Thyssenkrupp-Sofedit : La mobilisation s'organise
Cette décision annoncée en comité central d’entreprise hier, sur laquelle le gouvernement alerté depuis le mois de février n’a pu peser, illustre la fragilité de l’industrie de production traditionnelle en Europe.
La course à la croissance en tant que règle absolue, un marché mondial unique, la rémunération de l’actionnariat au détriment du travail et de la reconstitution des outils de production sur les sites historiques, le développement des pays émergents conduisent depuis quelques années à une destruction des emplois en Europe et à une plus forte concentration des moyens financiers et des outils de production dans les mains de quelques groupes mondiaux.
Ici à Vendôme, le combat commence pour que cette fermeture d’entreprise ne signifie pas la perte sèche de ses 500 emplois. Le site vendômois dispose d’atouts indéniables et d’une main d’œuvre qualifiée et stable.
Tous les efforts consisteront donc à mobiliser les responsables politiques, jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, pour que Thyssenkrupp-Sofedit soit accompagné dans la recherche d’un repreneur sérieux, s’engageant à maintenir le maximum des emplois actuels et pour que l’impact de cette fermeture sur le tissu économique local soit amorti par des mesures exceptionnelles.
C'est ce à quoi je travaille depuis hier.
Aujourd'hui, j'étais aux côtés des salariés alors qu'ils organisaient un débrayage entre 12h et 16h.

1 Commentaire(s):
At 10:13 PM,
Anonyme a dit:
comme Thyssen, nous sommes fournisseur de rang 1 et à compter de demain, on nous a contraint de poser congé car PSA et RENAULT sont à l'arrêt à cause de THYSSEN.
On va souffrir mais je les comprends.
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