Finalement, j'aurais surement été mieux à Boursay samedi qu'à Reims! la NR d'aujourd'hui a raison et j'apprécie cette pensée qu'il y a eu à mon égard en mon absence... Il est vrai que ce congrès fut difficile, éprouvant, mais pouvait-il en être autrement dès lors que d'aussi nombreuses motions étaient en lice aboutissant à un résultat morcelé?
Pourtant, face à la crise financière et aux lourdes difficultés que rencontrent nos concitoyens, il aurait été plus consistant pour que le PS offre un autre visage, faisant de sa diversité une richesse et, du rassemblement, une ambition et une exigence.
Ces 3 journées furent intenses, avec ce sentiment dès vendredi que l'unité ne se ferait pas aisément. D'ailleurs, avouons le, même avant le congrès, nous savions que la recherche d'un rassemblement n'était pas partagée. Il est de coutume, de tradition, certains diront "statutaire" que la motion arrivée en tête par le choix des militants, propose, fasse un pas vers les autres. Toutes les initiatives qui ont été prises par Ségolène Royal ont été vaines, avant et pendant le congrès. Pour rassembler, il faut savoir tendre une main, et, avoir envie de la recevoir.
Il revient désormais aux militants de choisir leur candidat pour diriger demain le PS. Le congrès de Reims a montré qu'une page se tourne, les militants refusent la personnification du débat et souhaitent le renouvellement profond du Parti, la fin des vieilles méthodes, de l'opacité des tractations, du centralisme de la direction. C'est cette liberté de choix qui doit prévaloir, bien loin des additions de motions qui sont forcément fictives.
C'est surtout un autre visage du PS qu'il faut donner jeudi soir. Aujourd'hui c'est la droite qui ricane de nos divisions et c'est le Modem qui s'est offerte une belle page de publicité. Il faut dès jeudi, et sans second tour, se donner les moyens d'avancer et de reconstruire.
Allez, de l'avant et, au boulot comme le 6 novembre dernier!