait exclure du socle commun de connaissances un groupe de matières qui permet de comprendre les enjeux du monde actuel, de se situer dans le temps, de se projeter dans l'espace et d'appréhender enfin et surtout la complexité d'une société en pleine mutation aux prises avec la mondialisation.

Le débat sur l'identité nationale est lancé dans un contexte où les thèmes de réflexion remis aux Préfets pour son organisation sont implicitement ceux que l'école véhicule via l'instruction civique et les cours d'histoire-géographie, aux rangs desquels je tiens à citer en exemples les symboles républicains, la langue, la laïcité, les paysages de nos campagnes, les fleuves, les personnages historiques fondateurs.

A l'échelle de notre région Centre, c'est en ce sens que nous agissons fortement pour accompagner les équipes éducatives dans l'organisation de leurs projets pédagogiques utiles à permettre aux lycéens de se construire une citoyenneté et une connaissance du monde d'aujourd'hui: promotion de la mobilité européenne, encouragement des visites des lieux de mémoire en France et en Europe, soutien aux projets Lycéens citoyens portant sur le développement durable, la culture scientifique, la prévention des conduites à risque.

J'apporte tout mon soutien, comme d'autres responsables politiques, à l'appel des historiens, un appel qui je l'espère sera entendu par le Ministre de l'Education Nationale avant la présentation de son projet lors du Conseil Supérieur de l'Education prévu jeudi prochain.

04 décembre 2009

A propos des Régionales (16)

La fédération socialiste du Loir et Cher vient de se prononcer sur la liste présentée par la direction départementale pour les élections régionales. A l'heure où j'écris ce communiqué, la liste présentée par la direction départementale du PS est loin d'avoir mobilisé les militants et entrainé la dynamique nécessaire.

Fidèle à mes engagements et à mes récentes déclarations, j'ai décidé de ne pas prendre part au vote, une première après 18 années de militantisme actif au Parti Socialiste. Ainsi voter dans le contexte que j'ai dénoncé jusqu'ici c'était pour moi accepter de jouer le jeu d'un simulacre de démocratie et offrir une façade convenable à un ensemble miné par des pratiques d'un autre temps.

François Bonneau, Président socialiste sortant du Conseil régional du Centre et candidat à sa propre succession, est à l'image de la Direction du Parti Socialiste du Loir-et-Cher, resté silencieux face aux nombreuses interpellations des militants et sympathisants, insensible aux différents articles de presse, pire encore sourd aux appels répétés des représentants du monde de l'éducation dans notre région par une décision autant inique qu'inacceptable.
François Bonneau a orchestré l'éviction, pire encore, l'élimination à des fins partisanes de la benjamine de l'exécutif membre d'une équipe qui sera pourtant en partie reconduite.

Fidèle aux valeurs qui me semblent essentielles comme Vice-Présidente du Conseil régional en charge de l'éducation et des lycées, je vais continuer à m'engager aux cotés et au service du monde éducatif régional, en portant les politiques qui me semblent utiles et justes pour les jeunes de notre région, en assurant la promotion de l'égalité des chances, en luttant activement contre le décrochage scolaire, en assurant la promotion des filières professionnelles et du soutien aux établissements situés sur nos territoires, en mettant en cohérence mes engagements de rénovation dans la pratique d’un mandat, porté par l'écoute, la proximité et la démarche participative.

Je prends acte de cette décision autant injuste qu'irrationnelle. Je continue et continuerai plus que jamais mon engagement pour servir l'éthique et les idées auxquelles je crois, renforcée jour après jour par les nombreux soutiens de tous les acteurs dans leur diversité que je reçois sur mon territoire vendômois, sur mon département le Loir-et-Cher et sur ma région, la région Centre.

Résultats du vote liste départementale PS

Voici les résultats partiels* du vote des militants PS dans le Loir-et-Cher pour la liste aux régionales

Inscrits: 506
Votants: 207
POUR: 163
CONTRE: 30
ABSTENTION: 13

* à l'heure où je publie ces résultats, il manque les résultats des sections de Contres (18 inscrits), Salbris (13 inscrits) et Villefranche (14 inscrits)

Communiqué à venir.

02 décembre 2009

Réforme des collectivités territoriales: contribution au débat

Communiqué de presse :
La réforme des Collectivités territoriales: un enjeu qui nous concerne tous

La réforme des collectivités territoriales est un projet qui nous concernera tous et aura des conséquences importantes sur le fonctionnement institutionnel de nos territoires.

Le comité Balladur a été constitué pour réfléchir à une réforme visant à simplifier le "mille-feuille institutionnel". Les premières conclusions ont mis en lumière toutes les contraintes et pressions d'un système qui refuse de se réformer de l'aveu même d'Edouard Balladur venu s'en expliquer à Vendôme il y a quelques mois.
Pour ma part, loin de "crier aux loups" dès qu'on aborde le principe même de réformer nos institutions, je considère bien volontiers que réformer est un acte nécessaire et un enjeu majeur pour notre démocratie. De scrutins en scrutins, les électeurs désertent malheureusement les bureaux de vote, pire encore ils disent ne plus s'y retrouver dans les méandres des institutions actuelles tellement elles sont enchevêtrées et complexifiées.

Je ne suis pas du tout opposée à l'idée de réformer nos institutions, de clarifier nos compétences et redonner une nouvelle forme de démocratie dans les lieux de décisions essentiels sur nos territoires. Certes ce projet de réforme comprend des avancées significatives mais certains aspects me posent un réel problème.

L'échelon intercommunal est aujourd'hui largement répandu avec des compétences importantes sur nos territoires, mais il ne relève pas du scrutin direct et oblige les représentants des communes au consensus permanent au sein des communautés de communes. Le projet de réforme vise à instituer l’élection au suffrage universel direct des élus communautaires, dès les prochaines élections municipales de 2014, ce qui est une excellente chose.

Le projet de réforme vise également les conseils généraux et régionaux et, plus particulièrement leurs représentants avec comme objectif de créer des conseillers territoriaux uniques, en somme, des élus avec une "double casquette" et des compétences extrêmement larges.

Un des premiers problèmes vient du mode de désignation de ces futurs conseillers territoriaux : cette désignation se ferait de manière double, ce qui signifie que dans les mêmes instances de décisions, il y aurait certains conseillers territoriaux élus au suffrage universel direct sur leurs cantons et d'autres sur des scrutins de liste. Dans les cantons ruraux , le scrutin se ferait sur une personne, à l'identique des élections cantonales actuelles: c'est un scrutin qui encourage particulièrement la notabilité et les projets sur un espace réduit, celui du canton. Dans les cantons plus urbains il est question de conseillers territoriaux, élus au scrutin de liste à la proportionnelle, donc sur un projet politique plus identifié. L'inégalité de cette représentativité me pose une réelle difficulté d'éthique politique.

Le deuxième problème induit par ce double mode de scrutin est le risque de voir reculer l'idée d'un projet global de territoire dans des domaines stratégiques aussi importants que le développement économique, l'innovation, la recherche, la carte des formations ou bien l'aménagement équilibré du territoire. Par conséquent, le risque de voir naître des régions "cantonalisées ».

Le troisième problème est de voir reculer la parité et le renouvellement générationnel des élus induits par les scrutins de liste. Sur les scrutins dits cantonaux, à l'image de notre département, seules 6 femmes sont élues sur 30 conseillers généraux. On est bien loin de la parité.

Le débat est lancé ! Je le souhaite partagé par tous les citoyens car il peut aider à résoudre la complexité démocratique et institutionnelle que connait notre pays. Ce débat doit rester serein, constructif, non précipité par des considérations liées à la préparation des futures élections régionales et être enfin susceptible de poser l'ensemble des enjeux que je viens d'exposer.

Si ces enjeux ne sont pas réellement posés, si l'unique réflexion porte sur la nécessité de simplifier les structures pour faire des économies en résumant la réforme à "s'il y a moins d'élus, cela fera moins d'euros dépensés", si l'autre projet de suppression de la taxe professionnelle n'est pas pleinement rassurant pour les élus locaux, cette réforme des collectivités territoriales aussi ambitieuse soit-elle ne sera pas un enjeu qui nous concerne tous mais inévitablement elle échouera et sera jetée "aux oubliettes" pour de très longues années. Et cela je ne le souhaite pas.

29 novembre 2009

A propos des Régionales (15): L'Echo Républicain du 23/11/09


Ci-dessous article publié dans la PQR d'Eure-et-Loir

27 novembre 2009

Les territoires ruraux, des territoires d'avenir

Les Assises sur les territoires ruraux se tiennent cette semaine dans notre département. D'une réflexion collective, il est utile de faire ressortir les enjeux, d'établir un diagnostic partagé, de proposer des modalités d'intervention publique, d'accompagner les mutations de ces territoires, de valoriser leurs atouts et enfin de trouver les moyens de les dynamiser sur le plan économique et des services à la population. Ce matin les premières assises se tenaient à Morée pour le vendômois.

Un constat fort, les territoires ruraux dans leur diversité sont en pleine mutation, avec une évolution et une modification profonde de l'activité agricole et une arrivée de populations nouvelles souvent chassées des zones urbanisées où l'acquisition immobilière est impossible pour les revenus modestes ou attirées par un cadre de vie plus agréable ou enfin par une acquisition de résidence secondaire. Parmi ces « migrants », on trouve surtout des populations issues des classes populaires et modestes. Aujourd'hui, ce « désir de campagne » s'illustre par le fait qu'un habitant sur quatre vive en milieu rural et souhaite plus qu'hier bénéficier des services de proximité adaptés liés à son mode de vie.

Une offre de services publics de base est indispensable pour attirer puis maintenir une population sur un territoire. Les moyens de transport et de communication en sont la première condition, mais on peut aussi évoquer la présence de services de santé (une offre inférieure à la moyenne française pour la région Centre), mais aussi d'éducation, de péri-scolaire, de logements sociaux.

Par ses compétences, la Région est un acteur majeur en matière d'aménagement du territoire, en soulignant l’importance de tous les territoires, ruraux comme urbains, pour un développement et un aménagement équilibré et durable de notre pays.

En Région Centre, cette politique passe par des outils contractuels, c'est à dire des visions partagées avec des pays (contrats de pays), des agglomérations (contrats d'agglo), des cœurs de village (pour réhabiliter les centres-bourgs et construire du logement social dans les communes de moins de 6000hab) et des contrats Ville-moyenne (pour les communes pôles de centralité supérieures à 7000hab)

Alors que ces politiques territoriales sont portées et que les besoins n'ont jamais été aussi importants, on observe que l’Etat accélère son désengagement, ici par des fermetures de bureaux de poste, là par des suppressions de classes voir d'écoles, et ce pour des raisons d'économies budgétaires. C'est donc vers les communes, et les communautés de communes, souvent avec des budgets limités, que les regards se tournent. Elles doivent faire alors face aux demandes croissantes de leurs habitants tout en veillant à impulser des nouvelles dynamiques pour stimuler leurs territoires (création de zones d'activités, ouvertures de maisons des services...).
Elles doivent aussi investir dans leurs écoles, souvent les agrandir, adapter les restaurants scolaires aux normes sanitaires, créer des espaces de garderie, sans moyen budgétaire nouveau pour répondre aux demandes des familles.

Il est utile de réfléchir aux pistes permettant d'accompagner les mutations de ces territoires.
Quelques pistes et propositions sur lesquelles je souhaite attirer l'attention:
- faire évoluer les politiques contractuelles régionales : Une réserve à cette proposition tient d’une part à la réforme des collectivités territoriales en cours où le partage des compétences devra être clarifié et d’autre part à la possibilité de refonte des politiques territoriales actuellement menées rendue possible après les futures échéances électorales et le renouvellement de l'assemblée régionale. Faire évoluer les politiques contractuelles régionales, notamment en :
--aidant les communes dans leurs compétences propres comme par exemple les affaires scolaires, pour rénover ou agrandir l'école du village, l'aménagement de la voirie, la gestion de l'assainissement... autant de missions aujourd'hui difficiles à assumer faute de moyens adaptés et faire de la solidarité envers les petites communes une priorité
--adaptant les aides à destination des villes-moyennes, en considérant qu'une « ville-moyenne », un pôle de centralité, c'est aussi un chef lieu de canton, à partir de 1000-1500 habitants, qui est attractif pour les habitants dans une couronne de 10 à 15 km aux alentours : aujourd'hui le seuil pour cette aide est fixé à 7000 habitants, dans notre département, et ainsi très peu de communes sont éligibles alors que les projets, les demandes, sont nombreuses et réelles. En abaissant ce seuil et en établissant un diagnostic adapté, une commune de taille moyenne qui aurait à assumer les charges de la centralité, pourrait se voir proposer un dispositif adapté pour accompagner ces projets particulier

- donner la priorité au maintien de l'offre de formation sur les territoires proposée tout au long de la vie.
Il faut être attentif notamment aux établissements de formation dans le secondaire, collèges et lycées. D'abord, parce que leur présence actuelle permet aux plus jeunes de poursuivre leurs études dans un territoire proche, notamment jusqu'au baccalauréat contribuant ainsi à l'élévation nécessaire du niveau de qualification, mais aussi parce que la présence d'un établissement scolaire contribue à la dynamique du territoire: création d'emplois, animations induites par les scolaires, soutien à l'activité économique locale.

Ayant assisté à la fermeture l'an dernier d'un lycée agricole dans le Cher, à Vailly sur Sauldre et à ses conséquences sur le territoire avec la perte lourde d'une source d'activités et d'emplois, je considère aujourd'hui que nos collèges, nos lycées, constituent un atout à préserver.

Je pense par exemple au Lycée et Centre de Formation en Apprentissage agricole de Montoire-sur-le-Loir. Ces structures forment de futurs salariés et chefs d'exploitations agricoles, tous sortent de ces établissements avec une insertion professionnelle garantie. Aujourd'hui, l'enjeu pour ce site est d'élargir son offre de formation, en maintenant sa spécificité liée à l'agriculture locale. Un des leviers, c'est actuellement la préparation de la prochaine séance plénière de la Région qui sera consacrée à la carte de l'apprentissage. Je suis particulièrement attentive à ce que notre assemblée régionale vote l'ouverture d'une formation post-bac, un BTS, une formation pour les futurs exploitants agricoles en lien avec l'activité économique du secteur. Mais parallèlement, ce sont les moyens alloués par le Ministère de l'agriculture qu'il faut continuer à mobiliser sur le lycée en maintenant et développant les formations par la voie scolaire.

Dans le même ordre d'idée, j'ai accompagné en concertation avec le rectorat le lycée de St Aignan situé dans la vallée du Cher, vers les formations de soins à la personne, redonnant à ce lycée une dynamique qui était nécessaire en adaptant son offre de formation aux besoins des populations locales.

Montoire, St Aignan, 2 exemples illustrant la nécessité pour nous tous, acteurs locaux, de porter un regard attentif sur le maintien et le développement de notre offre de formation. Notre secteur est doté d'établissements de qualité, lycées, CFA, MFR, organismes de formation pour adultes, publics et privés, il est impératif d'engager une réflexion partagée sur l'évolution de la carte des formations en rapprochant notamment les acteurs du monde de l'éducation et décideurs économiques.

- ré-inventer la ruralité: parce que ruralité rime avec modernité, il est utile de repenser l'aménagement du territoire et l'offre de services offerts aux populations avec originalité, inventivité et pertinence. Grâce aux aides régionales qui abondent les budgets des Pays, nous avons vu naître des dispositifs originaux qui allient au travers d'une offre de services inscrite dans une démarche de développement durable la modernité liée aux moyens de communication, la spécificité du territoire et la proximité avec les habitants.

La médiathèque de Selommes que j'ai inaugurée en mai 2006 est en l'une des illustrations. Ce centre de ressources documentaires complet, adapté aux différents publics, a été porté par la communauté de communes de Beauce et Gâtine au cœur d'un canton rural. Ainsi cet équipement est un lieu de diffusion moderne et de proximité du livre: les abonnés peuvent de chez eux consulter la base de données documentaire, réserver et se faire livre un ouvrage. Ce projet structurant illustre la nécessaire inventivité d'un service adapté de proximité porté par les collectivités locales dans un contexte financier souvent difficile et incertain.

De la même façon la médiathèque de Fréteval, portée par la communauté de communes du Haut-Vendômois contribue à organiser l'accès à la lecture et à la culture dans un lieu dédié et à alimenter régulièrement les bibliothèques des villages alentours.

Inventer la ruralité, c'est faire en sorte de créer là où cela est nécessaire des équipements innovants et adaptés ou bien proposer que les services viennent directement aux habitants. La garderie itinérante La Souricette entre Mondoubleau, Sargé sur Braye et Choue en est l'un des exemples les plus proches. Le Haut-Vendômois subit de plein fouet la réorganisation et la fermeture annoncée des bureaux de poste de Freteval et Pezou et la réduction des heures d'ouverture du bureau central de Morée. Autant des évolutions de La Poste peuvent être possibles pour permettre que le service soit maintenu, autant cette situation contraint les communes ou les commerces à prendre le relais transformant l'offre à un point tel que les usagers sont perdus car la confidentialité liée à certaines opérations bancaires ou postales ne peut être pleinement respectée. Comme pour la garderie la Souricette il pourrait être intéressant d'inventer une autre offre postale sur nos territoires, mobile elle-aussi, itinérante, à la charge et sous la responsabilité de La Poste, qui permettrait à la fois le maintien d'une offre de proximité, aux horaires adaptés aux demandes des usagers, tournante dans les locaux actuels voir, dans un cadre moins onéreux que l'entretien de bureaux de poste ouverts seulement quelques heures par semaine, via un bureau de poste itinérant, équipé de tous les outils nécessaires à la qualité de service.

On parle souvent d'« exception culturelle à la française », indéniablement la ruralité y contribue. Nos territoires ruraux sont en pleine mutation, à nous d'inventer les moyens de les accompagner, développer les activités économiques, valoriser leurs atouts et faciliter la vie quotidienne des habitants.

Trois enjeux, trois pistes de réflexion :
- le rôle de la Région, comme acteur de l’aménagement du territoire
- l’élaboration de la carte des formations en créant des dynamiques de réflexion à l’échelle des territoires entres les acteurs économiques, les élus et les responsables de l’éducation et de la formation
- le lien social à préserver, la proximité à construire autrement en inscrivant la ruralité dans la modernité, en considérant que la mobilité des services puisse être une des solutions à rechercher

Réinventer la ruralité, c’est chercher le chemin du possible, c'est trouver dans la créativité les ressources nécessaires pour imaginer les services de demain, développer des activités qui permettront à chacune et chacun d'entre nous, aux différents âges de la vie, de vivre bien sur son territoire, de vivre et d'aimer son territoire.

25 novembre 2009

A propos des Régionales (14): dans la NR aujourd'hui



Une initiative pour parler sécurité routière

Hier matin se tenait à Montoire-sur-le-Loir un forum sur la sécurité routière organisé par le lycée agricole de Montoire en partenariat avec le Point Information Jeunesse. L'intérêt de cette initiative est de s'adresser en une seule journée à l'ensemble des scolaires du secteur, qu'ils soient collégiens à Jannequin ou St Julien ou inscrits au lycée agricole, à Sainte Cécile et au Centre de Formation pour apprentis.

La mairie mettant à disposition gratuitement la salle des fêtes, les acteurs de la prévention routière étaient rassemblés pour sensibiliser, expliquer, faire des démonstrations. La compagnie de gendarmerie, la caserne des pompiers, la Prévention Routière mais aussi l'assureur Groupama, tous étaient mobilisés en grand nombre pour accueillir tous les jeunes.

L'expérience est pertinente et mériterait d'être reconduite sur d'autres bassins éducatifs de la région. Elle coordonne toutes les structures publiques et privées de formation dans un seul objectif, celui d'être utile aux jeunes et mobilise efficacement et utilement toutes celles et ceux qui peuvent délivrer un message de sensibilisation aux conduites à risque.

Un message nécessaire quand on sait que ce sont chaque semaine 30 jeunes qui meurent sur les routes, l'équivalent d'une classe entière...


24 novembre 2009

A propos des Régionales (13) : Une «certaine» idée du rassemblement

La fédération du Parti Socialiste du Loir-et-Cher communique sur le «rassemblement» opéré au sein de la liste de candidats à l'élection régionale qui sera proposée au vote des militants le 3 décembre prochain en dévoyant la signification même du mot « rassemblement » qui a vocation à "mettre ou remettre ensemble ce qui est épars".

Non seulement elle est restée sourde aux différents appels des militants et mais en plus elle a feint d'ignorer les nombreuses réactions des électeurs dans la presse locale qui les uns et les autres ont dénoncé avec force et vigueur l'éviction sur la liste proposée de la vice-présidente sortante sous des arguments bien discutables et bien sibyllins.

Elle présente aujourd'hui une liste de candidats où la représentation des courants est falsifiée. Ainsi les candidats de la "motion Royal" positionnés en place dite éligible n'ont en fait pas reçu l'investiture, mieux, certains n'ont même pas assisté à l'Assemblée générale qui s'était réuni le 3 novembre dernier!
Pour couronner le tout, les militants évincés pour avoir été « suspectés » d'être sur une autre ligne interne ont été purement et simplement exclus du comité de campagne, réuni à l'issue du Conseil fédéral.

François Bonneau, Président sortant du Conseil régional du Centre et candidat des socialistes en région est resté insensible aux interpellations des militants, insensible également aux différents articles de presse, insensible enfin au courrier que je lui ai personnellement adressé.

François Bonneau est le chef de file politique et il reste aujourd'hui et restera demain l'arbitre du type de campagne qu'il souhaite mener. En faisant le choix délibéré de se passer de celles et ceux qui veulent faire avancer le PS vers la voie de la réforme, dans le dialogue nourri et l'échange participatif, il confirme la manipulation et donne au mot « rassemblement » un gout amer, un gout d'un autre temps où le rassemblement n'était qu'un assemblage du... plus petit dénominateur commun !

A propos des Régionales (12) : article publié dans le Berry Republicain


Article de P.Martinat.


23 novembre 2009

A propos des Régionales (11) : Page politique au 19/20 de France3 Centre




A voir rubrique de P.Bouchenot au journal de
France 3 Centre diffusé le 23/11/09.

A propos des Régionales (10) : article publié dans la NR du 23/11

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